Archive for mai, 2010

Le Nucléaire vietnamien à l’Heure française

La France affûte ses bignous, stimule son french cancan et active à fond la caisse à Euros de ses électrons diplomatiques. C’est que Vietnam communiste se propose de faire construire deux premières centrales nucléaires dans la province de Ninh Thuân. Il est prévu que le 270px-dien_bien_phu_castor_or_siege_deinterlacedchantier de la centrale nucléaire « Ninh Thuân 1 » (dessin) démarre en 2014 et que cette centrale produise ses premiers mégawatts dès 2020. C’est pourquoi, sans attendre, les industriels français du nucléaire multiplient les risettes. « L14ef88a6d47afce8a France entend continuer à mettre son expérience au service du Vietnam dans le cadre de son programme nucléaire, afin d’accompagner sa progression et de l’aider à consolider ses choix« , a déclaré récemment l’ambassadeur de France à Hanoï. Comme les Camarades du Peuple sont malins ils font aussi danser la lucrative valse à neutrons aux Japonais, au sud-Coréens et aux Russes. Alors pour aider le Vietnam communiste à « consolider ses choix » rien n’est trop beau pour la France mondialisée: Financements de projets de développement dans tout le Vietnam pour des centaines de millions d’Euros, promenades des Camarades du Peuple en France, visites bouches en cœur au Vietnam de représentants du Groupe de l’énergie atomique (AREVA), du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), d‘Électricité de France (EDF), de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), de l’Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN), de l’Agence Frccfv-f_c-en-2007ance nucléaire international (AFNI), de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) et de l’association PFEN (Partenariat France énergie nucléaire). Bref, tout le programme Merlin, histoire d’enchanter les ennemis d’hier. Comme on le dit aussi en Iran ou en Corée du Nord, l’électronucléaire, c’est purement civil et sans danger. Ce qui n’empêche pas la France, pour faire plaisir, d’aller jusqu’à former certains fils des héros de l’Armée Populaire du Vietnam aux examens d’entréa54a673086163990e à Saint-Cyr ainsi qu’à parfaire la formation d’autres Camarades du Peuple au Collège Interarmées de Défense à Paris, à l’Académie militaire de Coëtquidan et à l’Académie navale de Brest. Il faut dire que le pacifique Vietnam en proie à bien des problèmes économiques, entretien une armée démesurée, qui lui coûte l’équivalent de 4 milliards de dollars par année, et qui est en ce moment en pleine réorganisation.. « Les temps ont bien changés depuis le 7 mai 1954 », doit peut-être penser le fantôme du général Christian de La Croix de Castries, qui commandait les Forces française défaites dans la cuvette de Diên Biên Phu… Quoi qu’il en soit, « Le Vietnam fait grand cas de la position et du rôle de la France dans le monde dans le domaine de l’électronucléaire et le pays a besoin de renforcer les relations de coopération avec les pays avancées dans ce domaine, dont la France notamment« , a souligné le vice-ministre vietnamien des Sciences et des Technologies, Lê Dinh Tiên, sans toutefois trop s’avancer. «dont la France, notamment.». Ils sont malins, ces Vietnamiens, comme d’autres sont avides. Il ne reste  qu’à prier pour que les communistes Vietnamiens soient aussi bon dans l’entretien de leurs futures centrales nucléaires que dans la négociation

 

Lignes de Force

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On y crois ou on n’y crois pas, mais il ne faut pas manquer la lecture ou la relecture attentive de « Caritas in Veritate » du Pape Benoît XVI.
Pas de souci, c’est en français aussi: 138 pages de raison dans un monde devenu dingue.
Et, vous allez rire comme des diables, on y parle aussi de: « l’urgente nécessité morale d’une solidarité renouvelée ». Bon dimanche.
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Situation transitoire au Siam

Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a indiqué dimanche que la situation en Thaïlande semblait de retour à la « normale », Il a levé le couvre-feu samedi, tout en précisant que l’état d’urgence décrété à Bangkok et dans 23 autres provinces était « encore nécessaire ». Ca se calme la moindre grâce à la modération du Premier ministre, mais ce n’est de loin pas la joie retrouvée. M. Abhisit Vejjajiva aussi déclaré que « La Thaïlande a maintenant besoins de reconstruire l’harmonie sociale et économique entre son peuple et le gouvernement », tout en interdisant la reproduction des débordements tels qu’a connu son pays. Tout un programme. Le Premier ministre a enfin ajouté : « Quelles que puissent êtres leur visions politiques, je suis confiant dans le fait que la majorité de notre peuple est pacifique et modérée et a été consternée par les récents événements ». C’est certainement vrai. En attendant, un tribunal thaïlandais vient d’approuver le lancement d’un mandat d’arrêt international contre l’ex-premier ministre Thaksin, sous inculpation de terrorisme. Il va désormais être plutôt gêné aux entournures, le grand voyageur sino-thaïlandais de Chiang Maï. Il risque maintenant d’intéresser Interpol ou le FBI et ça, ce n’est pas bon du tout pour les grands voyageurs. S’il est reconnu coupable, M. Thaksin risque au plus la peine de mort, qui ne lui sera certainement jamais appliquée officiellement.

 

Mensonge en Rose du Nord

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n1erupts-111Extrait d’une conversation téléphonique récente avec des amis, pleins de cœur mais un peu faux-culs, à Chiang Maï, la « Rose du Nord » où «tout le monde il est beau, tout le monde il y est gentil comme les éléphants qui toussent ou les geckos qui voudraient mordre« , comme on le dit volontiers au Paradis de la désinformation. « Comment ça va chez vous ? », « Ici, c’est le calme plat, c’est tranquille, tout va bien. Ça baigne… ». Ha bon ? En réalité, nous ne l’apprenons avec certitude que maintenant, pardon, la presse de Bangkok demeurant plutôt silencieuse sur ce qui passe en provinces, on s’y intéresse, maintenant comme d’ailleurs certains camarades nous y incitent avec vigueur. En réalité, la violence a explosé à Chiang Maï dès le 17 mai, puis s’est accentuée le vendredi 19 mai, soit il y a un peu plus d’une semaine, lorsque qu’un millier de « rouges » ont brûlé des pneus et bloqués des routes. Un bus de l’armée a d’abord été incendié du côté de Sankamphaeng, des grenades artisanales lancée contre la « Thai Military Bank » et la « Siam Commercial Bank«  sur n1erupts-5l’avenue Chotana. Des « rouges » au nombre d’un millier ont empilés des vieux pneus sur le pont de Nawarat, en centre ville, et leur ont misn1erupts-8 le feu. Une annexe de la résidence du Gouverneur adjoint a été incendiée, des cabines téléphoniques on été détruites, un transformateur électrique proche du pont a explosé. Les « rouges » s’en sont ensuite pris à la « Bangkok home-chiang-maiBank », en plein quartier touristique de Ta Phae Road et des distributeurs d’argent ATM ont été réduist en cendres. Deux camions de pompiers de la brigade de San Pakoi ont été incendiés et des grenades artisanales lancées contre le bâtiment de la Mairie de Chiang Mai. Un reporter du « Chiangmai Mail« , le journal de langue anglaise de la « Rose du Nord » a qui nous devons ces photos, Supoj Thaimyoj , été attaqué par des « rouges » et deux autre reporters du « Lanna Thai News », Siripong Wattanapaibool et Seksarn Fukham ont été gravement menacés par les « rouges » alors qu’ils couvraient les événements dans la zone centrale du pont de Nawarat. Des « rouges » on aussi brûlé la filiale de la Bangkok Bank » de San Pakoi. D’autres ont mis le feu à des pneus près de la porte de Tha Phae, encore une fois cœur du quartier touristique, mais aussi à la gare du du chemin de fer et au Tribunal de la région 5. Des motards ont lancé des cocktails Molotov en ville, détruisant une propriété sur l’avenue Mahidol. Un distributeur ATM de la porte de Chiang Mai, non loin du Consulat de Chine, a aussi été détruit et les « rouges » ont allumé des feux de pneus en de nombreux autres endroits de Chiang Mai. Le 20 mai, les grandes surfaces « Central airport », « Central Kad Suan Kaew », « Robinson » et « Big C » on du ont fermé leurs portes vers midi, sur ordre de leurs directions de Bangkok. Actuellement la province de Chiang Mai est placée sous état d’urgence et le couvre-feu y a été décrété de minuit à 5 heures du matin. Un grand calme règne en forme de mensonge, d’ignorance ou de censure dans la « Rose du Nord« … C’est provisoire.

 

Vacances siamoises

170px-ch« Les touristes peuvent visiter le pays en toute sécurité car les émeutes sont aujourd’hui complètement sous contrôle et l’ordre restauré à Bangkok comme dans les autres provinces », a déclaré mercredi le Ministre thaïlandais du Tourisme et des Sports. On comprend qu’il en va de l’intérêt de son pays de tenter d’y faire revenir les touristes rapidement, eux qui jouent un grand rôle dans son économie. Mais cette déclaration rassurante semble bien hâtive. D’abord le Ministre lui-même a jouté que: « Des mesures d’assurances en faveur des touristes qui seraient victimes d’émeutes ou empêchés de quitter le pays en raison d’événements ont été prises« . Pourquoi avoir pris de telles mesures si la sécurité est maintenant pleine et entière en Thaïlande? Ensuite l’état d’urgence est toujours décrété dans 23 provinces du pays et le Centre pour la résolution de la situation d’urgence (CRES) vient même de demander la prolongation du couvre-feu, de minuit à quatre heures du matin, aussi bien à Bangkok que dans les 23 provinces concernées. « La prolongation du couvre-feu est nécessaire car des éléments armés et des « gardes rouges » en fuite constituent toujours une menace. De plus l’armée a réduit ses forces dans la capitale et la partie adverse pourrait saisir cette opportunité pour y commettre des actes de violence », a précisé le Colonel Sansern Kaewkamnerd, porte-paroles du CRES. Voilà qui contredit la rassurante déclaration du Ministre du Tourisme et des Sports. Sans compter que, dans le sud du pays, la guérilla s’intensifie et qu’on déplore en ce moment même  une recrudescences des attentats à la bombe: 2 morts et 52 blessés récemment à  Yala, sans parler du reste. Tout en relevant que l’aéroport de Bangkok fonctionne et que le sud (Phuket) ne présente pas de danger, l’Ambassade de France averti: « Il est recommandé aux ressortissants français d’éviter tout déplacement non essentiel à destination de Bangkok et dans les régions du nord et du nord-est de la Thaïlande. La capitale et 23 provinces sont soumises à un couvre-feu (…). Elle va même plus loin en indiquant : «  il est demandé d’éviter tout déplacement dans le Nord et le Nord-est du pays (…) » L’ambassade américaine, comme celles de nombreux autres pays, indique aussi: « Le Département d’Etat conseille aux citoyens américains d’éviter tout voyage à Bangkok et tous les voyages non essentiels dans le reste de la Thaïlande ». Enfin, le chef de la « Special branch » thaïlandaise, le lieutenant-général de police Treethos Ronnaritwichai, vient de déclarer, se refusant à en dire plus : « Des rapports de renseignements révèlent que les « chemises rouges » de nombreuses régions du pays organiseent en ce moment un mouvement souterrain ». N’en déplaise aux marchands de rêves et de voyages, la situation reste donc tendue et instable en Thaïlande. On peut s’y rendre en cas de besoin essentiel et avec la circonspection qui s’impose.

 

Kachins contre Barrage

myitsoneUne nouvelle datée du 26 mai 2010 indique qu’une opération de police s’est déroulée dans la nuit du 26 au 26 mai dans l’état Kachin, à l’extrême nord de la Birmanie (Myanmar). Soixante personnes ont été arrêtées sous l’accusation d’avoir été impliquées dans une attaq59af296ba0d75a4cue à la bombe dans la zone de construction du barrage hydro-électrique de Myitsone , en April dernier. Au moins trois charges d’explosifs avaient été mises à feu dans un cantonnement (photo) de la société « Asia World Co., Ltd », dirigée par Lo Hsing Han, en charge de la construction de ce barrage, situé à une trentaine de kilomètres de ville de Myitkina. Trois employés avaient étés tués et une soixantaine d’autres personnes blessées. Ce barrage, financé en partie p041710-asia-world-coar les sociétés étatiques chinoise « China Power Investment Corporation » et « China Southern Power Grid Corporation » (CSG) fait l’objet d’une forte opposition de l’ethnie Kachin (Jingpo) car il doit entraîner le déplacement de quelques 10’000 villageois.kia-parade11 L’achèvement du barrage de Myitsone, de 152 mètres de haut et autant de large, sur le fleuve Irrawaddy, est planifié pour 2017. Il devrait abriter la quinzième station hydroélectrique au monde, capable de produire entre 3’600 et 8’000 mégawatts d’électricité qui seront principalement exportés en Chine, dans la province du Yunnan faisant frontière avec l’Etat Kachin de Birmanie (Myanmar). Déjà le 5 février 2010, le bureau de Londres de la « Kachin National Organization » (KNO) avait organisé des protestations devant les ambassades de Grand Bretagne, du Japon, de l’Australie et des États-Unis, ce jour là marquant par ailleurs le 40 anniversaire de la création de la « Kachin Independance Army » (KIA), la branche armée de la KNO, forte d’au moins 5’000 soldats réguliers puissamment armés, qu’il n’est pas vraiment bon de contrarier, comme leurs vieux Amis des alpages.

 

Au violon

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Bon pour les Nerfs

 

De la déesse Khâli au Boeing 747

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Jusqu’au XIXe siècle, on offrait des sacrifices humains à la déesse Kâli de Guwahati, la principale ville de l’Assam, au nord-est de 1251l’Inde. Mais les temps ont bien changé dans cette région proche la Birmanie, à l’est, et du Tibet, au nord, qui abrita durant la seconde guerre mondiale les camps des services secrets britanniques et américains de l’OSS, l’ancêtre de la CIA, baptisés globalement « Expérimental Station » (voir : « La Croix Tibétaine »). L’aéroport international de Guwahati au nom impossible de « Lokpriya Gopinath 123Bordoloi » (LGB) est maintenant devenu le sixième aéroport e  l’Inde en terme de nombre de passagers. Il enregistre en moyenne 95 mouvements d’avions par jour et près de 3 millions de passagers par année. Sa piste vient  d’être allongée de 360 mètres et portée à 3’300 mètres pour permettre à de plus gros appareils, comme le Boeing 747, de s’y poser. L’aéroport LGB est le seul aéroport international majeur du nord-est de l’Inde, même si 11 autres petits aéroports existent ailleurs en Assam, dont certains jadis utilisés pour le parachutage d’agents alliés en Birmanie, derrière les lignes de l’occupant japonais. L’Asie au-delà des clichés, c’est complexe, très complexe, surtout son Histoire contemporaine en mouvements rapides.
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Alerte Rouge en mer Jaune

Il fait chaud, voir bouillant en ce moment des deux côtés de la péninsule coréenne. Le 26 mars dernier, la corvette sud-coréenne « Cheonan » PCC-772, commandé par le Capitaine Choi Won-il, a coulé en 5 minutes après qu’une puissante explosion se soit produite à son immédiate proximité. Sur l’équipagearticle-0-092bd034000005dc-464_634x483 de 104 hommes, 58 ont pu se sauver mais 46 marins ont perdu la vie, ce qui a provoqué une émotion considérable en Corée du sud. La corvette « Cheonan », du nom d’une ville située à 80 km au sud de Séoul et dont la spécialité est le boudin de sang de bœuf et de légumes, croisait en l Mer Jaune, à environ un mile nautique (1,9 km) de la ligne séparant les eaux de la Corée du sud et de la Corée du nord. Comme « quelques petit sous-marins et un navire de soutien avaient quitté une base navale nord-coréenne 2 ou 3 trois jours avant le drame et était rentré à leur base 2 ou 3 jours après», la Corée du Nord avait immédiatement été suspectée d’avoir torpillé la corvette « Cheonan », ce que le régime ubuesque du « Grand leader », fils de « Grand Leader » et « Bienfaiteur du Peuple » Kim Jong-Il, avait immédiatement contesté. Comme on ne savait pas encore avec certitude ce qui s’était vraiment passé en Mer Jaune, des opérations de recherches et de renflouement de l’épave du « Chenoan » furent ordonnées.

Quant à Kim Jong-Il, 68 ans, il s’envola presque aussitôt, avec son Ministre de la défense Kim Yong Chun, pour la République populaire de Chine dans… « un voyage non officiel du 3 au 7 mai, à l’invitation du Président chinois Hu Jintao » (sic). Congratulations entre camarades du peuple, banquets, réaffirmation de l’amitié indéfectible entre la Chine et la Corée du Nord, déclarations ampoulées sur la paix, la stabilité et la prospérité de la Péninsule coréenne furent à l’ordre du jour. Mais pas seulement…

Le Grand Leader Kim Jong Il profita aussi de son séjour en Chine pour visiter deux puissantes et multinationales entreprises. D’abord, la « Shenyang Blower Co., Ltd »  spécialisée dans des turbine et autres compresseurs qui venait de sortir son nouveau « super compresseur à hydrogène à haute pression lubrifié sans huile » et passé un premier contrat de 70 millions de dollars avec la société américaine « American Superconductor Corp. », pour la fourniture de composants pour l’automation de ses turbines à air électriques. Ensuite, le Grand Leader » visita la « Shenyang NO.1 Machine Tool Sales Co., Ltd. », un conglomérat produisant quelques 300 types de machines outils exportées dans 80 pays du monde.

La « Shenyang Machine Tool (Group) Co., Ltd. » (SMTCL) est née en 1995 d’une fusion entre «  Shenyang No.1 Machine Tool Works, China », la « Czechoslovakia Machine Tool Co., Ltd., China », la « Czechoslovakia Radial Drilling Machine Works » et la « Shenyang CNC Machine Tool Co., Ltd. », avec des centres de production à Shenyang, Kunming dans le Yunnan chinois, et Aschersleben en Allemagne. Comme on le dit volontiers chez « Shenyang Machine Tool (Group) Co., Ltd. » (SMTCL), qui a encore fusionné avec l’entreprise allemande « Schess AG » et devenu actionnaire de la société japonaise « Jiaoda Kunji High-tech Co., Ltd »: «  Ces dernière années, notre entreprise a développé et adopté des technologies avancées venues d’Allemagne, du Japon et d’Italie. Elle produit maintenant des équipements dans des projet importants d’ingénierie, notamment dans les domaines de l’automobile, du matériel roulant, de l’industrie aérospatiale et de la défense ». Le Grand Leader n’avait donc pas perdu son temps.

Dans cette ambiance mondialisée à souhait, l’épave de la corvette « Cheonan » a finalement été retrouvée, renflouée puis examinée par une commission internationale composée d’experts sud-coréens, américains, australiens,sub_1996_image24 britanniques et suédois. Le 20 mai dernier, soit il y a tout juste quelques jours, cette Commission a rendu son verdict. En substance : « La corvette sud-coréenne a bien été coulée par l’onde de choc d’une torpille nord-coréenne de type CHT-02D chargée de 250 kilos d’explosifs, qui a explosé à l’immédiate proximité du navire. Les restes de cette torpille, qui ont été retrouvés dans l’épave, correspondent à ce modèle, tel qu’il est décrit dans une brochure confidentielle servant à son exportation par la Corée du Nord. De plus des inscriptions en Coréen, à la main, ont été retrouvées sur les débris de cette torpille. Elles sont les mêmes que celles découvertes sur une autre torpille nord-coréenne découverte dans le sud, sept ans auparavant. » Hum..

La torpille CHT-02D, d’un calibre de 21 inch (533 mm), mesure 7,3 mètres de longueur, pèse 1,7 tonne et sa tête militaire contient 250 kilos de puissant explosif. Elle est guidée par un système passif acoustique, raison pour laquelle la 21083415corvette bourrée d’électronique et de contre-mesures, comme devait l’être le « Cheonan », ne l’aurait pas détectée, pas plus que le sous-marin en approche. Hum…

Cette torpille, initialement produite par la Chine est, comme la Commission d’experts l’a déclaré « exportée par la Corée du Nord ». Donc d’autres en sont équipés aussi. Elle a pu être tirée par un sous-marin de la famille « Yugo », qui comprend différents types de petits sous-marins initialement utilisés par la Corée du Nord dans des missions d’infiltration et d’espionnage. Construits sur base de plans fournis par la Yougoslavie en 1965, d’où ce nom de « Yugo , certains derniers modèles de cette famille « Yugo », de la classe « Sang-O », disposent en effet de deux tubes capables de lancer des torpilles d’un diamètre de 21 inch (533 mm). Mais on sait aussi que le Corée du Nord est un gros exportateur d’armes en tous genres, notamment vers la Birmanie de la junte militaire (Myanmar).  Des sous-marins de la famille « Yugo » ont donc aussi pu être vendus à d’autres… On sait par exemple que les gros trafiquants de drogues et d’armes, les choses allant souvent de pair, disposent de sous-marins. Simple note : le vieux sous-marin américain de la classe « salmon », puis « Sargo », peut lui aussi tirer des torpilles de 21 inch (533 mm). Donc difficile d’établir qui a tiré cette torpille, même si les experts de la Commission d’enquête ont déclaré « il n’y avait pas autres sous-marins que nord-coréens dans la zone au moment du drame ». Hum…

jong_1579073cOn ne voit pas très bien quel intérêt le délirant régime stalinien de la Corée du Nord aurait eu à torpiller volontairement cette corvette sud-coréenne. Sauf par délire pur et simple, ce qui n’est pas exclu vu la nature de ce régime. Par contre, on voit mieux l’intérêt des États-Unis, voir du Japon ou même de l’Australie, à conduire la Chine à se distancier, enfin et clairement, de la Corée du Nord, qui menace tout le monde et sans arrêt de guerre nucléaire. Mais apparemment, même si le Grand Leader s’est peut-être un peu fait diplomatiquement « remonter les bretelles » à Beijing, c’est raté. Les « Fils du Ciel » restent réservés et chinoisent. Le Grand Leader, on l’a vu, a même profité de l’occasion pour visiter de multinationales entreprises chinoises, nourries de hautes technologies venues des États-Unis, d’Allemagne, d’Italie et du Japon… Kim Jong Il vitupère, via ses porte-paroles. « Toute cette affaire est une farce organisée par les marionnettes de la Corée du Sud et leur complices. C’est une déclaration de guerre non déguisée. Notre armée réagira promptement à toute « punition », représailles » ou « sanctions » par des mesures sévères, incluant la guerre totale ». Les États-Unis et les Alliés exigent de la Chine « qu’elle soutienne des mesures punitives contre la Corée du Nord ». Ce ne sont probablement là que pantomimes au moment où, en coulisses, on fait des affaires mondialisées.

Certains n’hésitent aussi pas à voir peut-être dans tout cela une reproduction de l’affaire du Golfe du Tonkin. Le 2 août 1964, le destroyer américain USS Madox (DD-731) avait été « attaqué » en eaux internationales par trois canonnières nord-vietnamiennes. Après avoir été seulement atteint d’une balle de mitrailleuse, le destroyer s’était replié promptement dans les eaux sud-vietnamiennes. Ce fut le déclenchement de l’intervention américaine sur le nord Vietnam. On apprendra, longtemps plus tard, qu’en réalité des unités spéciales avaient provoqué cette réaction nord-vietnamienne, en attaquant en douce certaines îles de la région…fotosparsys00161thumbphotogallery Mer Jaune et Golfe du Tonkin même combat ? Bien malin qui pourra jamais le dire avec certitude.

Ce qui est sûr c’est qu’il y maintenant alerte rouge en mer jaune et que les quelques militaires suisses – dont le seul général dont dispose l’Helvétie en temps de paix, – qui veillent sur le respect des accords d’armistice à Panmunjom, sur la ligne de démarcation entre les deux Corée, doivent avoir chaud en ce moment.

 

Baume au Coeur

thumbphp20070518065509_croisepalmeLa Palme d’or du festival de Cannes a été attribuée à un long métrage intitulé « Lung Boonmee Raluek Chat », qui peut plus ou moins se traduire par «  Oncle Boonmee qui se souvient de ses vies antérieures », réalisé par Apichatpong Weerasethakul. Fils de médecins aisés de Khon Kaen, dans le nord-est de la Thaïlande (Isarn) Apichatpong Weerasethakul a d’abord obtenu un Master en architecture à l’université de Khon Kaen en 1994. Il a ensuite étudié aux États-Unis où il obtenu en 1997 un autre Master à « L’Art Institute » , l’académie des beaux-arts de Chicago. Passionné de cinéma, Apichatpong a commence par tourner des films documentaires ou expérimentaux dès le début des années 1990. Par la suite, ses longs métrages: « Blessfuly Yours », traitant de sa passion pour le cinéma et « Tropical Malady », sur sa sexualité et ses peurs, ont été présentés aux Festival de Cannes de 2002 et 2005, le premier obtenant le prix « Un certain Regard » et le second, le Prix du Jury. Un Autre de ses long métrage, « Syndromes and a Century » traitant de ses parents médecins, a été présenté à la Mostra de Venise en 2006. Enfin Apichatpong Weerasethakul a fait partie du jury du Festival de Cannes de 2008, avant d’en remporter la « Palme d’Or » cette année. Il est considéré comme un réalisateur majeur en ce début du XXIe siècle. Les « Cahiers du Cinéma » ont classé « Tropical Malady  » troisième film le plus important des années 2000-2009 et la cinémathèque de Toronto considère que « Syndromes and a Century » est le meilleur film de la décennie. Le lauréat de la Palme d’Or 2010 a déclaré à Cannes : « Cette Palme est très importante pour l’histoire de la Thaïlande et des Thaïlandais. Je remercie les esprits et les fantômes de Thaïlande qui m’ont permis d’être ici, ainsi que mes parents, qui, voici 30 ans m’ont emmené pour la première fois visionner un film dans une petite salle de cinéma ». Comme quoi un long voyage commence toujours pas un simple pas. Cette « Palme d’Or » va indubitablement mettre un certain baume au cœur des Thaïlandais, qui en ont bien besoin en ce moment.

 

Di Diou!

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Di Diou, que revoilà déjà dimanche et le lundi qui suit.
On l’avait presque oublié.

 

Pause

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Fin d’un Programme, début d’un Autre

elephLes milliers de « rouges » ordinaires qui occupaient le site de Radjprasong à Bangkok ont quitté les lieux. Ils ont été transportés gratuitement jusqu’à Khon Kaen, Mahasarakham, Kalasin, Udon Thani, Roi Et, Chiang Mai, Chiang Rai, Phrae, Phayao et Nan Un repas gratuit leur a été servit en cours de route et 200 baths ont alloués à chacun, pour leur permettre de rejoindre leurs villages depuis les arrêts des bus. D’autres sont rentrés en train. A la gare de Chiang Maï, capitale du nord, il ont été accueillis par une centaine de « rouges » glapissant : « Nous n’avons pas perdu, ce n’est pas une défaite ! ». Pour « sauver la face », des particuliers on fait les fiers à bras, déclarant : « Nous n’abandonnons pas ! Nous attendons les instructions de nos leaders.! ». Pendant ce temps, sept districts du centre de Bangkok on été déclarés zones sinistrées en raison des déprédations et des incendies volontaires des extrémistes « rouges ». « Le gouvernement a alloué 5 milliards de bahts pour aider les petites et moyennes entreprises (PME) qui ont souffert des violences», a indiqué le Ministre adjoint des finances Pradit Phattaraprasit. Pendant ce temps, « une charge de puissant explosif C-4, connectée à un détonateur amorcé a été découverte devant magasin « 7-eleven » de Pratunam. Deux grenades M67 ont été trouvées dans un pick-up immatriculé à Saraburi, stationné sur le parking du « Maneeya Building », a précisé Pornthip Rojanasunant, la directrice de l’Institut de police scientifique. On a découvert le cadavre d’un homme de 25-30 ans, mort d’asphyxie dans le dépôt d’un magasin de téléphones du centre commercial « Central World » incendié par les extrémistes « rouges ». Le Ministre de l’éducation nationale, Chinnaworn Boonyakiart a formé deux comités, l’un pour enquêter sur les attaques de trois écoles publiques en provinces, l’autre pour enquêter sur les déprédations causées à Nong Khai et Yasothorn où deux autres écoles ont été incendiées et réduites en cendres. « Quatre bâtiments officiels abritant des administrations provinciales ont été la cible des extrémistes et quelques 13’000 « rouges » se sont rassemblés en province, défiant l’état d’urgence qui interdit les rassemblement de plus de 5 personnes », a précisé l’armée. Un nouvel opportuniste, Somyot rougePruksakasemsuk, a déclaré qu’il « allait former un nouvelle organisation, la Conférence Démocratique, pour relancer le combat des « rouges ». L’ancien chef des insurgés communistes Surachai Danwattananusorn (photo), un nostalgique hors d’âge des « khmers rouges » leader des «  Thai Deng » ou « Thai Rouge » communistes, a indiqué que ses partisans allaient à nouveau « organiser des manifestations à Sanam Luang – une grande place de Bangkok située en face de l’ancien palais royal – une fois que l’état d’urgence sera levé ». C’est tout dire sur les bonnes intentions de ces furieux. Toutefois, l’institut Abac de l’Université « Assumption » vient de publier un sondage d’opinion réalisé auprès d’un échantillon de 1’185 résidents dans 17 provinces. Il en ressort notamment que « 74.5% des personnes interrogée soutiennent les cinq poinst de la feuille de route pour la réconciliation du Premier ministre ». C’est dire que extrémistes les « rouges » sont loin, très loin d’être représentatifs des 65 millions de Thaïlandais. Comme est encore éloignée la stabilisation de la Thaïlande. Ceci n’a pas empêché Surapol Svetasreni, gouverneur de l’Agence nationale du tourisme (TAT) d’indiquer que la TAT « allait lancer une campagne marketing en direction de la Chine, Hong Kong, du Japon et d’autres pays de l’ASEAN, dès que les gouvernements auront levé leurs avis de prudence », histoire aussi de relancer l’hôtellerie mondialisée haut de gamme, qui est au plus bas en ce moment à Bangkok, tout en admettant: « Il ne sera pas facile de convaincre les touristes à revenir à court terme ». Mais, dans la conjoncture actuelle, Ampon Kittiampon, Secrétaire général du bureau national du développement économique et social, a rétorqué: « Il serait bien plus approprié que le gouvernement investisse dans la promotion du tourisme une fois qu’il pourra assurer le maintien de l’ordre dans le pays et après que les autorités soient parvenues à restaurer la confiance et la sécurité des touristes étrangers ». C’est bien vu. Pour l’heure on pleure les 85 morts et les 1’898 blessés qui ont été officiellement à déplorer à Bangkok depuis le 12 mars 2010. Des parties du centre de la « Cité des Anges » sont en cendres, des buildings menacent de s’écrouler, les citoyens qui en ont ras-le-bol des extrémistes « rouges » s’organisent en comités d’auto-défense. En provinces, des écoles et des administrations publiques ont été incendiées. Quelques 23 provinces sont encore sous état d’urgences et des extrémistes « rouges » ruminent des mauvais coups comme des buffles sous les paillotes. Tout un pa71444cd90d7356aetit peuple Isarn (Lao), peu éduqué et aisément manipulable, est à ses aigreurs et brave ici et là l’état d’urgence. Quatre provinces du sud vivent à l’heure des attentats et des mitraillades d’une guérilla séparatiste qui fait des morts et des blessés, civils et militaires, presque chaque jours. Des instituteurs y sont même décapités au couteau. Des politiciens de tous bords tentent de tirer profit de la situation, souvent à leur seul profit, la corruption est partout et Sa Majesté, âgée et malade, bien silencieuse. Le cliché favori de l’agence nationale du tourisme, celui d’une Thaïlande tolérante et « douce comme la soie », des danses typiques et des éléphants roses est à reléguer aux oubliettes.

Le Siam s’est révélé être un pays « comme les autres », mais sûrement beaucoup plus complexe et violent que les simplificateurs marchands de rêves et de voyages l’avaient fait croire jusqu’ici. C’est ainsi. La seule chance pour le Siam d’aujourd’hui est que les politiciens opportunistes se taisent et fassent corps, que le gouvernement du Premier ministre Abbhisit se maintienne fermement et engage sans tarder le dialogue et les réformes en profondeurs dont ce pays à urgent besoin. Quant à la Monarchie, symbole suprême de l’unité du pays mais aussi l’une des plus riches au monde selon le magazine « Forbes », elle aura aussi à s’interroger bientôt sur elle même. Sa Majesté est âgée et souffrante. Longue vie à Sa Majesté. Mais ce n’est pas en menaçant médiévalement quiconque émettrait la moindre critique à son égard de crime de lèse-Majesté, passible de cinq de prison ferme, que la Monarchie pourra se régénérer, pour le meilleur, dans un monde qui change et une Thaïlande qui, de toutes façons, ne sera jamais plus tout à fait la même.

A partir de là, pensant avoir fidèlement et suffisamment relaté ce qui s’est et se produit encore en Thaïlande, nous allons nous extraire un peu du tom-yam siamois, laisser pour un temps ce pays  en mutations suivre son chemin et parler d’autres choses. A moins que l’actualité ne vienne s’y opposer, ce que nous n’espérons pas, mais alors pas du tout.

 

Les évènements Récents ont toujours une histoire Passée

poster-final-sample-bas1Bonne lecture de certaines clefs d’ici et d’ailleurs.

 

Brèves bonnes pour les Nerfs

e plus bizare

01_aconne_poteux_vs« Au pôle nord comme au pôle sud, les bulles partent toujours du bas pour monter vers le haut. C’est fou, non? »
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Bal des « rouges »: Réditions des uns, Attaques des autres

c1_178550_100520164630Trois nouveaux leaders « rouges », de g. à dr. Veera Musikhapong, Weng Tojirakarn et Korkaew Pikulthong se sont finalement aussi rendus à la police et ont été conduit au camp des BPP de Hua Hin (Photo Apichit Jinakul). L’un d’eux, Korkaew Pikulthong a fait une déclaration demandant aux émeutiers « rouges » de tout le pays de cesser immédiatement leurs actions et aux soldats de rentrer dans leurs casernes. Facile à dire, lorsqu’ a incité ses troupes à mettre le feu partout ! D’ailleurs un autre leader « rouge » radical, Arisman Pongruengrong, est toujours en fuite et en action. A Bangkok, les rouges ont mis le feu en 35 endroits. En plus de la bourse de Thaïlande, le bâtiment de Klong Toey de l’électricité métropolitaine, les centres commerciaux « Central World » et « Center One », le multiplex « Siam Theatre », les rouges ont encore incendié ce matin, jeudi, le grand magasin « Big C » de l’avenue Radjdamri , sans aucune considération pour la sécurité des habitants de Bangkok. Certains immeubles en feu menacent maintenant de s’écrouler dans le centre ville. Une filiale de la « Bangkok Bank » proche de l’hôpital « Seiwichai 3 » a encore été incendiée aujourd’hui, jeudi « Ces opérations ont été dûment planifiées », vient de déclarer Sansern Kaewkamnerd, porte paroles du « Centre pour la résolution de la situation d’urgence » (CRES). « Certains leader ont incité leurs troupes à mettre le feu et à créer des émeutes ».6046597998822128AP052_VIOLENCE_HITS

Le leader « rouge » Natthawut Saikua, en particulier aurait déclaré, « Mettez-leur le feu, frères et sœurs. Je serai le seul à en prendre la responsabilité ». L’action des pompiers a été contrariée par des tirs d’armes automatiques venus des « rouges », qui ont aussi attaqué le temple de Pathumwanaram où des « rouges » ordinaires effrayés ont trouvé refuge en attendant leur évacuation par les autorités. « Six cadavres de civils tuées à l’arme de guerre ont été retrouvés sous une tente de la Croix-Rouge thaïlandaise » a confirmé le CRES. Environ 700 « rouges » ordinaires ont été évacué du temple Pathumwanaram et conduits au Stade National où des bus doivent les reconduire chez eux gratuitement. « Il en reste encore 500 à 600 dans le temple », a précisé Pongsathat Pongcharoen, porte parole de la police. Celle-ci a toutefois arrêté certain « rouges » trouvés en possession de bien pillés dans un centre commercial de Ratchprasong, comme des lunettes à soleil ou des montres qui portaient encore l’étiquette du magasin. Des explosifs, des cocktails Motolovs, des lance-greandes M79,  plusieurs fusils d’assaut M16 et leurs munitions ont été découverts dans la zone de Radjaprasong libérée par les forces de l’ordre, qui ont aussi détruit les barricades érigées par les « rouges » dans le quartier de Bon Kai. Par ailleurs M. Korbasak, secrétaire général du Premier ministre, a indiqué que : « Le gouvernement continue à aller de l’avant dans le sens d’une réconciliation, suivant la feuille de route proposée par le Premier ministre. Lorsque les buts exprimés dans cette feuille de route seront atteints, des élections générales pourront alors se tenir. C’est au Premier ministre qu’il appartiendra d’en déterminer la date en fonction de l’évolution de la situation ». Un nouvel horaire de couvre feu, maintenant de 21 :00 à 05 :00 du matin, a non seulement été confirmé à Bangkok, mais aussi étendu aux 23 provinces où à été instauré l’état d’urgence. A Ayutthaya un énorme pétard a explosé dans les toilettes du supermarché « Big C », créant la panique dans le magasin mais sans faire de victime. La sécurité a du être renforcée dans toutes les zones commerciales et touristiques. A Khon Kaen, dans le nord-est du pays, les « rouges » ont brûlé des pneus, perturbé la circulation, lancés des cocktails Molotov contre un poste de police, mis le feu à l’administration provinciale, endommagé deux succursales de la « Bangkok Bank » et pillé des magasins. La troupe est intervenue et une vingtaine d’extrémistes « rouges » on été arrêtés. On ignore pour l’heure quelle est la situation dans les nombreuses autres provinces où l’état d’urgence et le couvre-feu ont été décrété. Les informations manquent sur la province en ce moment, en raison précisément de l’état d’urgence et de la censure qui peut y être associée.

(Les deux grandes photos ci-dessus,  qui mériteraient à elles seules un Prix d’excellence, sont tirées du blog « The FRAME » de Team Resse, directeur assistant de Multimedia. Une galerie d’une qualité exceptionelle, à visiter absolument)

 

Point de Vue

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Ce n’est pas parce que la crapule extrémiste « rouge » sans foi, ni loi, met le feu partout qu’elle a raison ou représente qui que ce soit, il convient de le dire haut et fort. Le Premier Ministre Abhhisit Vejjajiva (photo) a  remporté une première victoire, non pas celle d’avoir repris le contrôle du centre de Bangkok avec un minimum de victimes compte tenu des violences nées des extrémismes d’une frange méprisable  de « thaï rouges » – comme il y a eu hier des « khmers rouges » -  mais pour tenir bon et affirmer qu’une Thaïlande en mutation ne pourra repartir sur des bases saines qu’une fois l’ordre rétabli. La tenue de nouvelles élections, l’engagement sincère d’indispensables réformes en profondeurs, demanderont du temps, de la fermeté, de la persistance, de la diplomatie et de l’honnêteté – ce sera dur, très dur… – avant que de pouvoir êtres conduites décemment dans ce pays, qui n’a rien d’Occidental, en dépit de ses apparences qui plaisent tant aux marchands de chimères et à leurs clients avides de pétards , de nanas vénales, d’éléphants qui toussent et de palmiers à geckos. On dira ce qu’on voudra, mais la voie suivie par le gouvernement Abhhisit s’est jusqu’ici révélée la plus patiente, la plus modérée et la plus réaliste dans ce pays multiéthnique (Thaïs, Chinois, Laos, Karens, H’Mongs, Lissous, Môns, Khmers, Akhas, etc.) en proie aux facettes les plus négatives de la mondialisation. Ce n’est pas à l’ONU ni aux ONG de bonne volonté,  maîtrisant souvent mal  les réalités globales de ce carrefour du sud-est asiatique, comme leurs homologues hier et ailleurs en Asie du sud-est, a qui  il appartient maintenant de s’insurger ou de venir donner des leçons. Si  le gouvernement Abhhisit ne devait pas tenir, ce n’est pas seulement la division crasse et la violence primaire qui s’installeraient alors partout au Siam, c’est aussi la Monarchie constitutionnelle, modératrice et unificatrice, qui ne tiendrait plus. Il n’y a aujourd’hui qu’une option, que ce soit pour les Thaïlandais ordinaires ou l’opinion publique internationale: Refuser  d’abord les outrances des extrémistes « rouges » qui ne conduisent qu’au chaos et à la ruine, souhaiter la reprise du dialogue avec toutes les parties de bonne volonté et soutenir ensuite les réformes en profondeur que nécessitera cette nation qui a révélé d’un coup vingt ans d’insuffisances passées et en paye aujourd’hui le prix .

 

Bangkok en feu, provinces prises en otages

c1_178444_100519192124Après de nouveaux affrontements entre extrémistes « rouges » et forces de l’ordre, dans lesquels le photoreporter italien de l’agence ANSA Fabio Polenghi , 45 ans, a tué d’une balle dans l’estomac, les leaders « rouge » Jatuporn Promphan, Kwanchai Praipana, Natthawut Saikua, Wiphuthaleng Phattanaphuthai,  Nisit Sinthuprai et oswarit Chuklom se sont rendus ce mercredi 19 mai 2010 à 13 :40 et ont conduits au Q.G. de la police situé sur l’Avenue Rama I, proche de la zone de Radjprasong. A 13 :50 les leaders « rouges » Jatuporn Prompan et Nattawut Prompan ont alors prononcé publiquement la fin de l’occupation de la zone de Rajprasong. A14 heures, le porte-parole du CRES, le Colonel Sansern Kaewkamnerd, a déclaré : « la situation est maintenant sous contrôle ». Ces six leaders « rouges » on ensuite été transférés dans le camp de la police des frontières (BPP)  de Hua Hin, une station balnéaire située au sud de Bangkok. Un septième leader « rouge », Arisaman Pongruengrong. a ensuite été arrêté et conduit dans le mêmme camp des BPP à Hua Hin. Les forces de l’ordre ont pris avec retenue le contrôle de la zone de Radjprason et détruit les barricades. En effet, on ne déplore « que » 5 morts et une cinquantaine de blessés, ce qui est relativement peu compte tenu de la violence de la situation. Les autorités ont à nouveau invité les « rouges » ordinaires à « se rendre au Stade National où des bus ont été préparés pour les reconduire chez eux ».
Mais plusieurs autres leaders « rouges » ne se sont pas rendus, dont Weng Tohjirakarn, Somporn Attawong et Darunee Kritbunyalai. Avec un aplomb de Ponce Pilate, l’ex-premier Thaksin Shinawatra a aussi fait savoir : « le gouvernement doit comprendre qu’arranger des négociations avec l’UDD – les « rouges » - est hors de mes possibilités».
Une demi-heure après la reddition ou arrestation de sept de leurs leaders, au moins trois autres ne s’étant pas rendus, les extrémistes « rouges » ont mis le feu en 28 endroits du centre de Bangkok. Les vitrines l’immense centre commercial du centre ville, le « Central World,  ont été brisées et des grenades de M79 tirée à l’intérieur. Dans la zone Samyan des « rouges » ont continué à brûler des pneus et à bloquer l’avenue Rama IV. Aux dernières nouvelles, les extrémistes « rouges » se sont emparés de plusieurs autobus. De la fumée à été vue s’élevant d’un autre centre commercia
l, le « Platinum », le cinéma multiplex de « Siam Square » brûle et un autre feu s’est déclaré au sixième étag1a7419540c6f8c9ae du « Maleenont Building » de l’avenue Rama IV et la chaîne de télévision « Channel 3″ a du interrompre ses émissions Les « rouges » ont aussi mis le feu au bâtiment administratif de l’électricité de Bangkok. et à une partie du bâtiment de la Bourse de Thaïlande (SET)  A 15 :15, la direction du grand quotidien de Bangkok en langue anglaise « The Nation » a ordonné à son personnel de quitter les lieux, des « rouges » se dirigeant vers lui. Idem pour l’autre grand quotidien « The Bangkok Post », dont l’immeuble situé dans le quartier de Klong Toey a du être évacué. Pour l’heure, un couvre-feu a été décrété à Bangkok de 20:00 à 06.00 heure, valable tant pour les Thaïlandais que pour les étrangers. La situation est  donc loin d’être stabilisée et pourrait même présenter de nouveaux dangers.
Comme attendu, on apprend ede la province que les « rouges » ont maintenant attaqué et mis le feu aux bâtiments administratifs provinciaux de Khon Kaen et Udon Thani, dans le nord-est du pays (Isarn).
L’état d’urgence a été prononcé aujourd’hui dans deux nouvelles provinces, celles de Kalasin et de Mukdaharn (photo: Wanlapa Kuawattanaphan)) en raisoc1_178468_100520033822ns des émeutes des forcenés qui s’y étendent. Aux dernières nouvelles, ça chauffe aussi en ce moment à Khon Kaen, deuxième ville de Thaïlande, ainsi qu’à Ubon Ratchathani. La « Bangkok Bank » de Khon Kaen a été complètement détruite par des « rouges ». Au moins six personnes ont été blessées dans les affrontements. A Ubon Ratchathani, les extrémistes « rouges » ont brûlés des pneus et entièrement détruit le bâtiment de l’administration provinciale. Deux fanatiques « rouges » ont été tués dans les affrontements, qui ont aussi fait des blessés. Les « rouges se sont ensuite agglutinés en masse devant une radio locale dirigée par le leader « rouge » Thirapat Watcharapol pour écouter ses bonnes paroles. On murmure que le Laos parle de fermer temporairement le « Pont de l’Amitié » avec la Thaïlande, non loin de Udon Thani et Nong Khai, mais ce n’est pas encore confirmé. Il risque de continuer à faire chaud, très chaud dans les soit-disant aimables campagnes du pays Isarn, là où les opportunistes lleaders « rouges » disent volontiers n’importe quoi à une minorité d’excités,  que ce soit en langue Lao ou en Thaï central, brisant ainsi  les nouilles à la très vaste majorité des 65 millions de citoyens thaïlandais ordinaires.

Par ailleurs, dans les provinces séparatistes du sud, les insurgés profitent de la situation pour relancer des actions de guérilla. Attentats à la bombe et mitraillades se multiplient et on y déplore de nombreuses victimes civiles et militaires. Ils parait qu’ils seraient enchantés, les terroristes du sud: les « rouges » débiles font pleinement leur jeu…

(Voir les vidéos en liens dans les divers articles. Pour cela, cliquer sur les parties soulignées)


 

Les leaders « rouges » en délire

Les leaders « rouges » sont divisés, roulent pour eux-mêmes, lancent des humbles manipulés contre les forces de l’ordre et, de toute évidence, ne contrôlent plus leurs troupes par endroits, tout en traînant les pieds pour inciter les femmes, les enfants et les vieillards, qu’ils ont fait venir des campagnes du nord-est et du nord, à quitter Bangkok. D’un côté le leader « rouge » Natthawut Saikua (180px-nattawut_saikuaphoto), un diplômé de la plus grande université privée de Thaïlande, la « Dhurakij Pundit University« , a déclaré que « l’UDD a accepté sans condition l’offre de médiation du président du Sénat Prasopsuk Boondej dans de nouvelles négociations avec le gouvernement ». Le gouvernement, lui, a rappelé que, tout en restant ouvert à la reprise de négociation sérieuses, « nous avons déjà, de nombreuses, fois tenté de négocier sans succès avec Natthawut Saikua, mais ce dernier change d’avis tous les jours et devient très difficile à comprendre ». D’un autre côté, Weng Tojirakarn, autre leader « rouge », a déclaré que ses militants « restaient capables d’occuper la zone de Ratchaprason ». Un troisième leader « rouge », Jatuporn Prompan, a déclaré pour sa part que « l’offre de médiation du Président du Sénat sera considérée », ne cachant pas son peu d’enthousiasme à négocier, ajoutant même que « la violence sur la Rue Tachaprarop et dans le quartier de Bon Kai est maintenant hors de contrôle ». Aujourd’hui, un adolescent de 12 ans a été arrêté par les forces de l’ordre alors qu’il tentait de mettre le feu à des immeubles du carrefour de Din Daeng, c’est tout dire. Enfin, un quatrième leader « rouge », Jaran Dithapichai, a confirmé l’implication financière de l’ex-premier ministre Thaksin Shinawatra dans ces événements, avec un effarant angélisme: « Il est vrai que l’ex-premier ministre Thaksin nous a apporté son soutien financier, comme d’autres donateurs. En quoi cela serait-il pas bien? Les occupations ont un coût et nous avons besoin de donateurs, même si d’autres membres de l’UDD etc1_178304_100518150658 moi-même avons aussi financé ces occupations sur nos fonds privés ». Pour compléter ce délire « rouge », l’ancien ministre des affaires étrangères de Thaksin, Kantathi Sphamongkhon, a demandé au gouvernement de « dissoudre immédiatement le Parlement pour donner une chance à la Thaïlande de se relancer avant qu’il ne soit trop tard, sans quoi le Premier ministre Abhisit Vejjajiva s’exposera à des poursuites criminelles internationales». On baigne en pleine divagation : Dissoudre le parlement alors que les « rouges » armés mettent la capitale à feu et à sang, est une demande complètement déraisonnable. Dans les circonstances présentes, dissoudre le Parlement ne ferait qu’ajouter au chaos. Mais c’est peut-être ce que souhaitent les extrémistes « rouges » qui n’ont à l’évidence aucun autre programme et commencent à semer le trouble en provinces. Pour l’heure, la situation voulue et crée par les leaders « rouges » continue à être dramatique à Bangkok, en dépit de toute la patience et la retenue dont fait preuve le gouvernement Abhisit et l’armée, compte tenu des circonstances. Même si on déplore morts et blessés, il est tout à fait faux de prétendre, comme certains le font, que les forces de l’ordre agissent de façon indiscriminée dans Bangkok. Si c’était le cas, le bilan serait autrement plus lourd. Actuellement, des abris ont du être créés, cette fois pour les résidents de Bangkok, dans diverses écoles de la capitale dont le « Xavier Hall », une église et un foyer catholique, accueillant des étudiants de toutes religions, situé près du Monument de la Victoire.  Aujourd’hui mardi, Nice Pojanametbalsatit, une reporter thaïlandaise pour France 24 TV a été presque lynchée par les « gardes rouges » alors qu’elle interviewait une femme avec deux enfants dans le temple de Pathumwanaram, où celles et ceux qui souhaitent quitter les zones d’occupation « rouges » pour rentrer chez eux attendent d’être transportés gratuitement par les autorités. Les « gardes rouges » s’en sont pris violement à cette reporter pour France 24 TV, prétendant qu’elle tentait de discréditer les « rouges » par ses questions.

 

Etat d’Urgence

carteEn rouge, les 20 provinces de Thaïlande  où est en ce moment décrété l’état d’urgence.
En vert, les quatre provinces en proie à une guérilla séparatiste très active en ce moment.

Les zones classées en « situation d’urgence sévère » sont : Toute la province de Nonthaburi. Les districts de Muang, Bang Phli, Phra Pradang, Phra Samut Chedi, Bang Boh and Bang Sao Thong dans la province de Samut Prakan . Les districts de Thanyaburi, Lad Lumkaew, Sam Kok, Lam Luk Ka and Khlong Luang dans la province de Pathum Thani. Le district Phutthamonthon dans la province de Nakhon Pathom . Les districts de Wang Noi, Bang Pa-in, Bang Sai et Lat Bua Luang dans la province d’Ayutthaya, ancienne capitale du Siam. A Chiang Mai on vient de faire exploser un distributeur d’argent (ATM) de la « Siam Commercial Bank » et un autre de la « TMB Bank ». Selon le consulat américain dans cette ville du nord: « Les zones d’affrontements possibles incluent la zone du siège du gouvernement provincial, les installations de la police et de l’armée, le Stade principal et le stade municipal. La zone du Consulat général des Etats-Unis ne peut pas être exclue non plus ». Le gouverneur de la province,  Amornphan Nimanant, a fait savoir que « Les radios locales qui appelleraient à des manifestations ou les protestataires qui se réuniraient en groupes de plus de 5 personnes feront l’objet d’actions légales ». A Pathum Thani une grenade a été lancée contre une agence de la « Bangkok Bank ». A Bangkok la « Siam Commercial Bank » a annoncé la fermeture de 43 de ses agences et de 29 bureaux de change de la zone de Rajprasong, ainsi que 33 distributeur ATM dans d’autres zones à risques.

 

Coup de rouge

9f3b67ca0fabeef2Avec un aplomb sidéral sidérant, le multimillionnaire ex-premier ministre Thaksin (à dr.), condamné à deux ans de prison pour corruption par la Justice de son pays, déposé à la suite d’un coup d’état, puis largement à l’origine du chaos « rouge » dans lequel est aujourd’hui plongée la Thaïlande, soucieux aussi de pouvoir récupérer une partie de sa fortune jugée mal acquise et ainsi bloquée par les autorités thaïlandaises, a fait diffuser un communiqué par le bureau d’avocats associés « Amsterdam & Peroff «. Ce communiqué dit notamment : « J’en appelle aux Nations Unies (à g.) pour engager cette organis435e2f1ade29cda0ation à agir immédiatement comme facilitateur dans des négociations entres les parties. L’ONU ne doit pas se permettre d’être réduite au silence par un premier ministre qui n’est pas parvenu à comprendre que le droit à la vie est une valeur universelle qui nous unis tout en un ». On croit rêver. M. Thaksin aurait peut-être mieux fait de demander à ses supporters « rougthaksin091es », dont un pick-up plein de cocktails Molotov, de barres de fer et autres armes vient d’être saisi à Bangkok, d’arrêter immédiatement de tenter de mettre le feu à des stations d’essence, en pleine ville et au mépris de la vie autrui, ce qu’ils font en ce moment. Le cabinet d’affaires « Amsterdam & Peroff « qui compte maintenant M. Thaksin au nombre de ses clients et relaye désormais ses déclarations, a ses bureaux à Toronto, Londres et Washington. Il regroupe les avocats Robert Amsterdam, Dean Peroff et Andrew J. Durkovic. Spécialisé dans de nombreux domaines relevant des droits de l’homme, de la résolution des disputes internationales et autres conflits entres organisations multinationales, particuliers et autorités diverses, il a traité des affaires touchants à de nombreux pays, des Bermudes à la Bolivie, du Kazakhstan au Zimbabwe. Parmi ses clients ont figuré le « Four Seasons Resort & Hotels Group » ou encore la famille Gutierrez-Strauss du Guatemala. En 2003, ce cabinet a aussi défendu les intérêts de Mikhail Khodorkovsky de la compagnie pétrolière russe Yukos.  In 2008, il a été choisi par le banquier et prisonnier politique vénézuélien Eligio Cedeño. Ce cabinet représente enfin, parmi d’autres, le leader de l’opposition à Singapour, Chee Soon Juan et l’ancien ministre nigérien Nasir El-Rufai. Mais on ne connaît pas le tarif des honoraires de ce cabinet en grande toilette.

 

La « Siam Society » ferme temporairement ses portes

mapLa « Siam Society », une société savante fondé à Bangkok en 1904 sous Patronage Royal, dont l’auteur de ce blog a l’honneur d’avoir élu 75ème membre à vie, vient de faire savoir en substance à ses membres : « Pour assurer la sécurité de nos membres et de nos employés, nous regrettons d’avoir à vous informer que la « Siam Society » va devoir fermer ses portes face à la situation d’urgence ». Le siège de la « Siam Society » est situé à hauteur du carrefour du « soï » (rue) 21 et de l’Avenue Sukhumvit, où résident de nombreux étrangers, asiatiques ou occidentaux. Cette ferlogometure du siège de la « Siam Society »  sous Patronage Royal donne à penser qu’on y craint maintenant que les affrontements s’étendent à ce quartier de la capitale, jusqu’ici relativement préservé des débordements des « rouges ». Inquiétant. Mais il convient de modérer cette information en sachant que lundi et mardi ont été décrétés « jours fériés » pour éviter le traffic et faciliter les mouvements des forces de l’ordre dans la capitale, raison  pour laquelle diverses ambassades situées non loin de la « Siam Society » ont aussi temporairement fermé leurs portes. A noter également que la fermeture des lignes du métro souterrain et du métro aérien (BTS) rendent les déplacements très difficiles en ce moment. En effet les employés de la « Siam Society », comme ceux des ambassades habitent souvent loin de leurs lieux de travail, les loyers étant trop élevés pour eux en centre ville. Quant aux ambassades, elle se trouvent proches des zones d’affrontements ce qui peut rendre leur approche risquée, d’autant que les stations de métro proches ne sont en ce moment plus desservies.

 

Histoire Grise d’un Défunt commandant Rouge

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komsaedang11Khattiya Sawasdipol , né le 2 1951, alias « Seh Daeng » (เสธ.แดง), ce qui veut dire “Commandant rouge”, était major-général dans l’armée royale thaïlandaise, attaché au Commandement des opérations de sécurité intérieure. Il prétendait, ce qui est probablement vrai, avoir aidé les américains à espionner le nord vietnam durant la guerre et d’avoir collaboré à des opérations spéciales de la “guerre secrète” conduite par la CIA américaine au Laos Il aurait aussi aidé le chef des guérillas anticommunistes de l’ethnie H’mong, le général Vang Pao, à trouver refuge aux Etats-Unis avec nombre de ses hommes. Khattiya aurait également conduit des actions de renseignement sur les groupes d’insurgés islamiques de Aceh, en Indonésie. Ce nostalgique des opérations spéciales, allait se faire connaître ensuite en publiant plusieurs best-sellers sur ses aventures grises, dans le cadre une série intitulée «Khom…Seh Daeng (คมเสธ.แด). Il apparaissait depuis souvent à la télévision, avait de nombreux admirateurs dans certains milieux et était devenu un genre de c00000000004048élébrité. En 2006, il entra en conflit avec le commandant de la police thaïlandaise, le général Seri Temiyavet, l’accusant d’être au coeur d’ une vaste affaires de jeux illégaux. Mais ce dernier rempliqua en lui faisant un procès en diffamatation assorti d’ une demande en dommage-intérêts de 600 millions de baths. Khattiya perdit le procès et fut condamné pour diffamation à quatre mois de prison. Il fit  appel et fut été libéré sur parole. Partisan de l’ex-premier ministre Thaksin, il devait alors  faire la une des journaux thaïlandais le 18 octobre 2008, en annoncant qu’il allait: « mobiliser les supporters du gouvernement Thaksin contre toute tentative de l’armée de prendre le pouvoir », ajoutant que « les supporters de l’UDD – les rouges – utiliseraient des cocktails Molotov contre les tanks et les véhicules militaires en cas de coup d’état ». Après avoir grandement déplu à la police, Khattiya avait ainsi fortement déplu aussi aux militaires. Le Général Anupong Paochinda, Commandant en chef de l’armée thaïlandai32458_391996542271_748517271_3780106_5585735_n1se, l’avait alors assigné  a un poste humiliant pour lui de… profeseur d’aerobic. Kahattiya avait répliqué à cette mesure disciplinaire en déclarant publiquement : « Le Chef de l’armée veut faire de moi un présentateurs de danseurs d’aérobic. J’ai préparé une danse. Je l’ai appelée la danse du lancer de grenades ». Sur quoi, le 14 janvier 2010, le Commandant en chef de l’armé avait ordonné sa suspension. Le jour suivant sa décision, le bureau du Général Anupong Paochinda avait, au Quartier général de l’armée, été la cible de tirs de lance-grenade M79… Peu aimé de la police, peu apprécié par l’armée, peu aimé par les extrémistes musulmans d’Aceh qu’il avait infiltrés, multipliant les déclarations guerrières contre les offres d’apaisement du Premier ministre Abhisit Vejjajiva, se posant en commandant des « gardes rouges » à Bangkok, menaçant de semer la division et de mettre le pays à feu et à sang, suspecté d’être derrière les attaques à la grenade M79 des « rouges » qui ont fait de nombreuses victimes dans la capitale, Khattiya Sawasdipol a été finalement été abattu d’une balle dans la tête, tirée par un « sniper » à Bangkok le 13 mai 2010. Sa mort clinique a été prononcée le 17 mai à 09:20.  Condoléances à sa fille et sa famille. Les autorités thaïlandaises ont démenti toute implication dans cette affaire. Feu le « commandant rouge » avait peut-être suffisamment d’ennemis par ailleurs. L’Asie du sud-est est parfois complexe.

 

Le Bhoutan se moque du Monde

915dffcb1b723654Les autorités compétentes d’Allemagne, de Suisse et de bien d’autres pays d’Europe, servent chaque année des sommes considérables d’argent public au Bhoutan. Et 7b29499469027ae0que fait le Bhoutan à l’égard des gentils contribuables d’Europe? Il leur fait interdiction de voyager dans ce pays sans recourir aux services d’une agence Bhoutanaise agrée par le gouvernement, qui leur appliquera le prix fort. Le visa d’un mois qui ne peut être obtenu qu’au travers de cette agence agrée, dans un long délai de l’ordre de 60 jours, coûte déjà 55 dollars. Mais ce n’est encore rien. Les visiteurs européens se voient ensuite imposer par le gouvernement du Bhoutan de payer entre 165 et 200 dollars par jour et par personne, pour un groupe de trois personnes, pour les transports, la nourriture et le logement sur place. Mais il a encore un supplément de 40 dollars par jour pour un voyageur individuel et de 30 dollars par jour et par personne pour un couple. Ce qui revient à dire qu’un couple d’européen qui souhaite passer un mois de vacances au Bhoutan où le coût de la vie est bas, se verra imposer de payer sur place, billet d’avion AR ou vols intérieurs non compris, jusqu’à 6’000 dollars + 1’800 dollars de supplément pour deux + 110 dollars de visas, soit 7’910 dollars pour 30 jours, soit plus de 260 dollars par jour. En appropriée rétorsion contre le traitement inégal qui leur est réservé au Bhoutan, les citoyens d’Europe pourraient exiger de leurs gouvernements respectifs qu’ils cessent immédiatement d’alimenter le budget bhoutanais sur leurs impôts. Le gouvernement du Bhoutan se moque en effet vraiment trop d’eux. Quant à la théorie selon laquelle appliquer des tarifs surfaits serait un moyen pour le Bhoutan de se préserver des méfaits du tourisme de masse, allons donc! La Suisse, par exemple, est aussi un tout petit pays de montagne et se porte fort bien de son tourisme, sans pour autant perdre son identité ni  appliquer des conditions financières ségrégatives aux Bhoutanais qui la visitent régulièrement. Ils sont peut-être détachés des choses du monde dans l’Himalaya, mais certains savent compter en leur faveur au Bhoutan. De préférence sur les fonds publics ou les deniers privés des autres. Voilà tout.

 

Thaïlande: Derniers Développements

Ce matin dimanche des extrémistes »rouges » ont attaqué et pillé un épicerie de la chaîne « 7-Eleven » à Bangkok. Des tirs de grenades de M79 et d’armes automatiques des « rouges » et de l’armée ont crépité dans le centre ville. Les rouges ont continué à brûler des pneus dans le quartier de Bon Kai et ainsi mis le feu à une succursale de la chaîné de magasins « Tesco », qui a été entièrement détruite par l’incendie, les pompiers ne pouvant intervenir. Pris au milieu des affrontements, l’hôpital Chulalongkorn a du à nouveau fermer les portes de ses consultations, les abord de l’hôpital étant devenus trop dangereux pour les patients et le personnel médical. Les services du métro souterrain (MRT) et du métro aérien (BTS) sont toujours interrompus. Pour les résidents étrangers, la vie n’est ni simple ni facile dans la « Cité des Anges » : « Il y a 18 ans que je vis ici et je n’ai jamais, mais alors jamais vu une chose pareille en Thaïlande » a déclaré David Quine, un développeur britannique de programmes informatiques. Une mère de famille étrangère, Shirley Chan, de Hong Kong, a relevé que « la plupart des résidents de mon immeuble situé à proximité d’une zone troublée, on quitté leur appartement pour se réfugier dans des hôtels.  Cette situation nous pose de nombreux problèmes pour l’éducation de nos enfants et le ravitaillement». Un Australien de 39 ans, Tony Segadelli a fait savoir: « Tant que ça tire en direction des « rouges » et pas le contraire, je vais rester chez moi. Mais je crois que je suis le seul résident à rester encore dans mon immeuble ».

Dans une allocution télévisée, relayée par plusieurs chaînes, le Premier Ministre Abhisit Vejjajiva a une nouvelle fois invité les « rouges » ordinaires à quitter Bangkok et à rentrer chez eux. Finalement, un des leaders « rouges »  autoproclamés et actuellement divisés, Natthawut Saikua, s’est adressé aux protestataires de la zone de Rajprason en leur affirmant qu’ils pouvaient maintenant « quitter Bangkok et rentrer chez eux s’ils ne se sentaient plus en sécurité. Les gardes rouges ne s’opposeront pas à votre départ et ceux qui souhaitent s’en aller peuvent se rendre dans un temple bouddhiste voisin pour y attendre l’évacuation par les autorités. » Le gouvernement a en effet, déjà depuis plusieurs jour, préparé des bus et des trains gratuits à cette fin, en le faisant largement savoir. Actuellement les forces de l’ordre collaborent avec le Ministère de la sécurité humaine et du développement social, la Croix-Rouge thaïlandaises et des organisations non gouvernementales (NGO) pour faciliter l’évacuation des enfants, des femmes et des personnes âgées de la zone de Rajprason et de leur permettre de rentrer chez eux. Le porte paroles du Centre de Résolution de la situation d’urgence (CRES) a confirmé : « Nous aidons dès maintenant ceux qui souhaitent quitter la zone de Ratjprason et nous faciliterons leur bon retour chez eux ,après les avoir réunis à la base du 11e régiment d’infanterie de Bang Khen. » Par souci de transparence, le CRES a invité les médias à couvrir ces opérations d’évacuations.

Toutefois, il ne faut s’y tromper. Comme l’a publié l’Ambassade américaine à Bangkok, généralement bien informée, « Nous vous rappelons que les supporter de l’UDD – les « rouges » – ont menacé de manifestations en province si celles de Bangkok étaient dispersée par la force. Les sites possibles de ces actions incluent les administrations provinciales ainsi que les installations de l’armée et de la police ». A Pathum Thani, le leader « rouge » Sornrak Pakjai a déjà menacé hier de faire occuper pas ses militants les bâtiments officiels de cette province du centre, située au nord de Bangkok, qui comprend de nombreux parcs industriels, instituts de technologies et autres agences de recherches. Dans le nord-est du pays (Isarn), dans la ville de  Udon Thani, quelques 600 « rouges » se sont rassemblés devant une radio locale. A Chiang Mai le gouvernement provincial a renforcé la sécurité de ses bâtiments (Sala Klang) et se prépare à prendre de nouvelles mesures. En effet, l’état d’urgence a été décrété dans la province de Chiang Mai, comme dans 14 autres provinces du pays : Chiang Rai, Lampang, Nan, Nakhon Sawan, Samut Prakan, Chon Buri, Nonthaburi, Pathum Thani, Phra Nakhon Si Ayutthaya, Khon Kaen, Udon Thani, Chaiyaphum, Nakhon Ratchasima et Si Sa Ket.

c1_37424_100517034534Tout récemment, l’état d’urgence a encore été décrété dans 5 autres provinces du nord-est du pays : Ubon Ratchathani, Mahasarakham, Roi Et, Sakon Nakhon et Nong Bua Lampu, ce qui porte à 20 le nombre de provinces placées sous état d’urgence, sans compter les 4 provinces à dominante musulmane du grand sud de la Thaïlande, pratiquement en état de guerre larvée contre les extrémistes séparatistes et où on déplore attentats, meurtres et mitraillades presque quotidiennement.

En dépit de déclarations qui se veulent rassurantes ici et là, Nibhon Poapongsakorn, le Président de l’Institut thaïlandais de recherches sur le développement a indiqué être « préoccupé par le fait que la violence sape le développement à long terme du pays ». Rien que pour l’industrie touristique, la facture est déjà énorme. A la suite d’un séjour qu’il vient de faire à Phuket, le gouverneur adjoint pour le marketing de l’agence nationale du tourisme (TAT), Prakit Piriyakiet, a révélé que : « Phuket enregistre un déclin massif du taux d’occupation de ses hôtels à 40%, alors qu’il devrait être à 70% en cette période de l’année. Khao Lak et Krabi sont encore plus touchés avec des taux d’occupation qui ont plongés respectivement à 10% et 30%. Quant à Bangkok, dont beaucoup des plus grands hôtels sont situés dans les zones troublées, le taux d’occupation survit à 10%. »

Dans une action visant à couper les flux des soutiens financiers sans lesquels les autorités thaïlandaises suspectent que les extrémistes « rouge » ne pourraient pas agir, le gouvernement a ordonné un ban sur les transactions  entre  personnes suspectes et leurs associés financiers, dont l’ex-premier ministre en fuite et d’autres. Dimanche, certains quartiers de Bangkok étaient en feu (photo ci dessus: Papichit Jinakul/Bangkok post). Des échauffourées se sont produites à Chiang Maï, dans le nord, et Udon Thani, dans le nord-est.


 

L’ONU dans le tom-yam Deng

8f0416d5855acb3cUn des leaders extrémiste des « rouges » (UDD), un professeur prétendument non violent et idéologue du mouvement Jaran Ditta-apichai, a très bien résumé la paranoïa de ce mouvement dans une déclaration faite au quotidien de Bangkok « The Nation »  : « La politique en Thaïlande ne sera plus jamais la même, que nous gagnons ou pas. Les bons vieux jours sont loin. Une société de réconciliation n’existe plus. La lutte actuelle va se poursuivre au moins cinq ans. De plus, la nature du combat ne sera plus la même. Ceux qui croient que nous allons soudainement rentrer chez nous sont naïfs. Nous pouvons combattre encore deux, trois ou dix ans ». Et c’est avec ce genre de personnages qui ont bafoué toutes les ouvertures de paix du Premier ministre thaïlandais que le Secrétaire général de l’ONU souhaiterait que la discussion reprenne? Il est bien gentil, mais bien naïf, cet aimable Coréen de l’ONU. Ce n’est pas nous qui le disons, mais un leader fanatique, idéologue des « rouges ». Quant à Thaksin et autres gentils militants des droits de l’Homme, il ferait mieux de demander d’abord aux fanatiques « rouges » de cesser de tirer au lance grenades M79, au fusil d’assaut, au cocktail Molotov et autres fusées explosives dans les rues de Bangkok avant de s’insurger. C’est  ce même genre de militants qui  hier, la bouche en cœur, soutenaient les khmers rouges au Cambodge. Chacun connait aujourd’hui le résultat de leurs généreuses mais naïves interventions offusquées. Hélas, trois fois hélas, l’histoire a prouvé qu’on ne réduit pas une infime minorité d’extrémistes armés, sans programme réel autre que la violence, en leur offrant des promenades à dos d’éléphant ou des orchidées. On les combat. Ne serait-ce que pour éviter  le chaos, des morts et des blessés bien plus nombreux, si on les laissaient imposer leurs dictats. C’est tout.

 

Don du Sang

8maypix_03La Croix-Rouge thaïlandaise n’est pas rancunière, elle dont un hôpital a été violé par une horde de « rouges », ceux-là mêmes qui ont répandus des litres de sang humain sur les trottoirs de Bangkok lors d’une action aussi débile que scandaleuse. En effet, la Croix-Rouge Thaïlandaise, dont les réserves de sang destinées aux transfusions baissent en raison des événements, comme l’a indiqué le Dr Soisa-ang Pikulsod, vient de dépêcher des unités mobiles de don du sang à travers Bangkok et des équipes médicales dans divers centres commerciaux de la capitale. Les « rouges » blessés pourront  aussi bénéficier du sang ainsi collecté, même s’il ne le méritent vraiment pas. C’est ça aussi la différence entre une barbarie à la « khmer rouge » et une société plus évoluée. La faute en est aux gouvernements thaïlandais précédents qui n’ont pas voulu ou pas su développer équitablement les divers peuples qui composent ce pays asiatique complexe.

 

Cuisine au Couteau

220px-pad_thaiIl a  certaines tensions en ce moment dans la petite restauration à Chiang Maï, dans le nord de la Thaïlande : Au marché de Mae Hia un vendeur de lait de soja de 39 ans, Wichian Sae Plian, a poignardé un vendeur de nouilles « Pad Thai » (photo) de 48 ans, Banchong Champanont. Le vendeur de nouilles qui estimait que le vendeur de lait de soja s’était installé trop près de son étal, a commencé par lui mettre aimablement son poing dans la figure. Vexé, le vendeur de lait de soja a alors sorti un couteau et poignardé l’irascible vendeur de nouilles. Ce dernier a été transporté à l’hôpital « Maharaj Nakhon » dans un état crique. Le vendeur de lait soja, arrêté par la police, a invoqué la légitime défense. Le  forum  du Guide du Zonard, lui, n’arrête pas de nous répéter : l »a Thaïlande ce n’est que du bonheur ». Il y en a encore qui le croient…

 

C’est Dimanche

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Nonobstant toutes les fragilités humaines dont on vous et nous gave,
il conviendrait tout de même de ne pas l’oublier: C’est dimanche.

 

Dernier bilan à bang, bang, Kok

142772Dernier bilan connu des récents affrontements (photo: Apichart Jinakul) de vendredi à jeudi 20.05.2010 à Bangkok entre les forces de l’ordre et les  5’000 extrémistes « rouges »qui sèment encore le chaos dans la capitale siamoise après  plus de deux mois:

50 morts et 480+ blessés.

Parmi les morts: un secouriste tué d’une balle dans la nuque. Parmi les blessés,  six étrangers: un Canadien, un Polonais, un Birman, un Libérien, un Italien et un Nouveau-Zélandais. Un cameraman thaïlandais a reçu une balle dans le dos, mais a eu la vie sauve grâce à son gilet pare-balles. 50 morts et 480 blessés c’est tragique, c’est toujours trop. Mais à bonne et froide analyse ce petit nombre relatif, par rapport à l’ampleur des confrontations, et à la violence des extrémistes « rouges » montre combien les forces de l’ordre restent retenues par le gouvernement. Tout autant qu’en France en mai 1968… Pour qui est un peu averti des choses militaires, si une armée se lâchait dans Bangkok, comme certains esprits forts le prétendent de façon complètement fausse, ce n’est pas 50 morts qui en résulterait, mais des centaines, voir des milliers. Voir au rayon du LIban

 

Tribute to Pumpung

30129430-01Le photographe Chaiwat Pumpung (photo) blessé avec quatre autres personnes à Bangkok ce samedi, dans la zone de Rajprarob. Il a reçu une balle dans la jambe. Chaiwat Pumpung a été conduit d’urgence à l’hôpital Phaya Thai où  son état est maintenant déclaré stable. Tous nos vœux de bon rétablissement à cet infortuné photographe du « Nation ».

 

Démons dans la Cité des Anges

Voici ce qui s’est produit à Bangkok entre vendredi soir et ce samedi matin, comme l’a relevé le grand quotidien en langue anglaise « The Nation », dont un photographe vient d’être sérieusement blessé à la jambe. C’est édifiant:

17 :35 Une grenade de M79 a été tirée par les « rouges » contre le quatrième étage d’un immeuble où logent des familles de policiers. Trois femmes et un policier ont été blessés.
17 :00
, Un tireur d’élite de l’armée a abattu un fanatique armé qui avait pris position au sommet d’un immeuble de l’avenue Rama IV.
16:30
Dix camions de soldats ont quitté la zone de KIakkai pour le carrefour de Si Yayutthaya.
16
:20 Chaiwat Pumpung, un  photographe du grand quotidien de Bangkok en langue anglaise « The Nation » a été grièvement blessé, avec quatre autres personnes, dans la zone de Raijprarob.
15 :20
Des renforts militaires ont été déployés à Rajaprarob. L’armée a demandé aux manifestants ordinaires de quitter les lieux: « Ceux qui n’ont rien à faire ici doivent quitter immédiatement les lieux. Nous ne pouvons garantir votre sécurité car des terroristes se sont infiltrés parmi les gens innocents. Nous devons nous en protéger ». Des tireurs d’élite de l’armée ont pris position sur des passerelles piétonnières pour couvrir les soldats.
15 :16
Un leader du parti démocrate, Sathit Pitutecha, a appelé les autorités a trouver rapidement celui qui abattu « Seh Deng » le major-général félon « rouge », ami de Thaksin, qui  appelait à l’insurrection. Ce leader a lui-même joué au terroriste en menaçant : « si cet assaillant ne peut pas être découvert, la vie du Premier Ministre Abhisit sera aussi en danger ».
15:00
Pantip, un site internet très populaire, a fermé son forum politique « Rajadamnoen »,  indiquant qu’il ne voulait pas être un instrument qui pourrait causer plus de divisions dans le pays.
14:40
Les soldats ont tirés sur une passerelle piétonnière de Bo Kai, près de l’autoroute sur l’avenue Rama IV, pour prévenir les « rouges » d’y prendre position pour tirer sur eux. Les rouges ont continué à brûler des pneus dans cette zone. Des tirs d’armes automatiques et de fusées des « rouges » ont crépité lorsqu’un hélicoptère a survolé le carrefour Bon Kai – Saladeng.
13 :00
Le leader « rouge » Natthawut Saikua a fait savoir que « les leaders rouges ne parvenaient plus à contrôler leurs militants« , précisant que 17 d’entre-eux auraient été tués.
11:40
: Deux grosses explosions et des tirs ont eu lieu en face de l’immeuble »Ua-Chuliang », près du carrefour de Saladaeng.
22:50
Sathit Wongnongtoey, du bureau du Premier ministre, a répété que le gouvernement et l’armée « n’ont pas d’autre choix que de réduire les extrémistes rouges », car « ils sont armés et bien entraînés  au combat». Il a une fois de plus appelé les protestataires ordinaires à quitter la zone de Rajprasong et blamé l’ex-premier ministre Thaksin d’être « derrière ces violences, pour son seul bénéfice ».
22.30
Trois ou quatre résidents du quartier de Bo Kai, près du stade de boxe de Lumpini, ont été blessés par des tirs de snipers non identifié

Et ça continue… Le Secrétaire général des Nations Unies, le Coréen Ban Ki Moon – qui ferait mieux de s’occuper de la terreur qui règne en ce moment dans le nord de la péninsule coréenne – a appelé, pour la deuxième fois depuis le 22 avril, les parties à « éviter le bain de sang et reprendre les discussions« . En soit, c’est louable. Mais visiblement Ban Ki Moon, comme d’autres belles âmes, semble vraiment n’avoir rien compris à ce qui se passe actuellement en Thaïlande, à savoir que le gouvernement a tout tenté, durant deux mois, pour calmer la situation mais que des fanatiques « rouges » armés et violents, manipulés par des leaders désunis et sans  programme autre que le leur, sont à l’origine d’un chaos qu’aucun gouvernement au monde ne saurait tolérer plus longtemps.

 

Pause Nuage

220px-andrej_rublev_002« Qu’est donc que ce bas monde où abondent les fleurs et les fruits?
C’est un lieu où nous tâcherons de bien parcourir le chemin de notre vie par lequel ont passés
les armées et les hordes, les rois et les bandits, les pèlerins et les gueux« 
Maurice Tornay

 

Citation Réflectivatoire

« Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien ».

 

Cité des Anges rouge Sang

Difficile à partir de maintenant d’apporter des éléments bien confirmés, tant la situation est devenue volatile à Bangkok et ailleurs dans le pays, dont on ne sait plus rien en raison probable de la censure liée à l’état de siège décrété aussi dans 15 provinces. On sait toutefois que 3 grenades de M79 ont été tirées sur la station du BTS de Saladeng et d’autres grenades ont lancée par des M79 sur les forces de l’ordre au carrefour de Salasin. Pour l’heure, selon les sources, ont déplore au total entre 4 et 5 tués et entre 45 et 81 blessés à Bangkok. Une voiture bourrée de TNT raccordé à une bonbonne de gaz de cuisson a été découverte et inactivée au No 34 de la ruelle Ram Indra. De grosses explosions ont par ailleurs été entendues du côté de Rajprapop où les « rouges » attaquent sans relâche les forces de l’ordre. Selon le Colonel Sansern Kaewkamnerd, porte-parole du Centre pour la résolution de la situation d’urgence : « Quelques 500 extrémistes armés ont infiltré les rangs des « rouges » ordinaires. C’est pourquoi les soldats ont du faire usage, en dernier ressort, de leurs armes lorsque ces éléments ont ouvert le feu contre eux ». Même sil convient, en pareille situation insurrectionnelle, de se méfier de la guerre des communiqués, les observateurs sont plutôt enclins à croire le Colonel Sansern Kaewkamnerd. Cette infiltration par de la crapule ou des extrémistes violents ne fait aucun doute. Elle saute même aux yeux à l’analyse des images vidéo relayées ici depuis des semaines en liens.Triste.

 

Développements et tragédie annoncée

Tout le réseau du métro aérien de Bangkok (BTS) va être mis hors service aujourd’hui vendredi dès 16 heures locales pour préserver la sécurité des passagers, a indiqué le directeur du BTS, Anat Arbhabhirama. L’Administration métropolitaine a par ailleurs stoppé toute livraison d’eau ainsi que tout enlèvement des ordures dans la zone de Ratchaprasong, de crainte de voit ses véhicules saisis par les « rouges » pour renforcer leurs barricades, comme cela c’est déjà produit précédemment, ou de voir ses employés prix dans des feux croisés. Le co-leader des « rouges (UDD), Korkaew Pikulthong, a admis que les responsables des « rouges » sont maintenant très divisés, déclarant : « Certains de nos membres clefs souhaitent mettre un terme aux occupations, mais d’autres veulent qu’elles se poursuivent». L’ancien premier ministre sino-thaïlandais et multimillionnaire Thaksin Shinawatra, condamné pour corruption, déposé et en fuite, à qui la tragique situation dans laquelle se retrouve la Thaïlande doit beaucoup, a rédigé une déclaration publique qui a été lue par son assistant Noppadon Pattama. Non sans toupet, il a demandé de l’étranger au gouvernement »de maintenir le dialogue avec les protestataires pour résoudre pacifiquement le conflit politique et explorer des voies pouvant conduire à une vraie réconciliation ». Il aurait mieux fait de la fermer avant de l’ouvrir, lui dont il est notoire qu’il a joué un rôle considérable dans la tragique crise que traverse le Siam. Aujourd’hui toujours, à 16 :40 heure locale, ses partisans « rouges » ont mis le feu à des vieux pneus, placé des cocktails Molotov à l’intérieur et les ont fait rouler en direction des forces de l’ordre , qui ont riposté en tirant en l’air. Le leader « rouge » Natthawut Saikua, a de son côté lancé un ultimatum complètement irréaliste au Premier ministre Abhisit Vejjajiva pour qu’il « dissolve immédiatement le Parlement et retire les forces de l’ordre immédiatement, sans quoi une tragédie va s’abattre sur le pays durant la nuit » de vendredi à samedi. Curieuse façon qu’ont les supporters de Thaksin « de résoudre pacifiquement le conflit ». Fait édifiant, un homme de 33 ans a été tué et une vingtaine de fanatiques « rouges » ont pu êtres arrêtés derrière le « Night Bazar » de Lumpini, tout à côté de l’ambassade américaine, après avoir attaqué les forces de l’ordre à coups de billes de métal tirées par des frondes, ainsi qu’à coups de fusées explosives et de cocktails Molotov. Ce qui est aujourd’hui non contestable, c’est que le gouvernement Abhisit fait preuve d’une rare patience et d’une grande retenue face à l’intransigeance de certains leaders « rouges » qui manipulent sans vergogne, a coups de slogans démagogiques et d’argument propagandistes complètement faux, une partie des petites gens vers la violence, sans aucun profit eux. L’état d’urgence est maintenant décrété non seulement à Bangkok, mais encore dans 15 autres provinces du pays. Il en effet prévisible qu’une fois le centre de la capitale libéré, les extrémistes « rouges » vont tenter de porter le chaos en provinces, vraisemblablement d’abord à Udon Thani et Kong Khen, la deuxième ville en importance du pays. En ce moment même, à Bangkok, les extrémistes « rouges » affrontent sporadiquement les forces de l’ordre, notamment le long de la Rue Rajprapo et à l’intersection de Din Deng et Rangnam.Au centre Erawan, une personne vient d’être tuée et 22 autres blessées, dont quatre sont dans un état grave. Parmi les blessés de cet affrontement  entre « rouges » et forces de l’ordre figurent deux étrangers : un Canadien et un Birman. Triste.

 

Exit Seh-le-Rouge

e8b362ab1405074eLe major-général Khattiya Sawasdipol (Seh-le-Rouge), un officier félon populaire uniquement au sein d’une frange extrémiste des « rouges », a été touché et grièvement blessé à la tête par un tir à l’occasion d’une mêlée, émaillée de coups de feu et d’explosions, qui s’est produite aujourd’hui à Bangkok entre les forces de l’ordre et les « rouges » près de Sala Daeng, à l’intersection de l’avenue Rama IV. Cet exalté (photo) a reçu les premiers soins à l’hôpital Hua Chiew,  proche de l’hôpital  Chulalonkorn que les extrémistes « rouges » avaient investi il y a peu en dans une action  largement condamnée par la Croix-Rouge thaïlandaise et le corps médical. Seh-le-rouge a ensuite été transféré aux soins intensifs de l’hôpital Vajira. Exit donc, le major-général  qui réclamait l’insurrection armée à corps et à sang… des autres. Aux dernières nouvelles « Seh-le-rouge », dans le coma jusqu’ici, serait décédé. Mais ce n’est pas encore confirmé. Quatre autres  irréductibles « rouges » ont été blessés sévèrement dans cette échauffourée et sont traités à l’hôpital Chulalonkorn. Quelques 20 autres manifestants ont été plus légèrement atteints par des balles en caoutchouc durci lorsqu’ils ont voulu s’en prendre à un barrage des forces l’ordre non loin du parc Lumpini.

 

Eléphants de Chiang Maï: On ferme!

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Précédés par 12 éléphants, une centaine d’employés et de « mahouts » du camp d’éléphants  « Maetaman » et d’autres camps d’éléphants de la vallée de Mae Taeng ont protesté devant l’administration provinciale de Chiang Maï. Déserté par les touristes asiatiques et occidentaux, le camp « Maetam » (photos) a déjà du fermer ses portes. Madame Amphai Thapthong, du camp « Maetaman », leader de la manifestation, a remis une lettre au gouverneur de la province de Chiang Mai par laquelle elle demande au gouvernement de « redoubler d’efforts pour restaurer le secteur touristique en Thaïlande ». Madame Amphai a déclaré: « Les camps d’éléphant ont souffert des turbulences politique qui ont gravement affecté le secteur touristique. En ce moment, notre camp doit trouver chaque mois 2 millions de bahts pour payer les salaires et la nourriture des éléphants, alors que les touristes se font rares, au point que nous avons été contraints de fermer notre camp. » Anchalee Kalmapijit, président du « Love Elephant Club » a indiqué que si les éléphants du camp « Maetaman » sont toujours nourris, des employés devront être licenciés pour diminuer les dépenses en attendant le retour des touristes. « Ce qui nous aiderait grandement », a conclu Madame Amphai. Au vu de ce qui se produit en ce moment dans le pays, ce retour des touristes n’est probablement pas  pour demain. Au grand dam des éléphants domestiqués et de ceux qui en tiraient profit.

 

Chaos annoncé à Bangkok

La situation risque fort de tourner au chaos à Bangkok à partir de ce soir, à 18 heures. Simple exemple de la division qui règne en ce moment au sein des manifestants, le leader « rouge » Jatuporn Promphan a annoncé à ses militants qu’il allait envoyer un autre leader « rouge », Suporn Atthawong, pour superviser le démantèlement des barricades construites par les « rouges » en face de l’hôpital Chulalonkorn. Mais le délirant major Khattiya, « Sae le Rouge », s’y est opposé. Alors que la tension montait entre « rouges », Suporn Atthawong a finalement fait marche arrière, indiquant qu’il n’allait pas appliquer la directive reçue de démanteler ces barricades.De son côté, face à l’intransigeance de certains leaders rouges, le Gouvernement du premier ministre Abhisit Vejjajiva a fait savoir aujourd’hui qu’il a décidé de retirer son engagement de dissoudre le parlement et d’organiser de nouvelles élections en novembre prochain. « Comme les manifestants n’ont pas respecté les conditions convenues lors de toute une série de négociations, nous avons décidé d’annuler la date du 14 novembre pour des élections », a confirmé Korbsak Sabbhasavu, Secrétaire du Premier Ministre.Des diplomates européens, visiblement soucieux de préserver leur confort, ont exprimés leurs préoccupations au Gouverneur de Bangkok face à l’annonce des coupures d’électricité et d’eau dans les zones occupées par les rouges, où se trouvent précisément la plupart des Ambassades. Le Centre de résolution de la situation d’urgence (CRES) a tenu hier soir une réunion d’urgence avec de nombreux fournisseurs de services, comme l’autorité métropolitaine de l’eau, des transports publics ou les opérateurs de télécommunications, en vue de trouver un moyen de couper ces services avec un minimum d’impact sur les habitants des zones occupées par les « rouges ». Les représentants de ces divers prestataires de services ont indiqué au CRES qu’ils ne pourront interrompre leurs services sans que cela affecte beaucoup les habitants et les commerçants des zones occupées, plutôt que les manifestants eux-mêmes. Ces derniers ont d’ailleurs déclaré qu’ils n’en avaient que faire, qu’ils disposaient de générateurs et qu’ils tireraient leur eau directement des hydrantes.
Quoi qu’il en soit, le CRES a annoncé que le blocage total de la zone de Rajprasong occupées par les « rouges » prendra effet ce jeudi à partir de 18 heures. Les manifestants qui souhaiteraient en sortir le pourront, mais aucun ne sera autorisé à y pénétrer Les grandes avenues Phyathai, Phetchaburi et Wireless, où se trouvent notamment les ambassades des États Unis, de Grande Bretagne et de Suisse, seront complètement fermée à la circulation. Les véhicules circulant sur Rama IV Road, autre artère essentielle de Bangkok, seront sujets à des contrôles des forces de sécurité.

 

Grenade à Phuket

33729e8f74104c46A Phuket, des artificiers de l’unité 422 des “Border Patrol Police” (BPP) on retiré une grenade M67 active d’un sac en papier portant l’inscription “Combattre le réchauffement global”, suspendu à la grille du bureau d’ASTV, situé en centre ville de cette station très touristique. Le bâtiment abrite aussi le bureau du « Manager Daily » et du « Manager Online » dont un des propriétaires est le leader « rouge » Sondhi Limthongkul. Lorsqu’elle éclate, la grenade à fragmentation M67 est mortelle dans un rayon de 5 mètres, très dangereuse dans un rayon de 15 mètres et ses éclats peuvent se disperser jusqu’à 250 mètres de distance. Fort heureusement celle-ci n’a pas explosé. Elle était enveloppée d’adhésif, placée dans une boîte, elle-même déposée dans le sac en papier. De toute évidence, une manœuvre d’intimidation. Mais la grenade aurait tout aussi bien pu se dégoupiller, exploser, tuer ou blesser, si elle n’avait pas été manipulée expertement par les artificiers appelés au secours. Inquiétante façon que certain ont maintenant de faire la bombe à Phuket.

 

Tibétains Mondialisés

7d5369b4d9cae0b0Un jeune tibétain est mort de ses blessures après avoir été poignardé par un autre Tibétain lors d’une réunion privée, samedi dernier, au marché de Ramesh à Delhi (Inde), non loin d’un lieu où résident quelques 400 étudiants tibétains. La bagarre a commencé lorsque Thupten Dhargyal, 30 ans, a accusé Tashi Phuntsok, 23 ans, de lui avoir volé son téléphone c8ac86a04167215daellulaire. Ce dernier a alors sorti un couteau, poignardé Thupten Dhargyal au ventre et pris la fuite, avant d’être arrêté par la police. La victime, qui étudiait à la « Tibetan Homes School » de Mussorie est décédée à l’hôpital. C’est la deuxième affaire de ce genre en 2010. En janvier, toujours à Dehli, un autre Tibétain avait déjà poignardé à mort un autre Tibétain pour une broutille. Comme quoi les temps changent partout. Une certaine jeunesse aussi.

 

Chine Corrompue

La Chine est un pays très corrompu, au point que le Procureur suprême de la nation chinoise a du inciter fermement  toutes les instances gouvernementales concernées à s’attaquer sévèrement à ce phénomène qui pourri la société chinoise, comme d’autres, en particulier dans les domaines suivants : « Corruption d’officiels du parti communiste et des organes gouvernementaux, judiciaires, administratifs ou policiers. Corruption visant à acquérir des positions gouvernementales. Corruption pour échapper à l’impôt ou obtenir des prêts illicites. Corruption d’officiels en vue de vendre des produits de mauvaise qualité, incluant la nourriture, les médicaments, les équipements médicaux, les pesticides, les semences et les fertilisants. Corruption pour obtenir des profits par des achats de terrain, la démolition de bâtiments ou dans des projets agricoles. Corruption en obtenant ou distribuant de façon systématique des pots de vins ou corruption par de grandes quantités d’argent et pour couvrir des accidents avec des pertes importantes. » Si le Procureur suprême de la Chine a du intervenir, il y avait sûrement de bonnes raisons à cela.

 

Tension extrême à Bangkok

A partir de minuit ce mercredi 12 mai 2010, les autorités vont couper le ravitaillement en vivre et en eau, l’électricité, le téléphone et autres moyens de télécommunications ainsi que les transports dans les zones de Bangkok occupées par les « rouges » depuis maintenant près de deux mois, a fait savoir Sansern Kaewkumnerd, porte-parole du « Centre de Résolution de la Situation d’Urgence » (CRES). Il a précisé que ces mesures « font suite au refus des leaders rouges d’accepter le plan de paix offert par le Premier ministre ». Les habitants ordinaires de ces zones, ainsi que les ambassades, seront aussi affectés par ces mesures. Le CRES n’autorisera plus les bus ni les bateaux publics a traverser les zones occupées par les « rouges » et n’autorisera pas non plus le métro aérien (BTS) à s’arrêter à la station de Chidlom, ceci pour éviter que d’autres manifestants rejoignent les zones occupées. « Nous allons bloquer à 100% toutes les voies de transport » a clairement indiqué M. Sansern. De plus, le Ministre des transports, Sopon Sarum a fait savoir qu’il avait donné ordre aux chemins de fer thaïlandais de préparer des trains pour les lignes conduisant dans le nord, le nord-est et le sud du pays et de se tenir prêts à reconduire chez eux gratuitement les manifestants qui le souhaiteraient. Des bus ont aussi été préparés à cette fin. Mais le Ministère des transports a bien précisé qu’il « ne fournira pas ces services avant que les leaders rouges l’aient demandé ». Par ailleurs, six bases des « Border Patrol Police » (BPP), une unité spéciale de la police des frontières se préparent à accueillir 24 leaders des « rouges » lorsque ceux-ci se seront rendus ou auront été arrêtés, a indiqué le Colonel de police Supisal 141388Phakdeenaruenart. Il s’agit des bases BPP de Phetchaburi, Pathum Thani, Ratchaburi, Kanchanaburi, Chon Buri et Parchin Buri . A partir de là, ont peut affirmer que la balle est maintenant complètement dans le camp des « rouges ». Si leurs leaders vont à l’affrontement, ils devront en porter toute la responsabilité. La plupart d’entre-deux ne semblent pas le souhaiter, tout comme le gouvernement Abbhisit qui a été d’une  extrême patience et d’une retenue plus qu’exemplaire. Aucun gouvernement au monde ne pourrait tolérer l’occupation et la paralysie partielle de sa capitale pendant plus près de deux mois, comme c’est le cas à Bangkok. Mais un irresponsable, le félon major Khattiya qui se fait appeler « Sae le Rouge », un petit officier frustré né en 1951, qui dit volontiers :  »Le vrai soldat que je suis n’a jamais été promu au rang qu’il aurait mérité » (photo), un agité qui aurait du prendre sa retraite en 2011, mais qui a été suspendu de l’armée en raison de son indiscipline, pourrait tenter de mettre le feu à Bangkok en manipulant ses compatriotes venus des campagnes. « Les leader rouges adoptent une position de replis, mais pas les citoyens rouges. Maintenant les « chemises rouges » passent par dessus la tête de leurs leaders », a-t-il déclaré en faisant l’apologie de ses « Rônin Warriors », un ramassis d’aventuriers qu’il a recruté pour semer la panique et se faire valoir. C’est un individu de ce genre qui risque de mettre le feu aux poudres à Bangkok et ailleurs. S’il le fait, ce sera alors à toute la communauté internationale de le juger. Pour l’heure, la tension est extrême à Bangkok.

 

Vous allez Rire

abeille_2555Les abeilles, c’est  sympa.

 

Un certain ras-le-bol Falang

Le forum « Thaivisa » publie le commentaire d’un résident étranger de longue date en Thaïlande. Ce n’est là qu’une opinion, bien sûr. Mais elle traduit assez bien le ras-le-bol croissant des « Falang » résidents, ces Occidentaux qui avaient hier choisi la Thaïlande comme lieu de résidence permanente, pensant que c’était là un pays où il faisait bon vivre. Les temps ont changés, même si les marchands de voyages et leurs guides semblent curieusement ne pas encore l’avoir capté. Traduction libre de ce commentaire hautement actuel:

« Et bien, après 10 ans passés dans ce pays, j’en ai eu finalement assez. Avec la nouvelle route entre le Vietnam et la Chine, etc., et l’effondrement de la Thaïlande, les pays asiatiques frontaliers ou proches offrent de nouveles possibilité de vie «  sabai, sabaï », c’est à dire détendue. Par exemple, le Vietnam se présente comme la Thaïlande d’il y a environ vingt ans. Je ne vis en Thaïlande que depuis 10 ans, mais je sais comment cela à pu être jadis. Le Vietnam reste bon marché, magnifique, avec des gens agréables et de très belles femmes qui n’ont pas été « Farangisées », façon de parler. Ces pays vont offrir maintenant d’excellentes conditions de visas, de propriété de terrain et de commerces, des opportunités d’affaires, des actions de voyages, etc. De nombreux pays autours de tirent maintenant avantages du marasme politique, de la chute du tourisme, etc., qui rend la Thaïlande de plus en plus chère et donne même mal à la tête d’y rester plus longtemps. Croyez-moi lorsque je dis que j’ai vécu en Thaïlande sur des bases tout à faits légales, avec visa, permis de travail, etc. J’ai même possédé une bonne entreprise (usine), mais maintenant je suis tout simplement fatigué par tous les aspects négatifs de ce pays. Les 10 raisons principales qui me font maintenant quitter la Thaïlande sont :

  1. Les harassements en matières de visa et de permis de travail.
  2. La situation politique.
  3. Le système généralise du « double pricing » : un prix pour les étrangers, un autre pour les Thaïlandais.
  4. Aucune bonne fin de la Loi pour nous ici.
  5. L’absence de propriété en nom pour les commerces, terrains, etc.
  6. Les harassements administratifs en matières de visa et de permis de travail. (Oui, je sais, je l’ai déjà dit, mais on ne le répétera jamais assez !).
  7. Les choses qui deviennent chaque jour de plus en plus chères.
  8. La censure et les mauvaises conditions internet.
  9. Ils ne souhaitent pas vraiment nous voir résider ici.
  10. Dernier point, pas le moindre : Je suis fatigué des étrangers qui roulent les étrangers ici !!!

Je sais que qu’au cours des dernières années, de plus en plus d’étrangers occidentaux ont quitté la Thaïlande pour avoir le plaisir de résider dans des pays bien plus détendus et meilleurs marchés où vous pouvez maintenant vous permettre de vivre sur ou près d’une plage et posséder terrain et commerce à votre nom, etc., au lieu d’avoir à passer ces combinaisons thaïlandaises : 50% au nom de thaïlandais, 49% en votre nom et 1% au nom d’un avocat…
A ceux qui continuent à déclarer avoir du plaisir à vivre en Thaïlande, je souhaite vraiment bonne chance et espère que vous y aurez autant de plaisir que j’y ai pris pendant de nombreuses années. »

Les visas de longue durée – on ne parle pas ici des touristes -  sont  en effet un casse-nouilles permanent en Thaïlande, que ce soit de avec la discrétionnaire police de l’immigration ou les services mal coordonnés de l’emploi. Même si un retraité veut se rendre utile en volontaire dans une association, il doit obtenir un permis de travail, c’est tout dire! A chaque renouvellement de permis de séjour ou de travail, ou même de retraité, c’est toujours la même galère administrative et financière: des piles de documents -  toujours les mêmes – à photocopier en multiples inutiles, de photos nouvelles à fournir. Ça fait des frais et la police de l’immigration y gagne. Même avec un dépôt en banque de 800’000 bahts, ou une pension attestée de 65’000 bahts par mois dépensée sur place – cinq à six fois le salaire mensuel d’un administrateur d’immeuble  parlant anglais – un retraité occidental décent est contraint de s’annoncer tous les 3 mois, d’une façon ou d’une autre, à la police de l’immigration comme un délinquant libéré sur parole. Un étranger occidental ne peut absolument pas acquérir même un petit lopin de terre à son nom. Il peut faire transférer à son nom la maison qui est dessus, mais pas le terrain qui en dessous. Du délire! En plus, en Thaïlande, le métier de notaire n’existe pas. En matière de permis de travail,  de petits commerces ou usines, c’est encore pire. Quant au au système du « double pricing », un tarif pour les Thaïlandais, un autre  plus élevé pour les étrangers occidentaux, ils est appliqué sans vergogne jusque dans les parcs nationaux. Il est exact aussi que l’administration thaïlandaise n’apprécie pas trop les Occidentaux qui prétendent résider durablement en Thaïlande. Il existe même une expression qui dit: « Farang rhu maag, mae dee« , ce qui veut dire: « l’étranger occidental qui connaît beaucoup, ce n’est pas bon« . Au résident à l’année on préfère de loin les hordes moutonnières du tourisme de masse, qui dépensent beaucoup, à prix surfaits, et repartent après quinze jours ou deux mois en bêlant: « quel merveilleux pays, qui ne coûte rien!« . Ça rapporte plus. Quant à ne rien coûter, ce n’est vrai que pour les vacanciers qui ne comptent pas, mais sûrement pas pour les résidents. Vivre décemment à Bangkok, Chiang Maï ou ailleurs avec moins de 2’000 Euros par mois est tout simplement impossible si on sait compter  Enfin, il est vrai qu’il y a en Thaïlande toute une clique de zonards occidentaux, plus ou moins désargentés faute d’avoir su établir un budget réaliste, qui passent leur temps à tenter de se faire de l’argent sur le dos leurs compatriotes nouveaux venus. Dont acte.


 

Température dans le rouge en Thaïlande

On en sait plus sur les actions de guerre qui se sont produite au plein centre de Bangkok durant le weekend dernier (Pour prendre la mesure de ce qui se passe à  Bangkok, ne  pas manquer les images brutes du reporter Nichols Snow. en six liens ci-après). D’abord, vendredi vers 22 :45, on a tiré des rafales de fusil d’assaut M-16 (1) depuis le pont « Thai-Belgian » (2) qui sépare le parc (3) public de Lumpini et l’(4) avenue Silom, ceci (5) contre un (6) groupe d’une trentaine de personnes sur l’avenue Silom, près de la station du métro aérien de Saladeng. Ensuite, samedi à l’aube, à 01 :30, trois grenades ont été tirées par des lanceurs M-79 contre un point de contrôle des forces de l’ordre installé face à la porte No 4 du parc de Lumpini où sont retranchés les « rouges ». Ces deux actions terroristes au plein centre de la capitale thaïlandaise ont tué deux policiers, un autre étant toujours dans un état grave, et fait 12 blessés au sein des forces de l’ordre et du public. Actuellement 2’000 policiers à pieds sont en position où patrouillent dans la zone du carrefour de Ratchaprasong, en plein centre de la « Cité des Anges », que les « rouges » occupent depuis le 12 mars, soit depuis près de deux mois. Quelques 5’000 « rouges » venus principalement de Khon Kaen et de Udon Thani, dans le nord-est du pays (Isarn) on pu franchir sans encombre  les barrages de l’armée et pénétrer dans Bangkok…
Samedi, une étrange explosion a ravagé la chambre d’un hôtel de l’île de Larn, au large de Pattaya, occupée par quatre personnes. Les occupants retrouvés baignant dans leur sang. On ignore encore s’il s’agissait d’activistes préparant un mauvais coup. Par ailleurs, relation directe de cause à effet avec le capharnaüm politique qui prévaut maintenant en Thaïlande, non sans effets sur la société civile, la sécurité dans les stations touristiques commence aussi à se dégrader.
A 13 H. 18, dimanche, une alerte mal déclenchée au Tsunami, suivant un séisme d’une magnitude de 7,4 décelé au nord de Sumatra, a été interprétée par la plupart des touristes et résidents comme un ordre d’évacuation générale, entraînant une panique générale. Profitant de l’occasion, un jeune thaïlandais a attaqué une suédoise de 22 ans, Emilia Therese Andersson, juste à côté d’une tour d’alerte au tsunami pour lui arracher son sac. Comme elle résistait, il l’a poignardée plusieurs fois au bras droit. Bien précédemment un jeune australien de 20 ans a déjà été assassiné sauvagement à coups de machette au visage à Phuket, une autre touriste suédoise, Hanna Backlund, a été poignardée à mort en plein jour, une suissesse a été retrouvée sur une plage de Phuket, étranglée à mort avec la courroie de son sac à main. Sur l’île de Samui, une touriste britannique et une touriste irlandaise ont été violées. La semaine dernière encore, une japonaise de 14 ans a été attaquée dans une maison de Phuket par un gang d’adolescents thaïlandais, puis violée à répétition. Autrement, entre les tirs de M-16, de grenades M-79, les alertes au tsunami, les agressions et les viols, tout va bien. «Il n’y aucun danger pour les touristes, même pour les jeunes femmes seules, à voyager en Thaïlande», prétendent toujours certains sur des forums de guides touristiques, niant les réalités contre toute raiso, que ce soit par intérêt ou ignorance.
Par ailleurs, l’Ambassadeur des Etats-Unis à Bangkok,
Eric G. John, s’est fait diplomatiquement remonter les bretelles par le Ministre des affaires Kasit Piromya pour avoir relayé un message de M. Campbel indiquant « Nous soutenons fortement la feuille de route du Premier Ministre Abhisit pour une réconciliation et son engagement à organiser de nouvelles élections. Nous sommes aussi très encouragés par la réponse positive de l’UDD (les « rouges ») à cette feuille de route. » Comme cette réponse des « rouges » est loin d’être aussi positive que cela, cette intervention américaine a été perçue par le gouvernement thaïlandais comme « une intervention de Washington dans les affaires de politiques intérieures de la Thaïlande ». L’ambassadeur américain a donc du préciser: « Nous ne sommes ni pro, ni anti rouges. Nous soutenons les principes de non violence et résolution pacifique et le dialogue entre toutes les parties. Nous désirons promouvoir les relations entre notre deux pays et non pas prendre parti dans un débat politique partisan, car ce n’est pas à nous de modérer ou résoudre les conflits ». Jatuporn Prompan, un des leaders des « rouges » vient de déclarer lundi : « Le combat continue. Je n’ai rien à faire de savoir quand les manifestations vont prendre fin. Nous allons combattre jusqu’à ce que justice soit faite pour nos militants qui ont été tués ou blessés durant les échauffourées du mois dernier. Si les autorités ne résolvent pas ces cas, je préfère pour ma part mourir. » Il a ensuite jeté de facto la feuille de route de réconciliation du Premier Ministre Abbhisit à la poubelle, déclarant : « Ce n’est rien de plus qu’un instrument pour manipuler la société pour qu’elle fasse pression sur nous afin que nous mettions un terme à nos actions ». L’envoyé américain Campbell s’était donc bel et bien pris les pieds dans le tapis en se disantt, peut-être un peu hâtivement, « très encouragé par la réponse positive » des  » rouges » à cette feuille de route… Aux dernières nouvelles, la propriété du président de la Commission électorale thaïlandaise, Apichart Sukhagganond, située à Bangkok dans le district de Bang Sue à Bangkok, et la succursale de la « Bangkok Bank » de Ratchadaphisek-Lat Phrao, ont encore été attaqués à la grenade M-67 et autres explosifs de fabrication artisanale, dimanche et aujourd’hui lundi matin.

 

Le visage de la Terreur

d090a1bafcf74d5eLe Premier Ministre Abhisit Vejjajiva vient de l’affirmer haut et fort , c’est un officier félon de l’armée royale thaïlandaise, le Major General Khattiya 7679715365719e9a2Sawasdiphol (photo) , un partisan inconditionnel de l’ex premier ministre Thaksin, un officier suspendu de l’armée pour avoir rejoint l’ex premier ministre déchu à Dubaï et à Phom Phen sans l’accord de ses supérieurs, qui serait le cerveau de toutes les attaques à la grenade et autres actions terroristes qui ont eu lieu jusqu’ici dans Bangkok et le saboteur numéro un de toutes les initiatives d’apaisement. Ce personnage trouble, qui a pris pour nom de guerre « Sae Deng » ou « Sae le Rouge » a indiqué avoir pris le commandement de la sécurité de tous les rassemblements de « rouges ». Il aurait formé sa propre milice, baptisée « Ronins Warriors», un ramassis d’ancien rangers recrutés dans les environs du camp militaire de Pak Thong Chia, dans la province du nord-est (Isarn) de Nakorn Rajsima.  Les « Ronins » étaient autrefois au Japon des samouraïs ou chevaliers sans maître. Ce Khattiya Sawasdiphol, qui n’a rien d’un chevalier mais tout d’un Khmer rouge, aurait aussi fondé son propre parti sous le nom de « Khattiya Dharma » et recruté des membres dans la province de Songkla, dans le grand sud thaïlandais.

 

Coup de Jazz

Petit coup de Jazz pour chauffer, puis reposer le corps et l’âme.

 

Vous allez rire…

83d0517aa90ff978Les abeilles, c’est vachement bien.

 

Découverte Touristique

0-picture485eda58fc265456Les touristes japonais sac-à-dos, avides de nouvelles découvertes authentiques et pas trop chères, auraient trouvé un nouveau lieu exotique à visiter.  Il organiseraient maintenant des trekkings dans de typiques tribus francophones de l’Hexagone (photos). Il paraît que la nourriture est assez lourde, dont un plat traditionnel nommé « Bhou Ding Bhlan ». De plus ces indigènes sans-titre-13sont assez étranges dans leurs costumes traditionnels et adorent une déité  qui est faite de grosses bulles: la déesse « Chiang Pagne« . Certains ethnologues nippons y voient une relation avec la Chine de la IV dynastie des  « Zhé Mé Fhou duh H’mong » et le pagne africain. Des études approfondies seraient actuellement en cours, Des ethnologues de la « Sepuku Society » et une délégation du « Guide du Zonard Nippon » envisageraient de se rendre sur place pour étudier les possibilités pas trop chères d’hébergement chez l’habitant. Incroyable, tout de même le tourisme de masse, non?

 

Bon Dimanche Voyageur

lalibella-13-_jpgC’est plein de Chrétiens à La libella, au fond de l’Éthiopie.
Ne les oubliez pas en ce Dimanche: Ils vous ressemblent en Christ.
Même s’ils ne sont pas de la même couleur, ils ont le même Cœur.

 

C’est reparti pour un Coup de rouge

Trois policiers et deux passants ont été touchés vendredi par des tirs de deux hommes à moto sur l’avenue Silom de Bangkok, juste en face de la « Krung THai Bank ». Un des policiers est mort d’une balle dans l’estomac. Moins de trois heures plus tard, samedi à l’aube, une attaque à la grenade M79 a eu lieu, près de la porte No 4 du parc de Lumpini, sur l’Avenue Rama IV. Un policier est mort et trois autres ont été blessés par les éclats. Par ailleurs environ 2’000 « chemises rouges » de Khon Kaen et des provinces voisines, juchés à bord de quelques 200 pick-up, ont atteint à sept heures ce matin le barrage des forces de sécurité d’Ayuttahya, ancienne capitale du Siam. Après avoir fouillé les véhicules, l’armée a laissés passer les manifestants en direction de Bangkok. Allez comprendre pourquoi...

 

Réflexions de Marchés

Dans l’Histoire les Portugais ont contrôlé la moitié de la Planète Bleue,
les Espagnols l’autre moitié-moité. Quant au Grecs d’Alexandre, ils connaissaient
la mondialisation asiatique, mais pas les règles de Marchés.
Existerait-il d’autres valeurs plus belles que Lavanchy?  D’autres caleçons pour les bourses? Allez savoir

 

Le Vietnam bouge

Les employés de l’usine de puces pour ordinateurs  “Katolec Vietnam Coporation”, filliale du groupe japonais Katolec présidé par Eisuke Kato, située dans la zone industrielle de Quang Minh, près de Hanoï, ne sont pas contents du tout. Quelques 800 d’entre-eux viennent de manifester bruyamment pour demander des salaires plus décents. Déjà, au début de l’année, 10’000 employés de l’usine  de chaussures “My Phong”, à Bien Hoa, avaient protestés vertement contre leurs salaires d’esclaves: 30 euros par mois. De violentes échauffourées s’étaient produites entres les travailleurs du peuple et les forces de sécurité populaires. Les Vietnamiens ordinaires commencent aussi à en avoir sérieusement ras-le-bol d’être exploités comme des bêtes, aussi bien par leur régime dictatorial que par les industriels mondialisés, asiatiques  ou occidentaux. Les choses bougent, même au Vietnam du nord.

 

Radioscopie d’une Dangereuse mascarade Colorée

sans-titre-1A l’examen de la radio, mais aussi  des journaux, indigènes, la situation tourne à une dangereuse et colorée mascarade politique en Thaïlande. Les « jaunes », ceux qui avaient bloqué l’aéroport international de Bangkok, refusent maintenant l’apaisante « feuille de route » du Premier ministre Abhisit, alors que les « rouges » viennent de la signer, tout en chipotant sur les conditions. Ils parlent de « lever le camp » à Bangkok mais, par ailleuirs, plus de 600 « rouges » fâchés, venus de diverses provinces du nord-est se sont réunis devant le bâtiment de l’administration provinciale de Khon Kaen, la deuxième ville en importance de Thaïlande, une cité industrielle du nord-est du pays (Isarn). D’autres « rouges » convergent en ce momesans-titre-11nt même vers un point de ralliement situé près du barrage de Lam Takong à de Nakhon Ratchasima, autre ville du nord-est. Les « rouges » forment en ce moment  une caravane de quelques 130 pick-up qui, précédée par 2 camions lourds à 18 roues destinés à forcer les barrages de police, et se proposent de foncer sur Bangkok. La radiographie de la situation est donc loin d’être claire, quoique…. La pagaille poltiique va continuer à se répandre dans les provinces et se sera encore pire si les forces de l’ordre interviennent de façon musclée à Bangkok pour libérer la capitale des « rouges », comme le désirent  les « jaunes ». Certains rouges et jaunes risquent donc fort d’avoir des bleus et la tête comme une orange,  voir pire, si les mesures d’apaisement du Premier ministre n’obtiennent pas le feu vert des « jaunes » et des multicolores. Ne cherchez pas à comprendre, c’est du Siamois. Quoi que… D’étranges similitudes commencent à se faire jour sur le fond entre la Thaïlande et la Grèce: Les gens ordinaires en ont plus que ras-le-bol des politiciens causeurs et des financiers mondialisés avides. Il va peut-être falloir y prêter meilleure attention, ici comme là-bas.

 

Anniversaire Important

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Aujourd’hui dans la Thaïlande des fureurs,  des divisions et des larmes,

c’est le Jour anniversaire du Couronnement de Sa Majesté.

Longue Vie à Sa Majesté!

 

Argent européen pour le Laos

L’Union Européenne a mis à disposition de la République populaire du Laos un total de 58 milliards de kip pour 2010, soit 5,3 millions d’Euros, une fortune dans ce pays, ceci afin de financer des projets non gouvernementaux en matières de réduction de la pauvreté et d’initiatives en faveur des droits de l’homme. Peuvent avoir accès à ce bon argent venu d’Europe: Les organisations non gouvernementales, des instances variées de la société civile laotienne, des autorités locales, des organisations de laotiens ou des minorités ethniques, les syndicats, les associations de femmes, les médias, les organisations de consommateurs ou les institutions académiques laotiennes. Il ne reste qu’à espérer que cet argent européen servira aussi à veiller à la protection des droits de l’homme des centaines de nord-coréens qui fuient l’abominable régime de la République populaire de Corée du Nord via la Chine et la République populaire du Laos, pour se rendre ensuite en Thaïlande et, de là, gagner la Corée du sud. Il y a en effet beaucoup de travail à faire au Laos pour protéger les droits de l’homme de ces victimes nord-coréennes. En Chine aussi. Le Chargé d’affaires de la Commission de l’Union Européenne pour le Laos est M. Henry Prankerd.

 

Sécheresse dans le Yunnan chinois

Le Yunnan, une province montagneuse du sud-ouest de la Chine connue pour la diversité de faune et de sa flore (voir : « La Croix Tibétaine »), traverse une période de grave sécheresse depuis le début de l’année, menaçant diverses espèces rares. La population des oiseaux aquatiques, y compris la grue et la sarcelle de Sheldrake, a diminué de 70 % près du lac Napahai, dans le nord de cette province. Les éléphants d’Asie refusent rester dans les forêts desséchées des montagnes de sud-ouest où il ne trouvent plus de nourriture en quantité suffisante, causant ainsi des ravages dans les cultures situées autour des villages. Une réserve naturelle de plus de 5’000 hectares a été dévastée par la sécheresse, augmentant la désertification dans le secteur oriental. Des espèces rares du nord-est, comme le cycas sauvage de sagou, ou l’arbre à colombes, commencent à disparaître. Tandis que la sécheresse contraint les oiseaux migrateurs à voler plus loin et plus tôt que d’ordinaire. Les précipitations réduites et l’augmentation de la chaleur ont aussi débouché sur un accroissement considérable des populations d’insectes, qui infestent maintenant 2’300 hectares de forêts du secteur, soit 70% de plus qu’avant cette sécheresse.

 

Brèves de Pattaya

Quelques 1’000 résidents de Pattaya et Naklua opposés au manifestations de Bangkok ont manifesté, pour la deuxième fois, dans les rues de Pattaya demandant au Premier ministre de ne pas dissoudre le Parlement et de ne pas démissionner comme les « rouges » le voudraient. Ils ont aussi incité le gouvernement a « ne pas se montrer faible et à rétablir l’ordre avec fermeté, même si des dommages et des blessés devaient s’en suivre« . En matière de blessures, un moto -taxi qui s’était mêlé d’une dispute entre trois Coréens et une thaïlandaise, s’est fait tirer une balle de 9 mm dans la jambe à l’angle du Soi 6 et de la deuxième rue. Il ne faut contrarier les touristes asiatiques… Par ailleurs, une jeune touriste japonaise de 20 ans, souhaitant rentrer à son hôtel « Hard Rock » a loué les services d’un moto-taxi. Au lieu de la conduire à bon port, ce dernier l’a emmenée à toute vitesse sur une plage déserte et agressée en vue de la violer. Probablement adepte des arts martiaux, la frêle japonaise de 20 ans s’est défendue et a étendu son agresseur. Blessé et en sang, celui-ci s’est enfui. La jeune femme a alors appelé la police qui l’a trouvée elle même sale et en sang et la conduite à l’hôpital. Autrement, une dizaine de résidents thaïlandais et étrangers de maisons située dans le l’urbanisation « Rawiporn Village » on posé plainte : Ils se sont vu voler le compteur d’eau de leur maison, après s’être plaint des tarifs prohibitif que l’administration de ce « Village » leur appliquait pour l’eau. A par cela, en raison de la désertion en masses des touristes Chinois qui les nourrissaient jusqu’ici, les singes macaques de Kho Ped, une île voisine de Pattaya, crèvent de faim au point la Marine a du leur venir en aide. Mais cela n’a pas suffit. « Les quelques Russes et Européens qui continuent à visiter cette île ne sont plus en nombre suffisant pour nourrir les singes », a indiqué l’office du tourisme thaïlandais (TAT).

 

Le Siam aux antipodes de la Sérénité

En dépit de ce qui a été un peu hâtivement claironné dans la presse occidentale, les « rouges » n’ont pas accepté sans autre la « feuille de route » exposée par le Premier ministre thaïlandais. De même, le Premier ministre a subordonné l’organisation éventuelle de nouvelles élections le 14 novembre prochain à l’acceptation des 5 points de sa « feuille de route » par les « rouges ». La situation n’est donc pas si rose qu’on peut le croire.


Cette « feuille de route » en cinq points, telle qu’exposée lundi dernier à la télévision par le Premier Ministre Abhisit Vejjajiva prévoit: 1) La monarchie de doit pas être utilisée comme un instrument dans le conflit politique; 2) Le pays doit être réformé en résorbant les disparités économiques et les inégalités; 3) Les médias doivent éviter toutes publications pouvant exacerber les conflits politiques ou sociaux; 4) Un comité d’enquête indépendant doit être nommé pour examiner les incidents mortels qui ont impliqué les forces de l’ordre et les manifestants ; 5) Le processus de réconciliation doit être réalisé avec la coopération de toutes les parties. Mais le Premier Ministre bien précisé que « ce n’est que si ces 5 points sont réalisés et que cette « feuille de route » n’est pas interrompue », que des élections pourraient se tenir le 14 novembre 2010. « A défaut ces élections pourraient êtres reportées ».


Les leaders « rouges », pour leur part, ont déclaré n’accepter cette « feuille de route », que sous quatre conditions : « 1) Une date claire pour la dissolution du parlement devant paver la route de nouvelles élections le 14 novembre ; 2) aucune amnistie pour les cas pendants de terrorisme et d’atteintes antimonarchiques en cours d’enquêtes ; 3) la cessation immédiate de tous types d’intimidation ; 4) l’arrêt immédiat de toute implication de la monarchie dans le conflit politique ».


A quoi le Premier Ministre a rétorqué mardi dernier que  l’activation de la « feuille de route » gouvernementale se fera sans considération pour la façon dont les « chemises rouges » pourront répondre à ses ouvertures de paix. Il a aussi rappelé que les élections prévues pour le 14 novembre pourront êtres retardées si les leaders des « chemises rouges » n’acceptaient pas les 5 points de la « feuille de route ».


Le président de la Commission électorale, M. Praphan, a indiqué que pour que des élections puissent se tenir le 14 novembre 2010, la dissolution du Parlement devrait intervenir entre le 16 septembre et la fin du mois de septembre 2010, «  car la loi électorale stipule que l’élection doit avoir lieu entre 45 jours et un maximum de 65 jours après la dissolution du Parlement ». Il a aussi précisé que le coût estimé de ces nouvelles élections serait de deux milliards de bahts. Mais M. Praphan a aussi déjà indiqué qu’il « était préoccupé par de possibles problèmes à venir dans plusieurs provinces lors de la campagne électorale ».

Nonobstant cela, le leader rouge Nattawut Saikua a déclaré : « Nous exigeons que le gouvernement indique clairement par une résolution à quelle date le Parlement sera dissout ». En résumé et pour le moment, on tourne en rond en essayant de sauver la face, d’autant que les leader rouges ont  fait savoir que leurs troupes « ne bougeront pas de Bangkok avant que la date de dissolution du Parlement ait été exprimée ».

En attendant, le Cabinet, a approuvé un budget additionnel de 249 millions de bahts (7,7 millions de US$) pour couvrir les dépenses des 29’700 policiers engagés dans le maintien de l’ordre en le 17 mars et le 6 avril dernier, ainsi qu’un budget supplémentaires de 28 millions de bahts pour Département des enquêtes spéciales (DSI). Histoire peut-être de se concilier les bonnes grâces d’une police qui mériterait, elle aussi, d’être profondément réformée… De courts messages vont aussi être envoyés par SMS sur les téléphones portables des manifestants pour les informer sur les mesures prises par les autorités pour les inciter à quitter Bangkok et rentrer chez eux.

Et comme par hasard, tel un Ponce Pilate sorti de sa boîte, Thaksin Shinawatra, bien au frais du côté d’Amsterdam où il a engagé un puissant cabinet d’affaires international pour défendre ses intérêts, a donné hier 4 mai un coup de fil à un  meeting du «  Pheu Thai Party ». A cette occasion, cet ex-premier ministre condamné pour corruption, déposé par coup d’état et toujours en fuite, un homme  à qui  doit beaucoup la tempête qui s’est abattue depuis sur la Thaïlande, a virginalement  déclaré aux journalistes du grand quotidien « The Nation » : « Il appartient au chemises rouges d’accepter l’offre du Premier ministre. Ça n’a rien à voir avec moi. Tout est loin derrière moi maintenant. Je ne suis qu’une petite pièce du mouvement des chemises rouges. Je suis en bonne santé. Demain sera placé sous de bons auspices et ce serait bien que nous ayons une réconciliation ». Thaksin a conclu en ajoutant qu’il pourrait revenir au pays: « Je me fais juste l’écho des prédictions d’un astrologue lorsque j’ai déclaré que je pensais revenir en Thaïlande avant la fin de l’année». On croit rêver.

Le maelström, politique et social dans lequel est plongé la Thaïlande, avec les graves incidences économiques que cela suppose, est donc encore loin d’être résorbé. De toutes façons il paraît  illusoire de croire que le pays pourra, comme le prévoit cette « feuille de route »,  » être réformé en résorbant les disparités économiques et les inégalités« … en l’espace de quelques mois. La « bulle siamoise » réserve hélas encore d’imprévisibles et fâcheuses surprises. Pour l’heure, le Siam  demeure aux antipodes de la sérénité. Et cela risque fort de durer encore longtemps.