La Chine, comme toute les nations, a le droit de disposer de ses forces armées. Mais le problème est que la Chine n’est pas une démocratie, comme
beaucoup d’autres nations occidentales avec qui elle traite ou s’implante en douce, mais en force. Nonobstant ses riants dehors cosmétiques c’est une dictature répressive dirigée par un parti unique, le parti communiste chinois, comme jadis le Reich allemand l’était par le NSDAP. Utilisant à fond ses services de renseignements technologiques d’État, bénéficiant en cela de multiples diasporas à travers le monde, l’autocratie chinoise vole ou achète à des avides, des technologies de pointe de tous les côtés, copie à tour de baguettes et se bricole des forces de frappe de plus en plus inquiétantes. Le coup de propagande manipulé que la Chine s’est offert récemment a même pris les démocratiques États-Unis par surprise : La « révélation » sur une piste de l’Institut aérien de Chengdu, certainement approuvée en coulisses, du prototype d’un nouvel avion de combat « invisible », pas encore au point au niveau des moteurs, notamment, mais destiné à faire la nique au F-22 « Raptor », le dernier cri des avions de combat américain de technologie « stealth » qui permet d’échapper aux radars adverses, a considérablement agacé les analystes militaires de Washington D.C. Ce qui n’est pas bien. Non contente de se la jouer provisoirement grandiose avec la dette américaine, la dictature chinoise veut aussi se doter d’un porte-avions alors qu’une grande majorité de ses peuples vit encore comme au moyen-âge. La Chine développe aussi toute une panoplie de couteuses armes high-tech, pas seulement défensives. Il est très improbable que la Chine communiste
s’en prenne un jour militairement à l’Europe, au bassin méditerranéen, à l’Afrique, l’Amérique du nord ou du sud, autrement qu’économiquement – ce qu’elle fait déjà avec une mal ressentie agressivité et une grande suffisance commerciale. De toutes façons, la Chine ne va pas tarder à rencontrer des problèmes sociaux considérables, d’abord chez elle, mais aussi avec les autochtones des pays où ses sociétés d’état et ressortissants se sont implantés trop vite et en nombre, sans effort d’intégration aucun,. La propension Han à considérer tout ce qui n’est pas Han comme inférieur est un trait de caractère notoire des Chinois. Et cela pose déjà problème, notamment en Chine, en Algérie, en Tunisie, au Kenya et demain certainement ailleurs. Son modèle tyrannique d’exploitation sans vergogne des plus humbles et de leurs ressources, par une castes d’affairistes communistes en partenariat avec des faiseurs d’argent indigènes ou mondialisés, allume déjà la mèche. L’autocratie chinoise s’impose dans toute l’Asie où ses diasporas ont infiltré profondément l’économie, que ce soit en Thaïlande, au Laos, au Cambodge, en Birmanie, en Corée du Nord ou ailleurs. Les diasporas chinoises des Philippines et de Thaïlande ont déjà fait l’objet de graves mises en cause. En Thaïlande les Chinois ont été contraints d’adopter des noms thaïlandais ou d’êtres chassés du pays et, aux Philippines, des attaques armées contre des Chinois se sont déjà produites. La Chine a une stratégie impériale, qui n’est pas sans rappeler celle des fascistes Japonais de jadis : « l’Asie aux Asiatiques », la « Grande Asie , « Quant écraser œuf dans main, Jaune rester mais Blanc foutre le camp« , air connu depuis Ho Chi Minh. Pour ce qui concerne le continent, asiatique il serait inexact de prétendre que la Chine communiste n’est ni impérialiste, ni belliqueuse. Le parti communiste a pris le pouvoir par les armes en Chine, Elle a affermi par la force son contrôle sur le Tibet, ses mines d’or et autres barrages hydroélectriques, puis largement soutenu la Corée du Nord dans son attaque de la Corée du sud et a 
massivement engagé ses troupes dans cet acte d’agression. Elle a aussi jadis attaqué les forces Indiennes dans le Cachemire, provoqué les forces de l’ex union soviétique sur le Fleuve Ousouri – le Fleuve Amour – et pourrait avoir à terme des ambitions sur l’Extrême-Orient de la Nouvelle Russie, voir de la Mongolie, là où les ressources énergétiques dont elle a besoin abondent. comme l’ont fait jadis les Japonais. Les États-Unis, ne l’oublions pas, sont aussi une nation du Pacifique, avec des intérêts multiples et considérables dans la région, tout comme, l’Inde, le Pakistan, le Bangladesh, la Birmanie, la Thaïlande les Philippines, Taïwan, le Japon, la Corée du Sud et la Nouvelle Russie d’Extrême-Orient. Si les leaders chinois communistes – la Chine historique n’a pas été tant le fait des Hans du bassin du Fleuve Jaune que des Mongols ou des Mandchous – se la jouent trop orgueilleuse et trop impériale – ce qui est leur point faible majeur – cela risquerait alors de chauffer dans la région. La Chine partenaire responsable d’échanges équitables au profit de tous, oui. Mais une dictature communiste chinoise souveraine , pratiquant le dumping, foulant aux pieds les valeurs occidentales, tout en s’offrant à tour de bras des entreprises occidentales – mais pas seulement – avec la complicité d’avides mondialisés, non. Si la Chine a été mise en coupe réglée au XIXe siècle par les puissances impériales occidentales, ce n’est pas une raison pour qu’elle se la joue de même au XXI siècle. C’est un peu comme l’eau, non pas lustrale mais ferrugineuse: Il ne faut pas en abuser même si on est Mandarin, comme on le clame déjà, non sans raisons, dans certains pays Méditerranéens – mais pas seulement. « Les « Chinois à Paris » du prémonitoire Jean Yanne n’est plus un film burlesque. L’agressivité commerciale, la vénale et orgueilleuse suffisance communiste chinoise est devenue, avec la complicité d’avides mondialisés qui prétendent œuvrer au profit du bonheur de tous, une sournoise, envahissante et inquiétante menace pour les paix sociales, en particulier dans les démocraties, mais pas seulement. Certains politiciens européens, américains, africains ou asiatiques en conviennent déjà, le disent et les rues bougent. Les gouvernements seraient bien avisés d’en tenir compte promptement,. Les mandarins affairistes communistes et leurs partenaires globalisés aussi,. Sans quoi ils risqueraient peut-être, un jour pas si lointain, de se retrouver tout chose sur leur culte… de l’argent à tous prix.