Archive for the ‘Union européenne’ Category

Pause Arthur

De Rubis et de Pierres

 

Grosse cuite dans les Grands crus

A première vue et de bonne source, à savoir les pondérés propos tenus par le raisonnable et estimé Conseiller Général du canton de Saint-Symphorien, M. Philippe Carreyre (à dr.), dont dépend Hostens, près de Bordeaux, où s’est produit une rixe entre 3 jeunes indigènes alcoolisés et au moins 6 étudiant(e)s chinois(es) de l’Ecole de viticulture et d’œnologie « La Tour Blanche » (à g.) –  dont une fille, âgée de 24 ans, a été blessée à la pommette par un coup de bouteille qui n’était pas forcément de vin mais qui a tout de même  nécessité une petite intervention au CHU de Bordeaux, aurait plus à voir avec une bagarrette entre jeunes qu’avec une immonde action xénophobe concertée, même si des propos fleuris à connotations xénophobes ont pu fuser de part et d’autre. Les 3 jeunes indigènes, « connus dans la commune pour leurs incivilités qui ne visent pas une catégorie de population particulière » comme l’a déclaré l’honorable Conseiller Général, auraient commencé à boire vers 16 heures. «Ils ont fini leur soirée sur la place de l’église non loin du domicile des étudiant(e)s chinois(es). Vers 22h00, un habitant de la résidence de ces étudiants, un Français, aurait prévenu les jeunes et incivil fêtards qu’il allait alerter la Gendarmerie pour tapage nocturne. Ils ont alors quitté les lieux mais sont finalement revenus vers minuit, encore plus alcoolisés, tambouriner à la porte de cette résidence. » Chacun(e) sait que les jeunes Chinoises peuvent êtres charmantes au point de pouvoir faire bouillir la testostérone des jeunes gars, de terroir ou pas, surtout lorsqu’ils ont trop bu. Mais pas seulement… C’est alors que 6 étudiant(e)s chinoi(e)s de cette maison estudiantine pleine de nanas exotiques – qui compterait au total, « 8 filles et 3 garçons chinois âgés de 22 à 30 ans » – sont sortis courroucés et qu’une une rixe a éclaté. Pour qui les connait un tant soit peu, les jeunes et moins jeunes Chinois, surtout de famille aisées, mais pas seulement, sont loin d’être des enfants de cœur prêts à se laisser importuner où que ce soit, même chez eux (à g.). Ils peuvent cas échéant se montrer très arrogants, horriblement xénophobes, insultants voire franchement agressifs, les « Filles du Ciel » étant parfois, sous leurs airs angéliques, aussi combatives que les garçons. On est est dès lors en droit de se demander : « Qui a engagé l’agression physique dans cette historiette de fêtards à 6-8 contre 3 et à la « tu me pousses, moi aussi, fils de lapin, sale chinetoque et pan sur la face »?  Quoi qu’il en soit, les trois jeunes Hexagonaux, alcoolisés autant qu’inopportunément incivils et tapageurs, ont promptement été arrêtés par la police et déféré dimanche dernier devant la Justice française. C’est à Elle –  et à personne d’autre dans le respect de la séparation des Pouvoirs – qu’il appartiendra de séparer l’ivraie du bon grain puis de trancher, voire de punir. En cela les propos tenus en marge de « Vinexpo » par M. Stéphane le Foll,  Ministre de l’agriculture, semblent avoir été un brin hâtifs voire arrosés et incidemment très « politiques », pour ne pas dire « économiques ». Pour une critiquable, voir condamnable bagarre entre jeunes, dans laquelle les insultes ont probablement fusé de tous côtés,  le vocabulaire chinois étant très riche en la matière (à g.) ce qui a probablement été plus dur à comprendre en Mandarin – l’intervention de son Altitude Vertigineuse M. le Ministre de l’Agriculture aura eu toutefois le mérite de replacer en pleine lumière l’épineux « marché » vineux représenté par la Chine communiste, non sans la participation de la République française, mais pas seulement. Le château « La Tour Blanche » a été cédé à l’Etat français en 1909 déjà, par M. Daniel Iffla (à dr. en bas), un magna issu d’une famille juive marocaine, qui fit fortune dans la banque à Paris. En gros et très résumé, après une faillite retentissante, ayant pris pour nom « Osiris » – dieu et roi mythique de l’Egypte ancienne,  créateur de l’agriculture et de la religion –  Daniel Iffla se découvrit une vocation de mécène, fit édifier des synagogues, une statue de Jeanne d’Arc à Nancy et bien d’autres choses, collecta aussi des reliques napoléoniennes et acheta  le domaine de « La Tour Blanche ». Mécène décoré de l’Ordre d’Isabelle la Catholique – son épouse était Chrétienne – il légua  en particulier des richesses à l’Institut Pasteur, mais aussi le domaine de «La Tour Blanche » à l’Etat français, à  condition que le Ministère de l’Agriculture – celui de M. le Foll aujourd’hui – y édifie une école de viticulture et de vinification, ce qui fut accepté en 1909 et réalisé deux ans plus tard. Mais reposant désormais sous des tonnes de marbre blanc dans la Basilique Saint-Pierre-aux-Liens de Paris, sa tombe étant surmontée de statues en bronze de Moïse et de Michel-Ange, M. Daniel Iffla était peut-être loin de se douter que cette école du prestigieux domaine de « La Tour Blanche », toujours soutenue en partie par le budget de l’Etat français, allait un jour former de jeunes viticulteurs et œnologues pour le compte de l’Empire du Milieu…. Certes les meilleurs « grands crus » ne sont pas là que pour être bus, mais surtout pour être vendus. En cela, la Chine des nouveaux riches apparaît aujourd’hui  comme un juteux autant que prometteur « marché ». Les vins délicieux produits par « La Tour Blanche » y sont commercialisés par « C&D Wines », un énorme conglomérat chinois, établit d’abord à Shanghai, actif dans l’immobilier, l’importation et la distribution, un faisceau d’entreprises maintenant classé au nombre des 100 premières compagnies chinoises.  En novembre 2009 déjà, sa branche vineuse ayant obtenu le monopole de la distribution et vente en Chine de 13 « grands crus classés », elle établit à Xiamen le « Château Chunchun » d’où elle a désormais implanté « un système de monopole sur des vins haut de gamme », comme elle l’a publié elle-même. En 2009, « C&D Wines »  s’est encore assurée l’exclusivité sur le cognac français « Jules Gautret » sur le « marché » chinois et, en 2010, un autre monopole sur « 5 châteaux ». Les vins et autres spiritueux dont elle assure l’importation, la distribution et la vente en Chine continentale ne sont d’ailleurs pas que Français, mais aussi Allemands, Britanniques,  Italiens, Espagnols, Portugais mais aussi Chiliens, Américains, Australiens et autres. Ainsi va la globalisation. Ceci dit,  le « marché » qui fait courir aussi une certaine France, recèle des pièges en formes d’auto-goals à terme. Les puissants et argentés Chinois côtiers ne font pas que de former en France certaines jeunes élites à l’œnologie : Avec le concours de la France, mais pas seulement, ils ont fait planter et continuent à faire planter des milliers d’hectares de vignes de plants en tous genres, édifient  de toutes pièces des copies de « châteaux » (à g.), produisent déjà, avec le concours de « compradores » français mais pas seulement, des vins excellents qui promettent, si ce n’est déjà le cas, de rendre moroses à terme les valeureux producteurs traditionnels de nectars français et européens, avec suite d’épuisements de valeurs, chômages, faillites et frais. La jeune fille qui s’est fait blesser à la pommette – ce qui est inadmissibleserait la fille de l’ancien maire d’une grande ville chinoise, allez deviner laquelle… Mais ce qui est aussi intéressant dans toute cette agitation qui sent le bouchon ou le liquide, c’est qu’à l’heure ou plus de 20’000 étudiants Chinois se trouveraient en France,  les plus humbles blogueurs chinois restés au pays semblent très partagés sur le déplorable incident d’Hostens, un lieu plus que charmant. Les laborieux Chinois lambda, qui sont aussi des gens souvent intelligents, sans pour autant avoir les moyens de s’offrir à bas salaires des grands crus classés, savent parfaitement que ces histoires vineuses sont surtout affaires d’élites fortunées, pleines de snobismes autant qu’avides et pas seulement chinoises. Ils le disent même sur leurs blogs. Fusse à leurs risques et périls, tout particulièrement en Chine côtière des gros rouges. Jean-Louis Conne

 

Derviche Story

La Turquie semble se calmer, peut-être un peu sèchement aux goûts des agité(e)s en faux « Nique » chinois ou autres copiés « Oui Thons », mais certains murmurent déjà que « c’est très bien ainsi ». Ils en profiteraient même pour rappeler au passage aux temps argentés et affolés, que les derviches dits « tourneurs » – Derviche  est mot qui vient du persan et veut dire « pauvre » – ne sont pas que des gazés lacrymogènes de «parties de raves», exotiques, mais des ascètes soufis semblables aux Chrétiens moines mendiants, aux Sâdhous de l’Inde ou autres Bouddhistes acétiques. Le chapeau rigolo qu’ils portent n’est pas là pour amuser la galerie de la place Taksin, mais symbolise plus humblement la pierre tombale à laquelle nous sommes toutes et tous promis, un jour ou l’autre.  C’est ça aussi, la Turquie. Certain(e)s coincé(e)s du pixel ou du Molotov pourraient également en prendre de la graine. Elles ou ils y verraient peut-être plus clair dans leurs avenirs. JLC

 

Espérances dans les Tulipes

Tout le monde le sait maintenant et c’est bon signe: Le modéré M. Hassan Rohani (à dr.) vient d’être élu au premier tour nouveau Président de la république islamique d’Iran. De son nom de naissance Hassan Feridon, le nouveau Président de la Perse millénaire est né le 12 novembre 1948 à Sorkheh, non loin de Semnan, un lieu qui abrite aussi un centre spatial où a notamment été présenté le missile « Sejjil-2 » (en bas, à g.). Mais enfin l’Iran a aussi bien le droit de dissuader ceux qui prétendraient la mettre en Perse. M. le Président Hassan Rohani a d’abord, durant 9 ans, fait des études religieuses dans les écoles de Semnan puis de Qom, avant d’obtenir une licence en droit à l’université de Téhéran. Il a ensuite poursuivit ses études à l’étranger et emporté un doctorat en droit à l’université calédonienne de Glasgow, en Écosse, qui n’a rien à voir avec la Calédonie mais tire son nom du latin « Caledonia »  que les Romains donnèrent jadis à ce qui est aujourd’hui l’Ecosse et, on va rire, linguistiquement rattachée à la Perse…. L’un des objectifs centraux de cette réputée université est de « promouvoir le bien commun », ce qui n’est pas rien, d’autant qu’elle a des partenaires, notamment en Chine et à Oman, et que son « Chancelier » actuel est M.  Muhammad Yunus, une éminence du Bangladesh, fondateur de la première institution de microcrédit sous le nom de « Gramen Bank », ce qui lui valut le Prix Nobel de la Paix en 2006, puis le titre de docteur honoraire en Lettres de cette université écossaise, en 2008. Tout cela semble sans fausse note, d’autant que le Chancelier » de cette université où M. le Président Hassan Rohani est devenu Docteur en droit, a été marié une première fois aux États-Unis avec une fille d’émigrés russes où il a toujours une fille, une talentueuse soprano de niveau international, qui vit à New York où existe la plus grande communauté israélite au monde en dehors d’Israël. C’est fou ce que la Terre des Hommes est petite… Évidemment, ce qui demeure un peu exotique pour les Français, mais pas seulement, surtout depuis la loi sur la séparation entre l’Eglise et l’Etat initiée par le député Aristide Briand (à dr. en bas) – lui aussi Prix Nobel de la Paix en 1926  -  adoptée le 9 décembre 1905,  c’est qu’un religieux se retrouve en 2013 à la Présidence d’un État. Certain(e)s disent même que ce n’est pas nécessairement bon de mélanger Foi et Politique, ce qui a pourtant été le cas durant des siècles en Occident et qui l’est toujours au Vatican,  un État dirigé par un Pape sympa, mais Pape tout de même. On serait donc mal venu de prétendre chercher des soupapes désagréables à l’Iran, cette Perse qui chemine à son rythme, dans son Histoire et ses Cultures complexes, mais sans avoir forcément à rendre les Folamour maussades avec ses recettes locales en forme de « yellow bidules»… Restent bien sûr son pétrole et son gaz, qui font baver des ronds de turbans aux chats des rues et murs d’outre-Atlantique, mais pas seulement…  Ceci dit, en rejoignant le concert des nations modérées, il semble n’y avoir plus aucune raison pour que l’Iran de M. le Président Hassan Rohani se la joue « Cyrus le Grand » et ne redevienne pas enfin un respectable et respecté partenaire culturel et commercial,  un peu plus sympa que Cyrus ne l’était avec ses citoyen(es) et voisin(e)s, proches ou plus lointain(e)s – qui vont aussi avoir à se détendre la moindre.  Jean-Louis Conne


 

A-350 dans la Boîte

Airbus construit et assemble – pas seulement en Europe – des avions magnifiques, fiables, à la pointe de la haute technologie, ainsi la famille du nouveau et splendide A-350, qui a déjà fait l’objet de 613 commandes fermes de la part de nombreuses compagnies à travers le monde et vient de faire son premier vol impeccable. Chapeau. Il s’agit en l’espèce d’une famille d’appareils, qui pourront emporter, en moyens ou longs courriers, de 270 à 350 passagers, en classes variées, utilisant 25% de moins de carburant et ainsi réduire les émissions de CO2 d’autant. Le problème n’est aujourd’hui par tant les avions eux-mêmes, que les gourmandises des gros poissons des compagnies aériennes, qui dégagent des bénéfices considérables tout en traitant de plus en plus les passagers de la classe « économique » comme des sardines en fast-food. A en croire l’Association internationale du transport aérien (IATA), il est attendu que les compagnies aériennes mondiales dégagent globalement un bénéfice de 12,7 milliards US$, soit environ 9,7 milliards d’Euros en 2013 et pas seulement grâce à des économies de carburant. Les photographies publicitaires qui font rêver au confort et à la prévenance à l’ancienne sont en général prise dans les classes « business » ou « Premium », plus rarement dans les entassements en sardines des classes « économiques ». Au niveau des prix, par angélique exemple, un vol AR Genève-Bangkok, du 1er au 29 novembre 2013, est vendu par Air France au prix officiel de 971.- CHF (789 Euros), mais de 3’641.- CHF (2’957 Euros) en « Premium » (3,7 fois plus)  ou 5’277 CHF (4’285 Euros) en « business », 5,4 fois plus que le tarif « économique »  le moins cher. Et ce n’est pas de la faute des constructeurs d’avions, mais des compagnies qui les opèrent, en opérant au passage aussi le passager lambda. Bien sûr, tout le monde le sait, les tarifs des transports aériens sont aujourd’hui un malström pixelisé à géométries variables, dans lesquelles il devient étouffant de se retrouver. Ceci dit,  pour retrouver le confort et service qu’offrait à CHF 1’500.- environ en classe « économique » (env. 1’230 Euros), encore au début des années 1980, la défunte Swissair, reprise par Lufthansa, il n’est d’autre choix que d’opter pour la classe « business », la classe « Premium » n’étant souvent qu’un compromis de marketing. Mais le petit problème est que la classe « business » est, dans l’exemple cité, vendue aujourd’hui 5,4 fois plus chère que la classe « économique. En chiffres absolus, il est vrai que les tarifs ont baissé, mais au prix du syndrome de l’ouvre-boîte. La classe « business » reste donc environ 3,5 fois plus cher que ce que valait hier la confortable et accorte classe « économique » de Swissair (à g.). En admettant comme dit le dicton que « le bon marché est toujours trop cher », les tarifs ont en réalité, plus que triplé si on souhaite retrouver à peu près, parfois en mieux, mais pas toujours, les mêmes niveaux de petits bonheurs que l’aviation au long court offrait, hier encore, à la Tintin. Snif. Mais Il faut bien, pour faire le bonheur de leurs actionnaires, que les compagnies globalisées trouvent globalement leurs  9,7 milliards d’Euros de bénéfices 2013 quelque part, fussent chez les sardines, le personnel ou le carburant, mais aussi le prix des avions – qu’il faut parfois assembler en Chine pour tenir le manche. On comprend ainsi mieux pourquoi ça commence à ronchonner sec dans le monde ailé des transportés aériens lambda, mais pas seulement… Jean-Louis Conne

 

Chinois dans un Thé de Rallye Chic

En ce moment le rallye de voitures anciennes Beijing-Paris 2013 devrait, à en croire son programme, se trouver du côté de Ekaterinbourg (à g.). Quelques 96 voitures anciennes, pilotées par des amateurs passionnés venus de 26 pays, ont pris le départ devant la Grande Muraille le 28 Mai dernier (à dr.). Ce rallye devrait arriver à Paris le 29 juin prochain, non sans avoir passé par la très chic station suisse de Gstaad, après un périple de 12’247 km, à travers la Chine, la Mongolie, la Russie, l’Ukraine, la Slovaquie, l’Autriche, la Suisse et la France. Organisé sous les auspices de la Endurance Rally Association”, membre de l’élégante “British Federation of Historic Vehicle Clubs » ,ce rallye n’est naturellement pas accessible à toutes et tous, ces véhicules anciens n’étant pas vraiment à portée de bourse de tous les chameaux qui bossent dans le désert de Gobi. Parmi les 96 voitures de collection en lice, la Ford T 1913 de M. Nicky Bailey vaudrait 250’000 dollars et la Bentley de M. Christian Schenk, environ 1’000’000 d’Euros. Mais l’aventure reste splendide. Hélas, toutes et tous ne seront pas à l’arrivée. Déjà Mme Emma Wilkinson, une Britannique de Northamptonshire, 46 ans, mère de deux enfants, a perdu la vie au volant de son pick-up Chevrolet C10 1970, suite à un crash avec une Wolkswagen Polo, près de Tyumen, en Sibérie. Condoléances. Ce rallye Beijing-Paris est le 5ème organisé par l’élégante »Endurance Rally Association », qui se propose déjà d’en mettre sur roues un autre en 2016. Évidemment, même si certains véhicules sont d’époque, tout cela n’a plus rien à voir avec la première,  l’extraordinaire et parfois aussi tragique « Croisière Jaune » Paris-Pékin (à g.), voulue par André Citröen, qui dura du 4 avril 1931 au 12 février 1932. Aujourd’hui, en 2013, les routes principales entre Beijing et Paris et inversement sont goudronnées et les étapes en général ponctuées de villes modernes offrant d’excellents hôtels. Dans pas longtemps, grâce à la collaboration qui s’est instaurée entre l’Allemagne, la Russie, la France et la Chine, il devrait même être possible de mettre sa couteuse voiture de collection sur un train à grande vitesse et se la couler douce tout au long du chemin dans un compartiment-couchette de première classe. Mais ce que d’autres, comme des Chinois dans cette chic « cup of tea », aimeraient peut-être voir un jour seraient des Ados et Aînés fauchés, qu’on embarquerait dans des bus sympas, histoire de leur faire voir à eux aussi la Terre jusqu’à l’Est du Monde et inversement… Jean-Louis Conne

 

Dengues Migratoires

Les vacances  approchent, notamment vers la Thaïlande où il conviendra de se montrer réservé(e)s en matières de shorts ou de torses nus, comme dans tous les autres pays tropicaux où les fièvres de dengue sont endémiques. A Chiang Maï (Villeneuve), la “Rose du Nord  se montre particulièrement rosse, voire franchement dengue en ce moment même : «Nous sommes confrontés à une résurgence massive de dengues » a mis en garde le Dr. Surasingh Witsautrat, Directeur adjoint du Bureau de la santé publique. Quelques 1’200 personnes ont été affectée récemment, dont deux ont déjà perdu la vie, – contre seulement 300 cas recensés sur toute l’année 2010. Le sujet est donc à prendre au sérieux, d’autant que, pour l’heure, il n’existe pas de vaccin, même si on y travaille. Les fièvres de dengue, dans leurs diverses variantes – dont les pires sont les dengue hémorragiques, qui peuvent entraîner la mort, principalement chez les enfants en bas âge et les aînés, mais pas seulement –  sont dues à des virus qui se transmettent à l’Homme  par la piqûre d’un moustique du genre « Aèdes », une sournoise bestiole qui aime l’ombre et pique  non seulement le jour – comme on l’a longtemps pensé –  mais aussi la nuit, comme des chercheurs Thaïlandais l’ont mis en évidence. Le meilleur moyen de s’en prémunir reste a) le gros coup de bombe anti-moustique dans sa chambre avant de la quitter, b) le port de vêtements plutôt longs, c) le petit coup d’anti-moustique corporel sur les jarrets, les poignets et le cou, matin et soir. Dans sa forme la plus bénigne, la dengue produit des effets assez semblables à ceux d’une méchante grippe: fièvre, mal de tête, douleurs musculaires et articulaires, fatigue, nausées, vomissements, etc. Celles et ceux qui voyagent avec des enfants, ce qui est fréquemment le cas, doivent se montrer tout particulièrement prudents. Idem pour les honorables Ancien(ne)s qui vont se la jouer Tarzan et/ou Jane à proximité des jungles ou jardins tropicaux. Comme on peut devenir dengue après un retour de vacances et pas seulement à réception de sa facture de carte de crédit,  il est impératif d’attirer l’attention de son médecin sur le fait qu’on vient de séjourner dans une zone tropicale à risque. Tous les valeureux médecins de l’hémisphère nord ne sont pas forcément des spécialistes en maladies tropicales, bien que le moustique de type « Aèdes » soit maintenant aussi présent et actif dans tout le sud de la France. C’est là peut-être un bénéfice supplémentaire de la globalisation des containers, vacances ou autres migrations… jusqu’à Singapour où les dengues sévissent aussi maintenant. Bon voyage.  JLC

 

Coups de Caquelons dans les Wok à magouilles

La Suisse, via les costauds de sa police fédérale (fedpol), un genre de FBI helvétique, vient de façon hautement coordonnée avec Europol et d’autres organisations internationales et autorités suisses, de faire chauffer à blanc les woks à magouilles dans au moins neuf cantons helvétiques, interpellant 349 personnes, principalement à Zurich. Quelques 57 désagréables ont été coffré(e)s par les Discrets, suspectées qu’ils ou elles sont d’avoir notamment  fait partie de réseaux de crapules visant à faire entrer en nombres des Chinois en Suisse sur bases de faux documents européens bricolés au Portugal, pour en tirer de l’argent voir pour les exploiter ensuite, en particulier dans des restaurants asiatiques, ateliers peu nets ou autres « salons de massages », mais pas seulement. Il y a longtemps que les Helvètes généralement courtois, un peu lents mais généralement bien informés observaient la magouille, certains fermant un œil tant que les réalités ne dépassaient pas les bornes. Mais les choses sont, comme ailleurs en Europe, aussi bien qu’en Asie, allées beaucoup trop loin et les Helvètes en ont eu ras-le-bol que des sournois osent prétendre venir jouer aux « tofu » dans leurs roestis, risottos ou autres fondues. Suite à cette opération d’envergure, conduite sèchement de mains de maîtres, les Suisses discrets et leurs partenaires internationaux devraient pouvoir dégager de nouveaux éléments utiles à démanteler, en profondeur, certains infâmes réseaux responsables de trafiquer des Chinois, mais pas seulement. Ceci dit,  les Helvètes ne sont de loin pas les seuls à se préoccuper de ce problème grandissant. Il va aussi y avoir du travail dans toute l’Union Européenne et/ou de l’espace Schengen, mais pas seulement non plus. Ainsi les  autorités de la République populaire du Laos, commencent également à en avoir ras les marteaux et les faucilles des étrangers asiatiques qui, au meilleur bénéfices de certaines triades ou mafias,  s’infiltrent en douce dans la région de Vientiane, capitale de l’ancien Royaume du Million d’Éléphants. Quelques 3’900 illégaux, ne satisfaisant pas aux critères leur permettant d’obtenir un permis de travail devraient être expulsés de Vientiane, puis d’autres des variées provinces laotiennes. C’est le Ministère de l’Intérieur qui devait prendre l’affaire en mains. Il s’agirait principalement de colporteurs, de manucures et autres » esthéticiennes » ou « petites mains » exploitées en tous genres, mais aussi de récupérateurs et négociants de déchets métalliques, de vendeurs de grosses légumes et d’autres choses, essentiellement venus de Chine et du Vietnam, sans papiers ou sous le fallacieux couvert de « tourisme », avant que de s’incruster à demeure. Depuis 2009, ces illégaux Chinois et Vietnamiens, mais pas seulement, se sont infiltrés à un point tel qu’une « task force » spéciale a dû être mise pieds dans la capitale du Laos où travaillent plus de 7’500 étrangers, dont seul 2’619 disposeraient d’un permis de travail en règle, comme l’a découvert récemment le Département l’Emploi et Services Sociaux. Et encore, c’est sans compter avec tous les autres, qui sont disséminés dans les provinces laotiennes. Fins calculateurs dans ce petit pays, qui n’est pas particulièrement bien noté en matière de corruption, certains ont tout de même laissé entendre qu’un «  permis de travail pourrait être délivrés à celles et ceux en mesure prouver l’existence d’une place de travail ou de produire un certificat d’un employeur ». Comprenne qui pourra, de préférence en liquide vu que le fleuve Mekong n’est pas loin. Pour les autres, ce sera la reconduite aux frontières en camions. Contrairement à ce qui passe parfois, de façon pour le moins naïve et incitative à la récidive en Union Européenne et/ou ailleurs dans l’espace Schengen, il est extrêmement peu probable qu’une « aide au retour » équivalente à plusieurs milliers d’Euros leur soit prodiguée par les autorités communistes laotiennes… Pourtant la République populaire et démocratique du Laos n’est pas si pauvre que certains veulent bien le dire, parfois à leurs meilleurs avantages du moment. Les ressources minières, hydroélectriques et touristiques du Laos communiste sont considérables, sans parler d’autres choses moins avouables. S’il est vrai que ses surfaces  cultivées de pavot à opium (Papaver Somniferum)  y ont décliné par rapport au passé, aux frais des Autres, la production indigène d’opium brut reste très importante au Laos: environ 7’000 tonnes en 2012. De plus sa production et/ou ses trafics transfrontaliers d’amphétamines (ATS), d’héroïne et autres pourritures illégales – mais aussi de personnes – y a « augmenté de façon significative », disent celles et ceux qui savent. Il convient juste aussi de le savoir et pas seulement au Laos ou dans l’espace Schengen. Jean-Louis Conne

 

Point de Vulve Clitoresque

Des demoiselles en furie qui prétendaient, après la Belgique (à g.) et contre tout respect ou décence élémentaire, se la jouer mamelles ou lèvres en feu sur les grillages de l’Amie Tunisie se sont faites embastiller illico, comme des « pussy riot » salissant un lieu Saint de Moscou. Bien fait. Si les revendications, même les plus honorables sur le fond, doivent prendre cette allure à poils en surface, le monde n’est pas sorti de l’auberge et risque même de rester tout nu face à l’avenir. Si ça continue se seront les gay mariés qui risquent d’aller montrer leur bourses à Wall Street. Certain(e)s audacieux(se) ordinaires commencent même à murmurer: « se la jouer phallocrate, ce n’est pas bien. Mais se la jouer vaginocrates, ce n’est pas mieux ». JLC

 

Du Calme dans les Baklawas

Ça ronchonne ferme et arrose dur en ce moment sur l’animée et multiculturelle Place Taksim située dans le district de Beyoglu, sur la rive européenne d’Istanbul. Cette Place, épicentre de l’Istanbul moderne où se trouve un Monument érigé en l’honneur de la République turque , puise son nom du mot arabe « taksim » qui signifie « distribution » ou « division ». Mais en l’espèce pas des hommes, mais des eaux. Il se trouve que des jeunes citoyennes et citoyens de la Turquie, une République moderne et laïque fondée en 1923 par le très vénéré Mustafa Kemal Atatürk, ne sont pas content(e)s du tout, même s’ils sont à 75% Musulmans modérés, ceci à cause d’un radicalisme islamique, sur fond de crise des transports publics, que semble caresser certains hasardeux d’un regard un peu voilé. Raison probable pour laquelle ça ronchonne à la « Molotov » et gaze un peu trop dur en ce moment sur la Place Tasksin. Les Turcs, dans leur ensemble, ne sont pas particulièrement doux si on les fâchent. Descendants d’Anatoliens, Thraces, Hellènes, Sejukm, Beyliks, Mongols ou Ottoman, ce sont ordinairement des gens charmants, fiers à juste titre de leur histoire millénaire, de leur immense culture, de leurs arts et spiritualité élevées, de leurs modernités, des gens fins, tolérants mais sensibles à leur « face » comme des Mongols. Il convient donc de ne pas les crisper car, ce faisant, on risque de se retrouver rapidement la tête dans les braseros des « Kuzu sis », ces brochettes d’agneau cuites sur rues et au feu. L’immense Turquie plurielle, au carrefour de mondes rugueux, peut se montrer batailleuse et ne se gère pas encore forcément comme le Liechtenstein ou les beaux quartiers de Washington D.C. La police antiémeute turque, comme l’Armée garante de la laïcité de la République, peuvent donc avoir à se montrer fermes, pour ne pas dire plus, face à des mécontents fermes aussi, pour ne pas dire plus. Même si c’est d’abord l’affaire de la Turquie, le Grand Sachem noir de la Maison Blanche, a juste rappelé opportunément qu’il conviendrait tout de même que certains se montrent un peu plus cool. Il serait bien que toutes et tous se calment et causent devant un bon café et des « baklawas » (à dr.), ces délicieuses friandises de diverses formes et couleurs, dont le quartier de la Place Taksim a aussi le secret. Ça ferait peut-être aussi plaisir aux Choux de Bruxelles et serait plus « polis » que de s’envoyer des cocktails pixelisés dans les gencives. Jean-Louis Conne.

 

Goût de Bouchon à l’Élysée

«Les temps présents d’austérités et d’économies prennent un tour absurde », maugréent ferme certains Hexagonaux,  mais pas seulement. Le Palais de l’Élysée (à g.), résidence officielle de la Présidence de la République Française – à ne pas confondre avec le Théâtre de l’Élysée qui est à Lyon – tire son nom des Enfers de la mythologie grecque. C’était bien trouvé. A Paris, ça commence aussi à sentir fort le souffre et même le coup de bouchon. On ne sait quel « Énarque » a eu la lumineuse idée de faire mettre en vente aux enchères rien moins que 10% d’un « Trésor National » représenté par 12’000 bouteilles de rares et grands crus de France, accumulées au fil du temps et à justes prix dans les caves du Palais (à g. en bas), pour être parcimonieusement servis en « Ambassadeurs » de France, à de grandes occasions. Ces quelques 1’200 bouteilles, totalisant environ 840 litres de nectars rares frappés aux armes de l’Élisée, devraient s’en aller ravir les gosiers ou s’entasser dans les coffres de riches spéculateurs Chinois, Japonais, Américains et autres. Sachant que ce genre de bouteilles se négocient aux environs de 2’000 à 6’000 Euros la bouteille et plus, cette algarade faite à l’honneur des Français ne devrait guère rapporter qu’environ 1 million d’Euros. Une paille. Mais boire à la paille du « Petrus » 1947 à 6’000 Euros la bouteille, avec un gros glaçon dedans, c’est d’un chic, surtout avec des nouilles. On ignore encore si d’autres de l’Élisée vont recommander ou pas de vendre aussi aux enchères les chevaux de la valeureuse Garde Républicaine. Certains sous-éclairés de la Ville Lumière murmureraient déjà que des ânes pourraient très bien faire l’affaire et coûteraient moins cher. Mais d’autres diraient que virer des caves à tonneau des Danaïdes  certains ronds-de-cuite «  infernaux », serait peut-être aussi plus avantageux… JLC

 

HISTOIRE: Ce Rabbin qui Révéla l’Existence du Tibet à l’Occident

Les aficionados de « j’étais le premier » risquent de grimacer la moindre : La première relation Occidentale connue pour faire état de l’existence du Tibet est due… au Rabbin Benjamin de Tolède (à g. en h., tel qu’imaginé par le le peinte José Serrano, et à g. en bas), un Juif érudit et polyglotte, mi-religieux, mi-marchand, qui, parti de Saragosse en 1159, s’en alla cheminer sur les routes de la soie durant 14 ans, avant de revenir dans le Royaume de Navare en 1173. Une rue porte son nom dans l’ancien quartier Juif d’Aldjama, à Tolède. On ne sait presque rien de la jeunesse, ni du lieu où est décédé Benjamin de Tolède, mais il a laissé dès le Moyen-Age, sous le titre « Les Voyages de Benjamin », rédigé originellement en Hébreux (à dr.), une savante description géographique et humaine de ses voyages et notamment des communautés Juives, Chrétiennes et Musulmanes rencontrées en chemin, un récit détaillé donné pour sérieux et crédible par les historiens, même s’il n’est pas exempt d’erreurs. Pour la première fois connue en Occident, le Rabin Benjamin y a fait mention du Tibet, le décrivant comme « le pays du musc qui se trouve à quatre jours de voyage de Samarkande». Voilà qui laisse sur place Marco Polo qui, environ un siècle plus tard, traversera les régions limitrophes du Tibet en 1274 et 1291, mentionnant l’existence du Tibet, «une région sauvage et peu peuplée  depuis qu’elle a été rasiée par les Mogols», parlant aussi de l’existence « d’un lac salé au Tibet Oriental ». Il faudra attendre les environs de 1325, soit environ deux siècles, pour qu’un premier Occidental, en la personne du Franciscain Odoric de Pordenone, revendique avoir voyagé à travers le Tibet central, qu’il appela « Rahbot », ce qui sans prétendre à un audacieux rapprochement sonne un peu comme « Rabbin »… Les premiers Occidentaux à avoir, de façon documentée, séjourné au centre du Tibet sont deux Jésuites portugais, Antônio de Andrade ( à g., en bas) et Gontalès de Souza, qui, le 11 avril 1626, posèrent la première pierre d’une petite église et d’une résidence à Lhassa, avec l’accord du Roi du Tibet. Ils furent bientôt rejoint par d’autres Jésuites italiens, espagnols et portugais, avant d’être expulsés du Tibet en 1652. Cette mission Jésuite sur le Toit du Monde, qui dura 26 ans, est la seule et unique à pouvoir se prévaloir authentiquement de « Mission du Tibet ». Tous les autres Occidentaux sont venus ensuite et dans les périphéries du Tibet, parfois des siècles plus tard, ce qui n’enlève rien à leurs mérites. Ainsi les Lazariste français Régis Evariste Huc et Joseph Gabet, ne séjourneront brièvement au Tibet qu’au milieu du XIXe siècle. C’est en 1847 que le premier missionnaire français des Missions étrangères de Paris MEP), le Père Charles Renou, pénétrera non pas au centre du Tibet, mais dans des régions frontières, qu’il sera plus ou moins convenu d’appeler « Les Marches thibétaines du Sichuan et du Yunnan Chinois ». C’est encore près d’un siècle plus tard, en 1933 (lire : La Croix Tibétaine), que le premier groupe constitué de Chanoines suisses du Grand-Saint-Bernard, venu prêter main-forte aux prêtres décimés ou vieillissant des Missions étngraères de Paris, arrivera dans ces régions plus ou moins proches de ce qui est aujourd’hui appelé « la région autonome du Tibet ». Moins de trente ans plus tard, à savoir dès 1877, les missionnaires catholiques seront rejoints par de nombreux missionnaires protestants et leurs enfants, notamment celles et ceux de la « China Inland Mission » (Cecil Polhill Turner, Annie Royle Taylor, Sisuie Rinjhart (à dr.)  etc.) ainsi que d’autres Missions protestantes par la suite (Bolton à Weixi, famille Morse à Batang, Yetché puis ailleurs, etc.), toutes et tous, œuvrant non pas au Tibet, mais dans ses proximités en territoires chinois mais parfois aussi peuplée de Tibétains et d’autres groupes ethniques plus ou moins « tibétanisés » ou « sinisés », selon les régions. Finalement tous ces Occidentaux quitteront les lieux ou seront expulsés de Chine après la prise du pouvoir par les communistes chinois, les derniers – un laïc et un Chanoine suisses et un âgé prêtre français – en 1952. Et dire que toute cette complexe histoire, que des chrétiens de diverses obédiences ou « d’exploratrices » et « expéditionnaires » en tous genres, tentent plus ou moins de chantonner à leurs promotions, aurait été initiée en Occident par la relation, au XIIe siècle, de ce bon Rabbin voyageur Benjamin de Tolède. Ollé ! Ce qui ne veut pas dire pour autant que les hauts plateaux himalayens n’ont pas été parcourus bien avant, par des Perses, Grecs ou Romains, nestoriens ou pas. On a même retrouvé des sesterces dans le delta du Mekong, qui prend sa source au Tibet. C’est tout dire des clins d’œils en contributions géographiques ethniques et chronologiques divertissantes que peut réserver l’Histoire, dont tout le monde sait qu’elle est souvent plus ou moins triturée par les uns ou par les autres… Jean-Louis Conne

 

Similitudes Tout de Même

Un militaire français vient de recevoir lâchement des coups d’arme tranchante au cou et à la nuque alors qu’il patrouillait peinard à Paris. Laissé dans son sang, puis conduit à l’hôpital le plus proche, son «  pronostic vital n’est pas engagé  ». M. le Président François Hollande vient de déclarer « qu’à ce stade aucun élément ne permet d’établir un lien tangible » avec l’abomination qui s’est produite à Londres. Il convient de le croire. N’empêche que tout cela commence à faire beaucoup pour des coïncidences tragiques, résultant de simples déséquilibrés. Une femme vient en effet aussi de se faite exploser a proximité de l’immeuble du Ministère de l’intérieur de Makhachkala, au Dagestan (en h. à dr.), entraînant dans sa folie meurtrière quatre vies de civils et en blessant douze autres qui ont été hospitalisées, dont cinq dans un état critique. C’est la seconde attaque terroriste récente qui ont fait récemment un total de 44 blessés et 4 tués dans la population civile, trois officiers de sécurité et trois extrémistes ayant aussi perdu la vie dans des confrontations. Depuis 2000, au moins deux douzaines de personnes, la plupart étant des femmes venues du Caucase, se sont faites sauter au mépris de tous et toutes dans des villes, métros, trains ou avions de la Nouvelle Russie. Ce sont souvent ce qu’on appelle des « veuves noires », c’est-à-dire des épouses ou parentes de fâcheux qui ont été neutralisés par les forces de sécurité et qui ont ensuite été instrumentalisées par soumission à d’autres. Certes, les services de sécurité russes sont loin d’êtres tendres, comme d’autres, avec les affreux qu’ils peuvent intercepter. Des groupes de défense des droits de l’Homme déplorent des cas de torture, voir d’exécution extrajudiciaire. Par contre ces ONG/NGO bien intentionnées, mais parfois un brin naïves voir franchement instrumentées, parlent un peu moins haut des innocentes victimes, enfants ou adultes, de toutes obédiences, aux yeux ou au membres arrachés, aux entrailles ou visages criblés d’éclats, marqués à vie par les folles actions de ces manipulées et explosives « veuves noires » et leurs sigisbées, qui font honte aux gens de partout. Tragédie qu’aucune cause, aucun motif, ne sauraient excuser, d’autant que ce sont souvent celles et ceux-là même qui déchaînent la haine – et les sous-développements qui vont avec – qui s’apitoient ensuite sur leurs lamentables sorts. Pas plus à Londres, qu’à Boston, Paris et Makhachkala – ou d’autres – personne ne saurait rester passif face à ces folies d’un nombre congru d’individus, aussi égocentriques que moyenâgeux et malfaisants. Certains(e)s s’y emploient, on peut en être certain, tout en restant calme et en ne confondant pas tout. Les gens raisonnables de toutes obédiences ne sont, comme tout le monde des personnes ordinaires, coupables de rien. Pour les autres, il convient de laisser les radars agir. Certain(e)s météorologues prédisent même qu’il risque de faire franchement bouillant sous peu dans les micro-ondes du petit monde des abjects. Ici, on sait pas, mais c’est ce qu’on dit… Jean-Louis Conne

 

Froidures dans les Fourrures

Ils sont royaux, ces sympathiques Suédois qui s’occupent beaucoup des autres dans le Monde, mais parfois un peu moins des leurs chez eux. Stockholm, la capitale, a été en 1972 l’épicentre de la première conférence de l’ONU sur « l’environnement humain ». Noble cause. Depuis 1998, Stockholm a aussi été désignée « capitale européenne de la culture ». « Ha bon, ils y vont fort les Vaza. On croyait que c’était Athènes, Constantinople ou Rome … », se sont tout de même écriés certain(e)s. Très accueillante et réputée sociale, la capitale accueille non seulement ce bon Roi Carl XVI Gustav – qui a peut-être donné son nom à un efficace missile antichar : le « Carl Gustav », ce qui serait assez dans la ligne suédoise vu que l’inventeur de la dynamite et du Prix Nobel de la Paix, Alfred Nobel, était aussi un sujet de Sa Majesté (Ici avec son épouse la Reine Sylvia et sa fille la Princesse Madeleine, a leur arrivée à une soirée de galas au Mandarin Orient Hotel de New York). Hors donc et en résumé cette charmante Suède, quand elle ne refile pas la « Gripen » à tout le monde, passe son temps à adopter des autres ou à leur faire la leçon sur les droites humaines. Il y a juste un « hic » dans ce bel arrangement en fourrures nordiques. D’abord Stockholm compte désormais un disgracieux quartier, celui de Husby, dont  les quelques 11’000 résidents sont à 80% des immigrés réputés « à faibles revenus » – sauf ceux qui dealent – de la première ou seconde génération. Et en ce moment il fait plutôt bouillant à Husby, au grand dam des forces de l’ordre. Côté social c’est aussi un peu la galère ou le drakkar à Stockholm et pas forcément la bonne compassion de voisinage. C’est ainsi qu’un homme dans la cinquantaine vient d’être retrouvé dans la chambre d’un petit appartement de sud de Stockholm, grâce à un plombier qui passait par là. L’homme était décédé depuis environ deux ans. Son loyer était payé par ordre permanent et personne ne s’était inquiété de lui. « C’est tragique, mais il n’y a plus assez de relations sociales. Une partie de la nouvelle génération  vit son égoïsme et n’en a rien à pixeliser des Aînés», aurait déclaré Claes Björnefelt, le valeureux porte-parole de la police du sud de Stockholm, qui aurait ajouté en substance : « Un cas pareil est plutôt rare, mais nous savons que d’autres Aînés, oubliés de leurs proches et sans amis, sont restés de glace pendant plusieurs mois avant que d’êtres découverts par quelqu’un. » Le plus proche voisin de l’Aîné qui est resté de marbre pendant deux ans s’est borné à dire, presque en excuse: «Si le plombier n’était pas venu dans notre immeuble, le Vieux aurait pu rester sur place pendant dix autres années». C’est moche tout de même cette Suède en fourrure ou égocentriques générations au disque dur, comme ailleurs, d’ailleurs. notamment en Chine.  La seule chose qui fait encore rigoler en douce les Aînés délaissés ou qui refroidissent peut-être en ce moment même, c’est que le tour des jeunes ou vieux odieux viendra forcément  un jour d’aller au diable… Jean-Louis Conne

 

Tambour d’Espérances

« Les critiques que certains ont émises à l’endroit des services de sécurité britanniques sont vides de sens autant que déplacées », disent celles et ceux qui savent. Lorsqu’un sauvage d’origine nigériane, né au Royaume-Uni, surgit de son moyen-âge avec un complice pour venir abominablement massacrer, de sang froid et par surprise, un jeune tambour du « 2rd Royal Regiment of Fusiliers », un garçon de 25 ans qui patrouillait placidement dans le coin, un homme marié et père d’un petit enfant, les meilleurs services de sécurité au monde ne peuvent rien y faire. C’est tragique, mais c’est ainsi. En quelques minutes les policiers métropolitains de Londres et quelques autres étaient sur place. Ils ont agit exactement comme il convenait de le faire : les deux ignobles «bêtes humaines», intoxiquées de médiévaux propos haineux, ont été abattues avec précision, mais gardées en vie et traitées comme il se doit, sous bonne garde. Ce qui a déjà permis aux costauds mais très secrets « MI » et autres « Sherlock » high-tech d’éclairer un paysage de distillateurs de sous-développement, d’intolérances et de violences abjectes qui révulsent l’accueillant Royaume-Uni et fait honte à tous les civilisés de toutes obédiences qui y vivent. Ensuite il appartiendra à la Justice du Royaume-Uni de parler haut et fort… si elle ne le fait déjà. Il suffit des insuffisants, de ceux qui volent bas et à poil de cerveaux en invoquant des Très Hauts, qui ne parviennent à voir la Terre des Hommes qu’au travers du tribalisme, de  l’ignorance, de l’intolérance, des viseurs de Kalachnikov ou des trafics de drogues en tous genres. Un jeune tambour du « 2rd Royal Regiment of Fusiliers » est tombé sur son sol, mais les tambours des espérances en du meilleur n’ont pas pour autant cessé de battre.Jean-Louis Conne

 

CO2 – Un Neuf de Milan

L’Europe de Bruxelles pourrait bien commencer à coincer envers les compagnies aériennes qui se la jouent « c’est odieux » avec le CO2 . Comme chacun le sait, il existe une bourse spéculative sur les droits à climatiser la planète, des droits qu’on s’achète ou se vend à des prix qui varient au gré des temps. Ceux qui réchauffent sans droit acquis risquent des pénalités financières, au sens du « système d’échanges des émissions ». Seulement voilà, au moins dix compagnies aériennes, dont deux indiennes et huit chinoises desservant des destinations situées en Union Européenne (UE), non seulement ne respecteraient pas les dispositions en vigueur mais, en plus, pousseraient des cris de gardes rouges ou de fakirs coincés dans des réacteurs à l’idée d’avoir à payer des amendes. Ces huit compagnies chinoise, parmis lesquelles « Air China », « China Eastern », « Jade Cargo », « China Southern », « Yantze River Express Airlines » ou encore « Hainan Airlines », auraient émis en 2012 près de 30’000 tonnes de CO2 dans les cieux étoilés européens et s’exposeraient ainsi à des pénalités totales de l’ordre de 2,5 millions d’euros. Les compagnies chinoises (80% des cas connus) sont soutenue au plus haut niveau par les autorités de la Chine Marxo-capitaliste qui, par ailleurs, pollue l’air de la planète de façon effroyable depuis son propre territoire. C’est bien connu, même des Honorables Chinois sont de plus en plus nombreux à s’en plaindre, pour ne pas dire plus. Ce qui n’empêche pas son Altitude M. Yan Mingchi, directeur général adjoint chinois de l’office qui s’occupe de la politique, des lois et règlement en matière d’aviation civile, de récriminer : » L’équilibre doit être maintenu entre le développement de l’industrie aéronautique internationale et les objectifs fixés en matières de réductions des émissions ». En clair : « Il ne faudrait pas venir nous briser les nouilles en matière d’émissions de CO2, ni songer à nous amender si nous ne respectons pas les dispositions européennes en la matière, mais nous laisser polluer peinard, sans quoi on risquerait de chicaner vos industries aéronautiques, déjà délocalisées en partie en République populaire de Chine ». Chacun appréciera. Ceci dit ce n’est déjà plus vraiment la joie sur tous les aéroports des « Fils du Ciel ». L’absence de visibilité convenable, due en particulier à la pollution de l’air, bloque certains d’entre-eux à intervalles réguliers. En marge de cela, il y a des mécontents : Ces temps derniers, des alertes à la bombe se sont multipliées sur les aéroports chinois continentaux, notamment à Chongquing, Fuzhou et Shenzen, ce qui a aussi perturbé le trafic aérien. Navrant. Ceci dit on ronchonne à Bruxelles en murmurant: « Les compagnies aériennes connues pour ne pas respecter des dispositions du « Emissions Trading System » (ETS), chinoises à 80% et Indienne à 20%, n’ont qu’à faire comme toutes les autres, c’est à dire de se mettre aux normes, d’acheter des droits de polluer à d’autres qui polluent moins ou alors de s’acquitter de lourdes amendes voir, autrement, de dégager. » En Europe, il faut l’espérer, ce ne sont pas encore les globalisés de l’aéronautique – plus qu’excellents par ailleurs – qui auraient a dicter leurs lois de « marchés » aux citoyens, ni aux représentants que ces derniers, mais pas les moindres, ont démocratiquement élus. Point à la ligne aérienne. Ceci dit, comme disait l’autre en pensant peut-être CO2 « si t’es odieux, va au diable ». Peut-être qu’en matière de CO2 les écolos sont à côté de la plaque dans leurs « marchés » de choux de Bruxelles et qu’il conviendrait d’interdire aussi les volcans (à dr.). Mais c’est une toute autre histoire et là. on ne sait plus. Il conviendrait peut-être de demander à Haroun Tazieff (à g.) qui, lui aussi, est au Ciel. « On les aime bien, les pragmatiques Chinois», disent certains. « Mais la Chine, c’est loin et il y a juste un ou deux trucs qu’ils n’ont pas encore tout à fait perçu dans leurs centres Confucius, notamment  qu’il ne faudrait même pas songer à prendre la Vieille Europe pour un Neuf de Milan. Ça pourrait réveiller des volcans». Jean-Louis Conne

 

Voyage globalement à l’Heure

Du 19 au 27 mai prochain, Son Altitude Vertigineuse, le Camarade du Peuple M. Li Keqiang, Premier ministre de la République populaire de Chine, née le 1er juillet 1955 sous le signe chinois de la chèvre, devrait faire la tournée des popotes en Inde et au Pakistan – pays voisins de la Chine continentale – mais aussi en Suisse alpestre, qui ne fait pas partie de l’Europe et en Allemagne, qui en fait partie un peu à la hussarde en ce moment, ronchonnent certains Honorables Hexagonaux. Bienvenue donc, sous les doubles signes Occidentaux des Étoiles et de la Croix, à M. le Premier Ministre Li Keqiang, No 2 du « Politburo » chinois, qui est donné pour être un artisan majeur de la politique économique de la Chine dite «  Lénino-capitaliste » ou «Nationale-socialiste». En Suisse, il sera reçu notamment par M. Ueli Maurer (à g.) Conseiller fédéral, Chef du département de la défense, de la jeunesse et des sports – en clair, le Ministre de la défense suisse – en ce moment encore Président de la Confédération Helvétique (CH), mais en principe plus pour longtemps. On ne sait pas encore si M. Li Kequiang se verra offrir une des ces révolutionnaires montres « SWATCH  Sistem51 », à 100% fabriquées en Suisse, une petite merveille high-tech (NdlR: pub free) dans laquelle tout ne tient qu’à une vis, ou s’il négociera les taux douaniers d’un peu ordinaire marché commun … A suivre. Juste en passant, il semble se confirmer jusqu’à Saint-Gall ou Davos que le « Matterhorn », en allemand – NdlR: le « Schwyzerdütsch » n’est pas une langue officielle en Suisse, comme certains le croient à Zürich.  mais recouvre une variété de patois -  un magnifique Mont Indépendant donc, appelé aussi « Cervin » en français et « Cervino » en italien, trois des quatre seules langues officielles de la Suisse, ne serait pas encore à vendre, pas plus que la Prairie du Grütli où l’Helvétie est née sous ses lanternes en 1291 déjà. En Allemagne et ses 9 millions de pauvres, on ignore ou on ne veut pas savoir quels paradis ou autres anges économiques Mme la Chancelière Angela Merkel réserve à M. le Premier Ministre Li Keqiang – et inversement. Lorsqu’il est question de rencontres aux sommets, certains murmurent même qu’il est Dieu ou Veau d’Or, de ne pas trop chinoiser. Mais tout ceci dit, les Grands Leaders des « Fils du Ciel » ont bien le droit de commercer, voir de tenter de se mettre peu à peu à l’heure du monde démocratique. Dès lors, une fois encore, Bienvenue, mais comme disent déjà beaucoup :« De préférence sans dragon ni autres phœnix de nature à faire augmenter le chômage des jeunes et des moins jeunes, restreindre à des rôles de chameaux ceux qui bossent, voir faire pleurer les Aînés dans l’Europe pluri-géographique, ethnique, culturelle, sociale et économique ». Jean-Louis Conne

 

Météo Respectueuse

A l’Ouest rien de très nouveau, pour le moment. Mais il y a déjà du soleil à l’Est – pas trop loin mais à fond la caisse. Même de jeunes et vaillants Américains, mais pas seulement,  commencent à le comprendre. Ça semble donc se réchauffer constructivement jusque dans le permafrost et « c’est très bien ainsi » murmurent des météorologues de France, de Navare voir d’ailleurs. Beaucoup plus à l’Est, rien de trop nouveau non plus: Juste quelques brouillards persistants durant la nuit.  En Allemand: « Nacht und Nebel ».  Mais ça s’éclaire peu à peu et le temps n’est pas vraiment à l’orage, heu.. à  l’orange, pas plus qu’à la Mandarine sous pluie, pour autant qu’elle soit sans pépin. « What a Wonderfull world« , comme disent les Jeunes ou les Anciens Jeunes qui en connaissent un bout en météo. Avec leurs tripes et leurs cœurs, à ras le sol qui est dur et pas seulement dans l’anticyclone ponpon des pixels. JLC

 

Echec

Les agités ou opportuns des globalisations à outrances, les marchands qui ont dépassé leur rôle en société et plus que trop qu’expliqué le Monde à l’humble  échiquier de la Terre des Hommes, semblent commencer à avoir le forum bien profond dans le rectum. Même certains commencent à le dire à Washington, c’est tout dire et semble juste, considérant la désindustrialisation d’une certaine Europe, le sud qui se la joue guitare en encaissant de la cornemuse, les dépenses inconsidérées des choux de Bruxelles pendant des marmites de temps dorés, plus de 25% de taux de chômage chez certains jeunes européens, les financiers qui s’en mettent plein les bourses en se la jouant experts, les Chinois qui grattouillent sur les taxes et lorgnent peut-être déjà sur la Tour Eiffel, Schönbrunn ou le Vatican pour en faire des casinos, le Bangladesh qui n’est pas pauvre mais dont les gens refusent de devenir le dernier refuge de l’esclavagisme moderne, et d’autres choses. En bref, la faillite évidente aujourd’hui, des bavards de la globalisation, en particulier celle des « Morums de Navros ». Il suffit de cet échec en forme de mascarade austère, disent même certains. Peut-être sont-ils sévères, mais aussi conviendrait-il de les entendre. C’est fou le bruit que peuvent faire les abandonnés des échiquiers, fussent-ils en bois de roses… Jean-Louis Conne

 

Toute Bonne Promenade

Monsieur Obama, Président élu des États-Unis d’Amérique, comme M. Hollande de la France, doit être content de son choix. Il apparaît aujourd’hui très bien son Secrétaire d’État M. John Kerry, sur lequel certains avaient eu des doutes premiers. Il était à Moscou récemment, sachant – lui – que la Nouvelle Russie européenne va jusqu’au fond du monde et que ce n’est pas une gamine qu’on peut considérer en jupettes courtes. En plus, elle s’y connaît pas mal en Ju-Do…. La Voie de la Souplesse. M. Kerry a fait ou devrait faire un saut à la corde au passage chez les Grands Capucins de Rome, pour y parler aussi de choses terrestres autant que bien élevées. En plus, M. Kerry cause français, qui a une racine latine, fusse-t-elle carrée. Ce qui peut aider dans le hamburger ou le lasso à la cow-boy. Il devrait ou a aussi chuchoté en douce avec le Bon Roi de la petite Jordanie, si accueillant mais si inquiet des souffrances des autres. Il a causé également avec certains maussades parfois un peu trop crispés.Toute bonne promenade, finalement, pour Monsieur Kerry, ce GI’s de Washington qui rappelle parfois un peu Chamberlain ou ceux de Normandie… Jean-Louis Conne

 

Bon pour les Nerfs

Les Canaris

 

Lait I-mobile

C’est fou, tout de même, il y en a même qui prétendent que le virtuel ne serait pas l’avenir de l’Homme, contrairement à la Femme – à en croire la légende. Pire, il y en a qui disent qu’il y aura bien un jour où il faudra choisir entre se nourrir virtuellement de puces issues de terres rares et engraisser ainsi les malins ou, alors, de bon lait très concret, de terroir, issu de vaches qui ne le sont pas autant qu’on peut parfois le penser. Le reste est bien sûr affaire de choix et de marchés, comme semble encore rigoler en douce, au firmament des agriculteurs, ce diablotin de George Marchais (à dr.), monté au ciel à Paris le 16 novembre 1997, mais qui semble demeurer de plus en plus branché à cette si mobile planète. Autrement, si on n’aime ni les puces virtuelles, ni le lait de terroir, on pourra se nourrir d’étoiles. Il parait qu’il y en a plein dans les choux de Bruxelles.JLC

 

Printemps Indien

Après une longue et réputée minutieuse évaluation technique et commerciale ouverte qui aura duré cinq ans, la nouvelle est tombée mardi: «  l’Inde vient de choisir le « Rafale » français dans le cadre de son programme MMRCA (medium multi-role combat aircraft), portant sur environ 12 milliards de dollars pour la fourniture de 126 appareils aux Forces aériennes de l’Inde (IAF). Il devrait falloir encore quelques mois pour que le contrat soit finalisé entre le Ministère de la défense et le maître ’œuvre principal Dassault, puis approuvé par le Comité de la Sécurité. Les 18 premiers « rafales » devraient êtres livrés « prêts à voler » à partir du milieu de l’année 2015. Les 108 autres appareils devraient êtres ensuite finalisés en tout ou parties en Inde, sur une période de six ans, par accords de transferts de technologies (ToT) avec la société « Hindustan Aeronautics » (HAL). Hindustan Aeronautics est l’une des neuf grandes compagnies « Navratna » – talisman – du secteur public indien ouvert à la globalisation, la plus importante compagnie aéronautique d’Asie du sud et du sud-est, déjà partenaire depuis près de quarante ans de « Eurocopter” le fabriquant d’hélicoptères au top du groupe EADS, ainsi que d’autres, fournissant des pales d’hélicoptères, des portes d’Airbus et bien autres bidules high-tech relevant de l’avionique. HAL emploie actuellement 33’000 personnes dans ses 19 centres de productions ou de recherches & développements répartis à travers l’Inde et dont 46% des employés auraient plus de dix ans d’expériences dans l’industrie aéronautique. Par ailleurs la France a déjà emporté trois projets majeurs avec l’Inde en matière de défense, à savoir la construction de six sous-marins à propulsion classique de la classe « Scorpène », développé et fabriqué en France par le groupe DCNS en collaboration avec l’espagnol « Navantia », la modernisation de 51 « Mirage 2000 » et la fourniture de 490 systèmes de « missile d’interception, de combat et d’auto-défense » (MICA), un machin de nouvelle génération destinés aux « Rafales » et « Mirage 2000 », ce qui porterait la valeur de l’ensemble de ces accords à environ 20 milliards de dollars. Les perspectives futures s’annonceraient également prometteuses, dans la mesure ou l’Inde devrait probablement avoir besoin plus tard de quelques 63 avions de combat supplémentaires. Mais il convient peut-être de rester retenu sur le chant du Coq. C’est un pas splendide pour la grande industrie française – mais pas seulement. Reste juste à voir si cela en sera aussi un pour l’emploi français et européen. Les laborieux du Vieux Continent espèrent que oui, bien que l’ambition affichée de “ Hindustan Aeronautics » (HAL) soit, comme pour les autres sociétés Indiennes de type “talisman”, de devenir un “géant mondial dans sa spécialité”. Si jamais cela ne devait pas être le cas, les ingénieurs et autres employés hexagonaux, mais pas seulement, pourront toujours tenter de se recycler dans le textile ou l’aide humanitaire. Il paraît qu’il y a de la demande à Calcutta ou dans le Bihar. Mais enfin turban tout de même: Les Indiens ont bien le droit d’assurer la défense non-alignée de leur sous-Continent, d’autant qu’avec les voisins qu’ils ont, ils ont intérêt à bien aligner. Avec le très performant “Rafale” et les trucs qui vont avec, ils vont être gâtés. Et dire qu’il y en a encore à penser que toutes et tous se croisent les pouces à l’Élisée ou ailleurs… Il conviendra juste, peut-être et cas échéant, de faire gaffe à « Europol » devenue « métallique » sur les questions de corruptions, hélas encore très en vogue la galère en Inde, mais pas seulement. M’enfin les affaires d’États restent de Grandes affaires et il conviendrait donc de ne pas trop chipoter – comme pourrait le dire Gaston, mais aussi d’autres dans leurs nuages. Jean-Louis Conne

 

Changements Climatiques

Le jasmin, c’est sympa, mais il y aurait aussi des exotiques qui ne comprendraient pas pourquoi dans les forums économiques à pensées tuniques, sauf peut-être M. José Manuel Durão Barroso,  il semblerait se confirmer que çà commencerait sérieusement à sentir l’œillet ou le goudron de caravelle à l’ancienne et au long cour du côté de la Lusitanie. Allez savoir pourquoi. «C’est curieux tout de même», comme on semble le murmurer aussi en Espagne, en Grèce et maintenant en France et en Italie, mais pas seulement. Peut-être juste une question de financier réchauffement climatique ou alors peut-être de trous occultes dans l’ozone étoilé. Difficile à dire, comme le chantait jadis cette copine Amalia du côté d’Alfama. Jean-Louis Conne

 

Conquistadores

Globalisé Bonheur Ibérique.

 

 

 

Caramba, encore raté!

Personne ne va le croire, pas même le fantôme d’Antonio Salieri (ci-dessus) qui était fâché avec Mozart, mais les cauchemardesques Ingudesman & Joo – ou inversement – étaient à Vérone, le 18 février ernier, puis à Zagreb le 19 février. Maintenant ils sont en route vers l’Allemagne. C’est intolérable de Talents et de Bonheurs. Clic

 

Pigeons Moroses au Pays du Bonheur

« Ha, mon Dieu qu’il est doux mon petit nid de vie ou de négoce, dans la ouate des sourires et le chant des geckos au fond des bois de bambous ». Des clous. Il est exclu pour un Occidental d’obtenir un prêt hypothécaire en Thailande – comme ailleurs en Asie mais sous variantes – même pour acquérir un appartement en nom dans un immeuble en copropriétés (Condominium). C’est la Loi indigène et c’est ainsi: l’entier de l’argent nécessaire doit être importé de l’étranger. Point.  Des organismes comme la « Bangkok Bank » ou « UOB International » offrent des possibilités de prêts hypothécaires, mais depuis Singapour, pays étranger, et à des conditions pour le moins tirées par les nouilles. « UOB International », par exemple, propose un financement jusqu’à 70% de sa propre évaluation de la valeur du bien, qui peut être inférieure à son prix d’acquisition – vu le caractère hautement spéculatif de l’immobilier en Thaïlande, aussi. Il faut d’abord pour cela que le dit appartement soit en « free hold », c’est à dire en nom, avec le titre de propriété qui va avec (Chanot ou Chadot, à dr.) émis par le « Land Departement » thaïlandais compétent pour le lieu ou se trouve l’immeuble. Ensuite, le prêt ne sera concédé que si l’acquéreur y réside lui-même, ce qui exclu à priori toute location de longue durée. Pour une avance en US$, le meilleur taux actuel proposé est de 8,75% par an. Le prêt hypothécaire peut-être concédé pour une durée maximale de 20 ans mais, pour l’obtenir, il faut pouvoir justifier d’un revenu annuel d’au moins 65’000.- US$, soit environ 49’000.- Euros. En plus, le prêt devra être remboursé avant l’âge de 65 ans. C’est à dire qu’une personne âgée de 50 ans n’obtiendra qu’un prêt d’une durée maximale de 15 ans. Ensuite, si l’évaluation de cet organisme financier est inférieur au prix d’achat, la différence devra être payée en liquide avant que le montant global ne soit libéré. En effet pour qu’un Européen puisse acheter un appartement en Thaïlande et en assurer le transfert à son nom, il doit fournir la preuve bancaire que l’entier du prix d’achat a été importé de l’étranger, en l’espèce de Singapour. A partir de là, on peut se livrer à une approche chiffrée qui ne relève pas de chimères, mais de réalités. A Chiang Maï, par exemple, qui n’est pas le deuxième ville de Thaïlande mais la charmante, vaste et plurielle « Rose du Nord » – où il y a plus d’immeubles en béton que de temples en bois (à g. en bas), un appartement de 144 m2 (grand balcon ou terrasse compris dans la surface), aux standards européens et encore tout juste, dans un immeuble acceptable, bien situé et convenablement géré, se négocie aux environs de 9 millions de baths, soit environ 224’000 Euros. C’est ce qu’il faut aujourd’hui compter pour un 2 pièces-salles de bain, salon, cuisine plus ou moins équipée à l’occidentale, pour vivre décemment à Chiang Maï, comme un Occidental de classe moyenne mais sans luxe fantaisiste. C’est déjà en soit plus cher qu’une splendide villa en nom, sur sa parcelle, avec piscine privée, sur un golf, en territoire européen. Mais voilà, en Thaïlande il est exclu pour un Européen de pouvoir acheter à son nom une maison sur son terrain. On pourra bien acheter la maison à son nom, mais pas le terrain qui est dessous, qu’on ne pourra que louer, avec toutes les incertitudes qu’ont peut imaginer. Il y en a qui savent se protéger et c’est la Loi thaïlandaise. Point. Maintenant si l’évaluation de l’institution financière pour l’appartement considéré vendu 224’000.- Euros est, admettons, d’environ 20% inférieure, se situant alors à 174’000.- Euros, l’acquéreur ne pourra en obtenir que le 70% de l’organisme financier, soit 122’000 Euros. L’acquéreur devra donc apporter, en liquide, la différence soit 224’000 moins 122’000 = env. 100’000.- Euros. Il devra aussi prouver – on l’a vu – qu’il dispose d’un revenu annuel d’au moins 49’000.- Euros (3’733.- Euros par mois). Son apport de 100’000.- Euros aurait pu lui rapporter environ 2% l’an sur un compte pépère, soit 2’000.- Euros/an ou 170.- Euros/mois.  Le prêt bancaire contracté à Singapour lui coûtera 8,75% l’an sur 122’000.- Euros, soit environ 11’000.- Euros par an ou 920.-  Euros par mois + le revenu de son apport, soit au total environ 1’100- Euros/mois (env. 45’000.- THB/mois). Pour ce prix là, voir moins, on peut trouver facilement à louer un appartement ou une maison meublé(e) identique voir mieux, sans risquer ses 100’000.- Euros de fonds propres, ni avoir besoin de répondre à toutes les conditions évoquées. Il sera demandé le versement d’une garantie correspondant à 2-3 mois loyer, cette garantie pouvant se révéler difficile à récupérer au moment du départ. Mais alors qu’il existe un bail règlementaire standard en Thaïlande – ce que beaucoup d’Occidentaux « initiés » ignorent – les propriétaires se refuseront presque toujours de le soumettre à un Européen, préférant lui faire signer un bail de leur cru, souvent farfelu et dont il ressortira que le propriétaire a tous les droits et le locataire, aucun. Maintenant si l’acheteur persiste dans sa volonté de devenir propriétaire d’un condominium, viendront bien sûr s’ajouter l’amortissement du prêt hypothécaire et les frais divers de copropriété, en souhaitant au nouveau propriétaire enchanté que l’Administration de l’immeuble soit diligente et intègre. En Thaïlande, c’est particulièrement loin d’être toujours le cas, comme parfois ailleurs aussi. Mais au « Pays du Sourire » les grimaces ne s’arrêtent pas là. Pour résider durablement en Thaïlande avec un revenu minimum équivalent à 3’733.- Euros par mois (150’000.-/HB/mois), le minimum pour obtenir un prêt à Singapour, il faut soit être un rentier aisé, soit bénéficier d’un emploi bien rémunéré en Thaïlande tout en étant au bénéfice d’un visa et d’un permis de travail ad hoc, comme un capitaine. Pour l’emploi local à 3’733.- Euros par mois, bonjour les rêveurs au pays des bas salaires. Mais ce n’est pas tout : Si le visa de séjour, pour une raison ou pour une autre, venait un jour à être refusé par la Police de l’Immigration à l’heureux propriétaire, qui se croit assis sur du béton sous les palmiers à huile, cette Police aura vingt jours pour le signaler au « Land Departement » – un genre de Registre Foncier indigène – qui devra lui-même donner ordre et délai au propriétaire pour réaliser son bien chéri, ce que fort peu de gens savent mais qui est la Loi chez les Siamois. Alors bye-bye les sourires, avec toutes les pertes que cela peut supposer. Il y a bien des « initiés » qui se croient malins comme Merlin, les uns achetant au nom d’une société de droit thaïlandais créée à cet effet, d’autres disant finement : « Wouai, mais moi j’ai tout mis au nom de ma femme thaïlandaise». Dans le premier cas, l’Européen aura tout payé. Même s’il ne détiendra que 49% des parts de la société propriétaire de l’appartement ou, dans ce cas, de la maison et son terrain, puisque la société étant thaïlandaise elle peut acquérir du terrain. Ses « associés » majoritaires thaïlandais (51%) n’auront le plus souvent pas apporté un sou au capital, simples « hommes ou femmes de paille » instrumenté(e)s, contre rémunération, par des avocats plus ou moins marrons. Durant des lustres les autorités thaïlandaises ont fermé un œil, si ce n’est les deux, sur ce genre de pratiques. Seulement il y a un hic : D’abord la Thaïlande a considérablement changé, c’est modernisée, les Administrations se sont informatisées et – comme c’est le cas en ce moment et depuis un certain temps déjà – elles peuvent exiger que les « associés » thaïlandais majoritaires (51%) apportent la preuve qu’ils ont bien versé l’argent correspondant au capital de la société : appartement, maison, terrain. A défaut, l’autorité peut exiger la liquidation de la dite société et de ses biens, avec suite de frais. Alors bonjour les dégâts pour l’Européen qui s’était cru futé et retour à la case de l’oncle Tom au cumin, la queue entre les jambes comme disent les geckos. Dans le second cas, même l’épouse thaïlandaise légitime d’un Européen qui achète un bien immobilier à son nom doit fournir une pièce signée de son époux occidental légitime, qui atteste qu’elle achète ce bien avec de l’argent qui lui appartient en propre, même si c’est l’Européen qui a tout payé derrière. C’est dire qu’à la moindre embrouille dans le couple, ce qui peut arriver une fois que la Madame siamoise tiendra appartement, maison et terrain bien en griffes. Le Monsieur qui croyait aux étoiles n’aura plus que ses yeux pour pleurer en revenant du Pays du Sourire, si possible aux services sociaux et sans ne plus se faire voir aux yeux des copains ou copines à qui il ou elle en avait tellement raconté. D’autant plus qu’en Thaïlande, c’est encore la Loi, un Européen ne peut pas acquérir en nom un bien au niveau du sol, par exemple pour y créer un restaurant ou une boutique. Bonjour donc pour la boutique ou le petit restaurant où on se croit chez soit comme dans l’Hexagone. Au revoir aussi au pas-de-porte, à la plus-value, sauf si on parvient à trouver un(e) compatriote nouveau venu, mal informé et encore dans son nuage rose, qui payera le prix, ce qui se produit en général. En effet, les marchands de rêves, de visas, de permis et d’immeubles variés persistent à embrouiller, de façon quasi institutionnelle, ce qui n’est pas nouveau, toutes celles et ceux qui ne veulent rien savoir mais qui se prennent, souvent ensuite les pieds dans la soie. Quand on connaît le nombre élevé de Thaïlandais(e)s qui peuvent obtenir visas, permis et emplois dans l’espace Schengen, qui ont pu acquérir appartements, locaux commerciaux sur rue, maisons et terrain, en nom et en pleine sécurité en Europe, on est aussi en position de se dire : Aux niais(e)s Européen(e)s de comprendre enfin les réalités siamoises, mais peut-être également aux Corps diplomatiques d’Europe de tenter de rétablir une plus convenable réciprocité entre pigeons et geckos. La Thaïlande est un pays attirant pour y passer des vacances en bonne saison locale. C’est une chose. S’y installer dans une perspective durable est une toute autre affaire. Si on désire ne pas y laisser des plumes en bouquets, mieux vaut consulter seul(e) et sur place le grand cabinet d’avocats qui est celui de son Ambassade. Ce sera forcément à Bangkok, sérieux et pas gratuit. Mais on s’évitera ainsi bien des soucis et des pertes, même si les illusions en auront un peu à souffrir. Jean-Louis Conne

 

Papa Jin et Oncle Jacques

Monsieur Jin Liqun fait penser à un Sage, mais d’un univers national-socialiste un peu particulier. Né en 1949, communiste engagé, devenu Vice-Ministre des finances de la République populaire de Chine, Directeur-général du département de la Banque Mondiale auprès du Ministère des finances, Vice-Président de la Banque Asiatique de Développement (ADB), parmi d’autres hautes fonctions. C’est dire s’il connaît en Grand Mandarin les questions économiques et financières. Il a lui-même obtenu un distingué diplôme de l’Université des Études Étrangères de Beijing, puis du programme économique de l’Université de Boston, aux États-Unis. Sa fille est elle-même diplômée de l’université de Harvard, toujours aux États-Unis, et enseigne des matière économiques à la « London School of Economics », au Royaume-Uni. C’est dire si « Papa Jin » s’y connaît, comme tout bon Mandarin, mais pas seulement. En sa qualité de Grand Patron de la «  China Investment Corporation » (CIC), il vient de tenir des propos très amicaux et encourageants dans le cadre de la conférence sur la Sécurité qui s’est tenue à Munich, mais pas dans une certaine brasserie un peu trop célèbre. En résumé, il a en substance déclaré : « Nous pensons que c’est une très, très bonne période pour nous pour investir en Europe. Actuellement, nous faisons déjà beaucoup ». Personne n’en doute. C’est sympa vu d’une certaine logique. D’ailleurs qui ne courtise pas aujourd’hui Beijing comme hier Berlin? Parfois l’Histoire semble étrangement se répéter sous des jours différents. Mais il pourrait se trouver qu’elle ne plaise pas forcément à tout les électeurs et électrices. L’Europe – mais pas seulement – n’est pas comme la Chine continentale où n’existe qu’un parti unique, comme jadis à Munich. On connaît la suite, à laquelle personne ne souhaiterait revenir. Certain(e)s commencent même à murmurer « moderato cantabile » dans grandes orgues économiques, fussent-elles de Beijing. Ce qui, bien sûr, est de nature à navrer aussi les grands argentiers européens, à pensées tuniques. C’est également de la vieille Histoire. Que les marchands marchandent, que les financiers financent, là est leur rôle, aujourd’hui comme depuis toujours. Mais au-dessus d’eux, très au-dessus, sont d’autres Valeurs et Pouvoirs que celles du Veau d’Or. Même si la démarche peut être sincère, justifiée au niveau économique, il convient d’y prendre garde. Comme disait ce brave Jean-Jacques Rousseau : « L’argent qu’on possède est celui de la liberté, celui qu’on pourchasse est celui de la servitude. ». C’est que, même si certains lointains on dit peut-être par ailleurs « qu’un œuf au plat vaut mieux que deux à la montée », l’Europe n’est pas faite que d’argent mais aussi de Terres et d’Hommes. Certains marchands, dont c’est le métier incontesté, feraient peut-être bien d’y songer, même si cela ne rejoint par forcément leurs pensées avides, gratinée de bien minces morales pour faire joli ou cacher l’amer du chat. Restent aux Politiciens à regagner le Pouvoir légitime dont les Électrices et Électeurs d’Europe les ont décorés. Ceci dit, « Papa Jin » paraît super et il ne semble y avoir, pour le moment, aucune raison pour « qu’Oncle Jacques » lui fasse des faux plis dans sa brodée d’or et d’argent robe mandarinale. Jean-Louis Conne

 

Salute to Mr. John

Il ne peut pas être vraiment mauvais, le nouveau camarade du peuple américain John Forbes Kerry, nouveau Secrétaire d’État qui succède à Mme Clinton. «Mais il va devoir faire ses preuves à la barre, au-delà des quatre mois qu’il a valeureusement passés comme Commandant d’un « Swift Boat », durant la guerre américaine du Vietnam», disent certains irrévérencieux Américains, mais pas seulement. Il y a même des marines hexagonales, impertinentes à l’ancienne, qui le murmurent aussi du côté de Saint-Briac, en Bretagne. Mais tout devrait bien se passer pour M. John Forbes Kerry qui est aussi, soit dit en passant, un ancien opposant à la guerre du Vietnam et l’un des politiciens les plus riches des États-Unis, ce qui n’empêche pas d’avoir une vision claire. Il connaîtrait aussi l’Europe, serait devenu un Catholique plus pratiquant depuis son séjour alpestre dans un internat huppé de Suisse centrale. Il a donc le profil et c’est le Patron qui l’a choisi. Point. Tout cela sonne Forbes, pardon, fort bien, dans le complexe contexte des Temps Modernes. Dès lors, Courage, Pertinence et Vaillance à Mr. John, nouveau Secrétaire d’État des Copains américains, comme on s’en souvient en Normandie ou en Bretagne – mais pas seulement. Certain(e)s espèrent juste qu’il va se rendre compte que le mur de Berlin est tombé et que l’Europe va jusqu’à l’Oural voir même un peu au-delà. La Grande Muraille, on ne sait pas encore. A Lui de Voir Pacifiquement. Mais ce que certains voient déjà de façon nette, c’est que lorsque l’Amérique se sera montrée capable d’évoluer, même imparfaitement, en profondeur et sans pour autant poser ses Colt’s – seulement ses M-16 ou M-60 vendus aux gamins comme des bonbons – ni renier son Histoire et ses valeurs premières, comme en Russie,  on pourra lui offrir des « Donut’s » bleus et pleins d’étoiles. En attendant, « Salute to Mr. John ».  Jean-Louis Conne

 

Alerte Texto sur SMS

Des sournois font parvenir, depuis le Royaume-Uni, des SMS (Textos) qui tentent d’expliquer aux destinataires qu’ils ou elles ont gagné plusieurs millions de livres sterling, leur numéro ayant été prétendument tiré au sort. Des clous. Ces nuisibles proposent à leurs victimes potentielles de prendre contact par email. Ils obtiennent ainsi les coordonnées des personnes et viennent ensuite, comme des rats sur un fromage, demander une avance de frais pour que « l’oie blanche » avide puisse toucher son prétendu gain. Comme  le goût du lucre et la stupidité humaine n’ont pas de frontière, cette crapule réussi des coups et certain(e)s, plus nombreu(se)s qu’on pourrait le croire et de tous âges, se font prendre comme des geckos. Alerte Rouge donc. « Il ne faudra pas venir dire que vous ne le saviez pas », murmurent même déjà certains valeureux antibiotiques qui tentent de combattre cette infection en noir et blanc ou en couleurs. Il risque même d’y avoir bientôt des lamentables à se retrouver tout pâles dans les bureaux de Scotland Yard, mais pas seulement.

 

Voies mystérieuses en Bulgarie

Pendant qu’on se la joue grand messe économique mondiale en d’autres lieux, la Bulgarie et la Chine communiste viennent de se la jouer voies mystérieuses en Bulgarie. Le 5 aôut 2012, la frégate « Yantai » avait fait escale (à dr. en h.) dans le port bulgare de Varna, sur la Mer Noire (carte). En 2012 les échanges bilatéraux entre la Chine et la Bulgarie auraient augmenté d’environ 49% au cours des onze premiers mois et les investissement chinois auraient augmentés de près de 40% sur l’entier de l’année 2012. Comme quoi on ne perd son temps sur les frégates. M. Guo Yezhou, ambassadeur de la RPC en Bulgarie (à dr.), et M. Viktor Azmanov, Président de la chambre de commerce bulgaro-chinoise du commerce et de l’industrie auraient même fait un pas de loup plus loin, signant dernièrement un mémorandum visant à « construire un système unifié d’information pour toutes les organisations bulgaro-chinoises et leurs partenaires (…) qui deviendra un opportun système unique pour échanger des informations ». C’est fou comme les définitions ont évolué depuis Matta-Hari (à g.). De son temps et même après, on appelait ce genre de définition de « l’espionnage». Rappelons juste en passant que la Bulgarie est aujourd’hui une république parlementaire, membre de l’OTAN depuis 2004 et de l’Union européenne depuis 2007. La Bulgarie, notoirement connue pour ses problèmes de corruption, est présidée depuis 2012 par M. Rossen Assenov Plevneliev, un informaticien très engagé dans le monde des affaires immobilières, assisté de Mme la Vice-présidente Margarita Stefanova Popova, une philologue devenue procureur (à g. en h.). Jusqu’en 2003, les investissements en Bulgarie, dans la délicate zone des Balkans, venaient d’Autriche, de Grèce, d’Allemagne, d’Italie ou des Pays-Bas, notamment dans les secteurs des engrais chimiques et de l’industrie agroalimentaire. Il faut dire que la Bulgarie a des industries costaudes et aussi des ressources, en cuivre, zinc, charbon. Elle produit maintenant 2,1 millions de tonnes d’acier par an, des machines, logiciels et autres produits industriels, volants ou pas. Dès lors que certain(e)s Bulgares – terre des Odrysiens – s’en sont mis plein les étoiles avec l’Union Européenne bleue, il doit leur sembler normal de se tourner vers la Chine rouge. Ce sont les laborieux Bulgares qui doivent êtres contents, d’autant que leurs jeunes qualifiés ont émigrés en masse dans l’Union européenne. Certains se disent que la Bulgarie, en contre-partie, aurait aussi pu faire appel à quelques chômeurs Grecs ou Espagnols. Mais ils ne comprennent rien:  En Bulgarie le salaire minimum légal était en 2012 de l’ordre de 138 Euros par mois, contre 1’426 Euros en France, par exemple. En Chine des zones urbaines, il aurait été en 2012 de l’équivalent d’environ 450 Euros. Wouai… Voilà peut-être pourquoi la Chine se pointe dans les délicats Balkans qui ont coûté si cher aux contribuables européens et que certains ne cessent de répéter maintenant aux laborieux de l’Hexagone ou d’ailleurs en Union Européenne, qu’il conviendrait qu’ils deviennent « compétitifs ». On crois peut-être rêver, mais tout ceci est bien réel et risque même, au final, de tourner au cauchemar.  JLC

 

Petit Anchois pourrait chasser gros Thon

Acciughe sotto sale del Mar Ligure” sono caratterizzate da una qualità che dipende appunto dalla loro origine geografica. La pesca dell’acciuga avviene nelle acque prospicienti la costiera ligure, nei comuni di La Spezia, Genova, Savona e Imperia che si affacciano sul versante tirrenico ». Ca veut dire en clair à la Marco Polo que des choux de Bruxelles, des bureaucrates de Rome ou d’ailleurs et autres thons variés pérorent en cantines et brisent les poulpes des pêcheurs d’anchois de la Mer Ligure, salés ensuite au bon sel. Pas des machins qui sentent le plastique, venus de on ne sait où, marinés dans trucs suspects, mais de bons anchois en soit qui, en Mer Méditerranée voyagent d’ouest en zones profondes ce qui les distinguent. de ceux de l’Adriatique, vivants plutôt en eaux peu profondes et qui sont moins promeneurs.  Le cœur de cette pêche aux anchois du côté de la Spezia est depuis toujours le charmant village médiéval de Monterosso. pour la raison simple qu’il dispose de la plus grande plage des « Cinque Terre », sur laquelle il était commode aux nombreux pêcheurs d’antan de tirer leurs embarcations. Mais pour vivre, les pêcheurs subsistants dans ce village, aujourd’hui au nombre d’une dizaine seulement, doivent aussi, lorsque les anchois ne sont pas dans le coin et à portée, pêcher d’autres poissons et poulpes qui n’attentent que de craquer sous la dent des gourmets. Ces pêcheurs Gênois – ces navigateurs réservés comme des montagnards, frugaux et rudes à la tâche depuis toujours – ils ont même donné leur nom à une voile célèbre – un peu pirates jadis et toujours la moindre aujourd’hui, sont ployés sous diverses contraintes qui menacent leur belle « espèce » de disparition. D’abord ces pêches côtières ne sont pas du tout industrielles: Il y a de la pêche un jour et peut ne pas y en avoir un autre. Pour satisfaire avec régularité les flots de touristes aux beaux jours, les restaurateurs locaux préfèrent donc souvent se ravitailler en produits de la mer auprès de grandes chaînes de distributions. Les gourmets y perdent mais la régularité et les gros pleins de sous y gagnent pendant la saison. Ensuite, comme peu un partout en Europe, des « tsunamis » de règlements et autres dispositions d’éminences verdâtres comme des choux de Bruxelles, d’écologistes urbains agités, de ronds-de-cuir romains ou régionaux – qui ne connaissent souvent pas grand-chose, si ce n’est rien, aux réalités et contraintes de ces pêches traditionnelles, ont entravés considérablement l’existence des pêcheurs locaux. De riches propriétaires sont même parvenus à faire interdire la pêche traditionnelle de nuit et à la lampe à proximité de leurs villas de luxe, soutenant que le bruit des moteurs des pêcheurs, qui alimentent leurs lampes, les dérangeaient dans leur angéliques sommeils. Quand au parc national des « Cinque Terre », sous patronage de l’UNESCO, personne ne semble avoir songé à y intégrer activement les pêcheurs côtiers subsistants en facilitant leurs activités humaines. Dès lors les « survivants » disparaissent encore peu à peu, la vie qui leur est faite étant devenue trop difficile. Certains murmurent qu’il  conviendrait éventuellement, si on ne veut pas manger à terme, au bord de la Mer Ligure, que des barres de poissons panés ou des filets congelés venus de on ne sait où, de prendre en compte, aussi, ces Ligures authentiques, qui pêchent encore de petites mais Belles manières. On pourrait même peut-être les inscrire au patrimoine mondial de l’UNESCO où les classer « Trésors nationaux vivants », comme cela se fait Japon pour certains artistes. Ce ne sont pas vraiment les poissons qui sont en voie de disparition, mais plutôt les vrais pêcheurs. Pas comme pour les chalutiers Japonais, Chinois ou d’autres argentifères compagnies agitées à piller, au large, les ressources des Mers, histoire de se remonter les bourses des profondeurs. Jean-Louis Conne

 

Ils sont Là!

C’était annoncé : Ils sont là. Il parait même qu’un Conseiller américain hors d’âge a mangé ses pantoufles vietnamiennes, se rongeant aussi les boules de Berlin en apprenant la nouvelle. Le croiseur « Pierre le Grand » (à dr.), le vaisseau de lutte anti-sous-marine « Amiral Chabanenko » , deux navires de soutien de la Flotte du Nord et autres bricoles naviguantes sont entrés pacifiquement en Méditerranée. Un comble. Ils devraient êtres rejoints par le navire d’escorte « Neustrashimy » et le ravitailleur de la Flotte Russe en Mer Noire « Ivan Bubnov ». Il paraît même sur certains bâtiments de la Nouvelle Russie, il y aura des costauds de l’infanterie de Marine, comme on les aiment chez les Marsouins. Tout cela se fait à la pépère, en se serrant la pince, l’OTAN dont la Turquie est Membre éminent, les ayant laissé passer. Il convient de rappeler que l’OTAN/NATO est, comme son nom l’indique, l’Organisation de l’Atlantique… Nord. Mais il n’y a pas de quoi s’angoisser ni se chewing-gumer » les charentaises « Ho Chi Minh ». Sauf pour certains conseillers ou partisans à l’ancienne, voir d’autres nuisibles plus actuels. Comme les voyages forment les jeunesses, il va aussi falloir songer à mettre un feu d’Humanité sous les casseroles à homards, voir goûteuses bouillabaisses, tajines et autres Huiles amicales. JLC

 

Fox of the XXIth Century

A l’heure du grand pow-pow biométrique du côté du Capitole, il y a tout de même certains « fox » Républicains qui se disent, non sans raison ni forcément pour chinoiser dans le désert de Gobi, qu’il conviendrait peut-être aux « fox » Démocrates de ne pas trop se la jouer à l’extrême-Est des grandes prairies. Ici, on ne sait pas : Il paraîtrait que cela relèverait des affaires Intérieures dont les renards, en particulier des forêts de Pologne, ne devraient pas parler à l’Extérieur. Ils n’ont qu’à s’occuper de leurs affaires et ne pas mettre leur nez dans celles des autres, ronchonnent certains. Mais M. Zbigniew Kazimierz Brzeziński (à g.), né le 28 mars 1928 à Varsovie sous le signe sino-vietnamien du dragon, ancien conseiller à la sécurité nationale du Président Jimmy Carter, a tout de même récemment déclaré en bon Américain : «Le centre s’est déplacé d’Europe vers la Chine (…) La Chine a des caractéristiques similaires à celle de l’Europe des années 1900 ». En résumé, il suffit donc de réussir à pieds par la Chine. Voilà qui est alléchant pour l’industrie lourde, mais un peu moins  pour les jeunes ou moins jeunes « fox » européens du XXIe sècle – mais pas seulement – comme auraient peut-être pu le dire jadis certains, dont Lénine, le Ford des moteurs, Adolf, Staline, voir le clairvoyant Lord Chamberlain. JLC

 

Petite Fleur

Même l’Inde des aéronavales et jusqu’aux humbles du Pakistan, comme toutes les nations Africaines raisonnables, les Maghrébins de Nobles et Belles Fois variées, la Turquie de même et d’autres Nations Arabes ou Asiatiques semblent l’avoir compris : La France est, dans toutes ces rumeurs d’actualité, une Vaillante bannière d’Alliés beaucoup plus larges. Le Monde civilisé, celui des tolérances, du respect, des développements harmonieux dans la paix, du peut mieux faire ou d’autres choses, est derrière Elle. Alors là, bicorne : M. le Président François Hollande a démontré qu’on peut être discret, réservé, mesuré, avoir les paupières tombantes, ne pas se la jouer Napoléon impérial, « Parisianiste » sautillant ou « Nos Ancêtres les Gaulois » crispant et emporter tout de même, le moment bien venu, le Respect du plus grand nombre. Rien n’est jamais facile en pareille Haute Charge. Mais l’Honneur semble acquis. Plus de 65% des Asterix et Obelix approuvent M. le Président et son équipe et ils sont loin d’êtres seuls . Le Monde ne va tout de même pas se laisser indéfiniment agresser par des groupuscules d’intolérants nuisibles autant qu’armés, qui n’ont rien à proposer d’autre que haine et destructions. Derrière les rugueuses mais indispensables agitations du moment visant à les réduire de juste façon, résident aussi les espoirs d’un Mieux pour tous. D’où petite fleur.  JLC

 

Le Pirée dans tous ses Etats

M. le Ministre des finances de la Grèce a indiqué, sans autre commentaire, que le groupe COSCO a « manifesté son intérêt à accroître ses investissements au Pirée », le principal port d’Athènes, mais aussi le principal centre industriel de la Grèce. En clair le puissant groupe « China Ocean Shipping Co » (COSCO), le plus grand conglomérat chinois du secteur, contrôlé par l’état, fondée en 1961 et possédant ou contrôlant plus de 800 navires marchands de divers types, chapeautant quelques 1,000 compagnies et branches dans plus de 50 pays du monde et employant au total quelques 130’000 personnes, envisagerait d’acquérir pas moins de 60% du principal port grec, pour environ 1 milliard d’euros. Il devrait présenter son offre après que le gouvernement grec ait précisé quelles procédures il entend suivre dans la privatisation non seulement du port du Pirée, mais également de celui de Thessalonique. Le groupe chinois aurait déjà investi quelques 4,3 milliards d’Euro au Pirée dans un genre de leasing sur 35 ans des jetées No 2 et No 3, qu’il opère depuis juin 2010. Le groupe chinois, dont le quartier général est situé dans l’immeuble « Ocean Plazza » de Beijing, se proposerait aussi de construite une nouvelle jetée et de tripler le trafic du Pirée, qui a été en 2011 de 20 millions de passagers et 1,7 millions de containers. C’est ce bosco de  Thémistocle, initiateur de l’économie du Pirée, qui doit être content de voir le principal port grec dans tous ses états. JLC

 

En passant par la Hollande

Les résidents Chinois étaient, au total, à en croire les statistiques officielles du « Centraal Bureau voor de Statistiek » hollandais, 80’198 l’an dernier, en 2012, soit en augmentation de 92,8% par rapport au nombre qu’ils étaient dans le Gouda  en 1996, soit il y a seize ans. Ceci représente plus que la population entière d’une ville hollandaise de moyenne importance comme Roosendaal (79’5000), Amstelveen (77’5000) ou Purmerend (77’300). Les Pays-Bas comptant environ 16,4 millions habitants au total, 0,5% d’entre-eux sont donc Chinois. Juste histoire de se faire une idée de l’ampleur de cette « colonisation », la Chine comptant environ 1,3 milliard d’habitants, c’est comme si quelques 6 millions de Hollandais résidaient aujourd’hui dans l’Empire du Milieu, soit un peu plus de la moitié de la population totale des Pays-Bas. On verrait d’ici l’ambiance sous la grande muraille. En effet, la majorité de ces Chinois viennent de la République populaire de Chine (PRC) incluant Hong Kong et Macao. Seuls 2’254 proviennent de la République de Chine (ROC), à savoir l’île de Formose (Taiwan). En bref la population chinoise de Hollande, y compris les Chinois nés sur place, est reconnue pour être aujourd’hui « une des plus grandes diasporas chinoises en Europe continentale ». La Chine rouge clame de surcroît par ses gros organes : « En 2011 la République populaire de Chine a dépassé l’Allemagne et les États-Unis pour devenir la première source de produits de haute technologie importés par la Hollande , pour une valeur de 17,3 milliards d’Euros». Avant, il paraît que la Hollande importait de Chine surtout du textile à la gomme et des jouets à la noix. Mais ce serait fini-nini. Maintenant l’heure serait à la high-tech, comme l’a bien précisé M. Li Fei, conseiller économique et commercial à la représentation de la Chine communiste de La Haye. En plus des ordinateurs et téléphones mobiles, on parlerait maintenant plutôt de produits plus costauds, mécaniques et électriques. Ce sont les quelques 10% de chômeurs, en moyenne, des 17 nations de l’Union Européenne qui vont êtres contents. Bien sûr, tous ces produits chinois, le plus souvent importés via le port d’Amsterdam, mais par avion-cargo aussi, ne restent pas forcément en Hollande, mais se ventilent ensuite dans l’Union Européenne, ce qui fera plaisir au 21% de chômeurs espagnols, voir aux 14% de chômeurs Hongrois et Slovaques, 7,7% de chômeurs du Royaume-Uni ou de Suède, voir aux 11% de chômeurs portugais et 6% de chômeurs allemands, ces chiffres étant souvent tripatouillés vers le bas, mais émanant de nations qui ont d’excellentes industries de hautes technologies. Quelques 330 sociétés chinoises se sont déjà implantées durablement en Hollande, dans les secteurs de l’électronique, de la haute technologie, des services et de l’agriculture, dont 30 rien qu’en 2011. La Chine serait devenue, derrière les États-Unis, la deuxième source d’investissements directs dans le pays des grands navigateurs, fondateurs en particulier des Compagnies des Indes orientales et occidentales. Ce qui est bien, c’est que lorsqu’ils se seront fait boulotter comme des Maatjes, ces harengs marinés qu’on tient par la queue avant de les avaler, les valeureux Hollandais pourront toujours aller se fumer des pétards géants, aux frais des services sociaux, dans leurs trop connus « coffee shop ». On allait oublier : La Hollande est membre fondatrice de l’Union Européenne, membre de l’espace Schengen depuis 1985 et de la zone Euro depuis 1999. C’est aussi un Royaume, une monarchie constitutionnelle depuis le Congrès de Vienne de 1815, mais aussi le siège d’Europol, de la Cour internationale de Justice, de la Cour pénale internationale et de bien d’autres éminentes institutions. Il y a d’ailleurs maintenant même un « Confucius Institute » ou « Institut de Maître Kong » à La Haye. Les Hollandais ne devraient donc plus avoir de raison de voyager au loin : Il ont maintenant tout à la maison et peuvent même se faire en saison, en Suisse ou en Savoie, une escalope avec une belle salade . JLC

 

Etoile du Matin

L’étoile du matin, c’est le « morgenstern », une massue à l’ancienne prisée par les vieux suisses. Un des passe-temps favoris de ces vieux Suisses était jadis de rouler des troncs de sapins et autres grosses pierres des Alpes sur les fâcheux venus audacieusement prétendre en contrôler les Lois et Libertés. Il n’est qu’à demander aux descendants de la Maison de Habsbourg ou de Charles le Téméraire. Les Anglais on ne sait pas, on n’avait jusqu’ici pas vu leurs troupes autrement qu’en réfugiés de guerre ou pilotes abattus, voir qu’en audacieuses ballades dans les sommets Alpins. Bien sûr, les temps ont changé. Mais pas les indépendances et les libertés démocratiques auxquelles les Suisses pluriels sont très attachés depuis 1291. Ce qui ne manque pas de « black puding », surtout lorsqu’on sait que le nouveau patron de « Pro Helvetia », la Fondation suisse pour la culture, est déjà un Britannique, c’est que M. Richard Jones est lui aussi un Britannique. Agé de 57 ans, célibataire endurci, né en 1962 à Orpington, dans le Kent, un lieu célèbre pour ses poules « actives et dociles ». Monsieur le nouvel Ambassadeur de l’Union Européenne en Suisse a fait des études en histoire moderne au « Merton College » d’Oxford, mais aussi fréquenté le « Dulwich College », dans le sud de Londres. Il a débuté sa brillante carrière comme chef de section au département africain de la Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe, à Londres. Pour faire court, il s’est ensuite occupé de l’Europe centrale, de la Turquie, de Malte, de Chypre et de Gibraltar, puis des Balkans. Il a étudié durant près d’un an non pas le « zwytzerdutsch », mais l’Albanais, avant d’être appointé à Tirana. De là, il s’est envolé pour l’Irak où il a été consul général à Basra. Finalement il est devenu chef adjoint et Conseiller politique de la Mission permanente du Royaume-Uni auprès de l’Union Européenne, à Bruxelles et vient maintenant d’être nommé Ambassadeur de l’Union Européenne en Suisse et au Liechtenstein. Le plus rigolo est que si il est est une nation amie qui est à la fois dedans, dessous, dehors, sur le côté ou en travers de l’Union européenne, c’est bien la Grande Bretagne et sa gourmande City financière, dont les activités globalisées ne sont pas toujours très profitables aux Européens, murmurent certains impertinents choux de Bruxelles. A en croire RTBF-info, M. Jacques Delors, ancien Président de la Commission européenne a déclaré récemment : « Les Britanniques s’intéressent seulement à leurs intérêts économiques, rien de plus. On pourrait leur proposer une autre forme de partenariat ». A quoi le député européen, pourtant libéral, M. Louis Michel, a ajouté : »Je pense que M. Delors a raison quand il dit qu’il faut envisager la sortie de l’Europe de la Grande-Bretagne, car elle mène une politique mortifère pour l’Union Européenne ». Hè bè… une Union Européenne privée de cornemuse ou de Horse Guards voilà qui semble impensable. M. José Manuel Baroso, ressortissant du Portugal, dont les Britanniques sont goulus des excellents Porto, plus que les chômeurs portugais de « banger and mash », ne doit peut-être pas se faire que des copains… Il a maintenant, en plus, décliné les raisonnables propositions institutionnelles suisses. M. l’Ambassadeur Richard Jones, qui est donné pour aimer la bonne chair, a relayé le message dans des propos mettant en cause les accords bilatéraux entre l’Union Européenne et la Suisse, ce qui a légèrement crispé certains Helvètes. « Cette approche à ses limites », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité à ses yeux de « transposer dynamiquement les loi européenne », sous entendu en Suisse. Alors là., ce bon Monsieur Baroso et son excellent Ambassadeur britannique, qui parle si bien l’Albanais, a pris le risque de se voir privé de raclette, de fendant et de rösti dans ses caquelons étoilés. Les Suisses sont aimables comme tout, mais il n’est pas bon du tout de leur la jouer Charles le Téméraire à la façon Barry Lindon dans leurs occultes transversales alpines. Elles sont pleines de gros sapins et de rochers sublimes qui pourraient leur redonner des idées à l’ancienne. Mais il convient de ne pas se tromper : Les CHuiCHes, qui aiment les livres, ont toujours eu un faible pour Albion, pour la Lusitanie aussi quand certains de ses proéminents ressortissants ne leur filent pas des claquettes. Ils sont aussi de grands copains des Européens, tant que des fâcheux ne viennent pas tenter de planter leurs bannières sur leurs Monts Indépendants. La place est prise. Ceci dit, certain(e)s disent au Dr. Baroso & Mr. Jones: « bienvenue dans le Neutre, Démocratique mais bien équipé Pays de Guillaume Tell« . Jean-Louis Conne

 

Dans l’Occulte de la Slovénie

Un problème semble de se profiler bien profondément dans l’occulte de la Slovénie de M.Janez Janša (à dr.), né le 17 septembre 1958, année chinoise du chien,  à Ljubljana, le chef du gouvernement – pour le moment – de cette république, jeune mais très européenne. Ce dernier a déjà été accusé d’avoir touché des pots de vin de l’excellente entreprise finlandaise « Patria » dans une affaire de véhicules blindés légers. En 2012, la Justice slovène, l’aurait même aussi mis en accusation pour « fausses déclarations et diffamation  ». Mais ce n’est pas tout. Retour au sources étoilées donc: La sympathique Slovénie, de la disparue Yougoslavie, est aujourd’hui un petit état indépendant d’environ 2 millions d’habitants, dont 83,1% de Slovènes, 2% de Serbes, 1,8% de Croates, 1,1% de Bosniaques, 12% d’hiver ou d’été, et environ 0,5% de minorités hongroises et italiennes, à en croire le recensement de 2002. Les citoyennes et citoyens de la Slovénie sont des gens tout à fait charmants et leur nouvelle nation, dont ils sont très fiers du nouveau passeport européen, a été acceptée au sein de l’Union Européenne et de la zone Euros le 1er Mai 2004, puis de l’espace Schengen en 2007. Mais il semble semble y avoir comme un souci. D’abord, début 2012, « Standard and Poor’s » a dégradé la note de la Slovénie de M. Janez Janša, avant la placer sous surveillance négative début novembre 2012. Ce n’est pas grave. Ce qui semble l’être plus, c’est que ce Monsieur Janez Jansa, vient de recevoir à Ljubljana – son lieu de naissance – M. le Ministre de la défense de la Chine communiste, son Altitude Liang Guanglie (à g. en h.). A l’occasion de cette rencontre – une grande première depuis 21 ans avec un Ministre de la défense chinois – M. Janez Janša aurait déclaré qu’il «voit la Chine comme un partenaire stratégique et considère au plus haut point sa collaboration avec elle en matières militaire et de défense ». De son côté, son Altitude chinoise M. Liang Guanglie a aimablement répondu : « Que la Chine considère la Slovénie comme son principal partenaire ». C’est publié. Mais ça ne plaira peut-être pas forcément ni aux sympas Slovènes, ni à l’Europe qui dispose d’une très performante industrie de défense aussi – qui donne du travail -  ni même peut-être à d’autres. Allez savoir pourquoi, sur les rives devenues un brin occulte dans l’Adriatique de la Slovénie réputée européenne, de l’Euro et de Schengen. JLC

 

 

Abordage de Montpellier

Montpellier n’est pas seulement qu’une charmante et active capitale régionale de France de 258’000 habitants, située à 7,1 km des rives de la Méditerranée et bien connue pour son Festival international de tango argentin, notamment. C’est aussi, depuis 1781, la capitale de l’État américain du Vermont, la plus petite capitale d’un État des États-Unis, avec quelques 8’000 habitants. C’est le colonel Davis qui choisit le nom de « Montpelier », du nom de la ville française, mais pas avec ses deux ailes. Si l’originale Montpellier la Française est jumelée avec Chengdu, une ville chinoise de la province du Sichuan, et d’autres, elle ne semble même pas avoir songé à se jumeler avec sa petite sœur historique des États-Unis et inversement. Comme la Montpelier américaine a donné en 1837 un futur amiral à l’Amérique en la personne de George Dewey (en h., à dr.), l’US Navy a tout de même baptisé un de ses sous-marins d’attaque « Montpelier » (SSN 765) . Mais il y a récemment eu comme de l’eau ferrugineuse et non du bon vin français dans ses ballasts. Le commandant du « Montpelier » vient en effet de se faire purger comme une bulle d’air par le commandant du 6ème Escadron de sous-marins américains. Motifs : le 23 octobre dernier, il y a eu nœud en forme d’abordage entre le « Montpelier » et le croiseur porte-missiles « San Jacinto » de l’US Navy. Caramba ! L’enquête aurait révélé que la faute en serait imputable au commandant du « Montpelier », qui n’aurait pas su établir de bonnes communications avec ses vigies, n’aurait pas respecté certaine procédure en vigueur dans les sous-marins américains naviguant à profondeur périscopique et autres bricoles. Le commandant du « Montpelier » aurait donc été assigné récemment à des tâches plus administratives, dans un bureau du Commandement de la Force sous-marine de l’Atlantique, à Norfolk, en Virginie. Le Commandant Stephen Mongold – un nom qui brille – aurait pris sa place en or à la barre du « Montpelier ». A Montpellier avec ses tonneaux de coteaux et ses deux ailes, c’est Mme Hélène Manroux-Colas (à dr., en bleu océan), fille d’un pilote et médecin généraliste, qui serait toujours au commandes. JLC

 

Morts de Rire en Mordovie

Ils en ont de la chance les quelques 835’000 citoyennes et citoyens de la République de Mordovie, membre de la Fédération de Russie, un territoire situé à plus de 500 km à l’est de Moscou, une ancienne possession Mongole conquise jadis par Yvan le Terrible : Ils risquent d’avoir bientôt pour Ministre de la Culture un ancien porteur de passeport français, né à Châteauroux mais qui doit certainement maîtriser leurs cultures et leur langues finno-ougriennes, à savoir le « mokcha » et le « erzya ». Il faut dire qu’elle doit avoir besoin de nouveaux citoyens: la population de cette république a fortement diminué, passant de 965’000 personnes en 1989 à moins de 835’000 en 2010, soit une diminution de 135’000 personnes. Il y fait en moyenne -11 degrés Celsius en janvier et la température moyenne n’y dépasse guère les 19 degrés en juillet, ce qui serait bon pour la santé des personnes âgées. C’est de circonstance, l’éventuel futur Ministre de la Culture de Mordovie s’est déjà fait pincer à plus d’âge sur les pavés obscurs d’une « Ville Lumière », le 29 novembre dernier, avec 1,8 grammes d’alcool dans le sang. On ignore s’il avait consommé de la « pura » au miel ou de la « poza » de betterave, deux spécialités de Mordovie. Certains électeurs de Mordovie murmurent également que lorsqu’on a goûté au « citrouillat » de Châteauroux, il est normal qu’on puisse préférer le porridge « na rodinakh ». Les citoyens de la République de Mordovie, en majorité chrétiens orthodoxes, se divisent entre Russes (53,4%), Mokchanes et Erzianes (40%), Tatars (5,2%) – la plupart Musulmans – et Ukrainiens (0,5%). Depuis le 14 mai 2012, le chef du gouvernement de la Mordovie, qui doit se réjouir d’avoir peut-être bientôt un si distingué propriétaire terrien et nouveau Ministre de la Culture, est l’assez peu connu, mais d’allure tout aussi rabelaisienne, M. Vladimir Volkov, à ne pas confondre avec M. Vladimir Poutine. Ce qui est bien aussi en Mordovie c’est que sa capitale, Saransk, compte un théâtre de marionnettes et un théâtre comique. Mais les marionnettes et le comique peuvent aussi lasser. JLC

 

HAUTE PHOTOGRAPHIE

Les Slovènes, comme Arne Hodalič (à g.) , ou les Croates comme  Nenad Saljic (à dr.), né en 1961 et basé à Split, se distinguent superbement dans les colonnes du «National Geographic» américain. Le Cervin, appelé aussi Cervino en italien ou Matterhorn en allemand dans le Valais suisse bilingue ou le Val d’Aôste voisin de même, les inspirent. C’est bien. Mais comme disait le Britannique Edward Whymper, le premier vainqueur de la pyramide italo-suisse le 14 juillet 1865, dans une cascades de drames : « Grimpez si vous le voulez, mais n’oubliez jamais que le courage et la force ne sont rien sans prudence, et qu’un seul moment de négligence peut détruire une vie entière de bonheur. » Comme l’a dit aussi plus tard Georges Conne, grand varappeur suisse sous l’Éternel: « La montagne doit inciter à l’humilité ». Cette photo du Croate Nenad Salic (à dr.) le symbolise splendidement, même si à Washington D.C., voir ailleurs, on confond encore volontiers la Suisse et la Suède, le pays valaisan ou valdotain avec le Tibet . JLC.

 

Ivresse des Voyages

Récemment un Boeing 737 de « British Arways », qui avait décollé de Londres-Gatwick à destination de Tunis, a été contraint d’atterrir d’urgence à Lyon, en France. Deux mémères britanniques de 43 et 50 ans, buvant de l’alcool fort au goulot, beuglaient, fumaient dans les WC, ne prêtaient aucune attention aux enfants et semaient une panique d’enfer dans la cabine. Comme si cela ne suffisait pas, ces deux femmes mûres, fine saoules, avaient menacé l’hôtesse qui était intervenue pour tenter de les remettre à l’ordre, lui disant qu’elles allaient «faire la peau à sa famille ». Plus encore, tout à leur délire éthylique, elles se proposaient de pénétrer dans le poste de pilotage en vue de s’en prendre cette fois au commandant de bord. Le Boeing s’est donc posé d’urgence, mais en souplesse, à Lyon. Les deux frénétiques on été conduites dans un centre de dégrisement, interrogées, puis renvoyées dare-dare en Grande Bretagne, avec suite de frais et dépends. Ce sont les »beach boys » tunisiens qui l’ont échappé belle… British Airways a d’ors et déjà signifié à ces deux mémères leur bannissement à vie de ses lignes. Même si cela reste encore assez rare, ce n’est pas la première fois que des femmes britanniques – ou autres qui ne savent pas se piloter- sèment la panique dans des avions vacanciers. Il n’y pas si longtemps un appareil qui ramenait des touristes britanniques de Kos, en Grèce, avait du se poser d’urgence à Francfort, en Allemagne. Deux mal-élevées donzelles du Royaume Uni, âgés de 26 et 27 ans, ivres et pas seulement de soleil ou ‘Apollons des plages, avaient menacé d’ouvrir une issue de secours en plein vol – ce qui n’est techniquement pas possible, heureusement. L’une d’elle avait alors agressé un membre de l’équipage de cabine à coups de bouteille, non pas d’ouzo anisé, mais de vodka. A Francfort les deux donzelles avaient été arrêtées par la police allemande, dégrisées, interrogée puis aussi réexpédiée promptement vers la Grande Bretagne. Pareils comportements de raves en plein vol, même si on appartient à la gent féminine, est punissable, peut coûter cher et même laisser au final dans le plus simple appareil. JLC

 

Bonne Humeur dans la Taïga

Mme Brigitte Anne-Marie Bardot, fille d’un industriel, née le 28 septembre 1934 à Paris, qui franchira cette année, en beauté resplendissante, le cap de ses 79 ans, et M. Gérard Depardieu, né le 27 décembre 1948 à Châteauroux, qui approche donc les 65 ans, fils d’un carrossier, ancien petit voleur et contrebandier à la gomme, garde du corps occasionnel de prostituées à Paris, surnommé « Pétarou », tous deux devenus, chacun dans leurs genres talentueux, de grandes étoiles filantes du monde du spectacle, ont donc décidé ou menacé d’aller s’offrir une longue cure de cellules fraîches dans la Grande Russie que préside pour le moment le démocratiquement élu M. Vladimir Poutine et que gouverne M. le Premier Ministre Dmitri Mevedev. Le Monsieur français espère y congeler des bourses qu’il estime trop imposées en France. La Madame française se déclare trompée par le traitement qu’on inflige aux éléphants dans l’Hexagone. Immense éclat de rire, avec une pointe de gerçure à la commissure des lèvres, du Portugal au fin fond de la taïga. « On a beau être Président élu ou Premier Ministre de la Nouvelle Russie on a bien le droit de rigoler un peu  à notre tour. Vous nous avez assez cassé les bortsch avec le Mur de Merlin », disent des anciens du KGB, devenu le moderne FSB. Couvertes de peaux de bêtes, de pellicules et de trophées, ces deux sommités du spectacle pourront peut-être ainsi, sous passeport de la Nouvelle Russie, chasser le renne  pour sa fourrure ou pêcher l’esturgeon pour ses œufs, de conserve et au-delà de l’Oural. Il paraît même que la semence de baleine de l’Arctique – d’éléphants français, on ne sait pas -  serait excellent contres les rides, comme certaines le prétendraient en douce dans le vaste monde cosmétique. Bon séjour donc aux Étoiles dans la Galaxie de la bonne humeur. Et dire que certains persistent à prétendre qu’on manque d’humour dans les salons créatifs de Paris ou au cœur du Kremlin de Merlin-pinpin. Revanchards coquins que voilà… JLC

 

Ils Arrivent!

Vers la fin du mois de janvier, il paraît que la valeureuse Marine russe que commande l’Amiral Viktor Chirkov (à dr.) – à ne plus confondre avec la crispante flotte soviétique de jadis – viendra faire des ronds dans l’eau en Méditerranée. Des navires russes bourrés de high-tech européennes et américaines, aussi, des Flottes russes de la mer du nord, de la très actuelle mer noire, voir du Pacifique devraient venir rigoler avec les costauds marins européens et américains. Il paraît même qu’il y aura des troupes spéciales russes, venues du nord Caucase, pour se la jouer débarquement en douce avec des « Marsouins » français et autres « Steals » d’ailleurs. Dans les ports, en soirées, ça risque donc d’être franc et joyeux dans la bouillabaisse, voir radeau de la méduse au petit matin, entre Gin,  Bordeaux et Vodka de derrière les fagots. « Bienvenue dans la Grande Bleue aux copains de la Nouvelle Russie », disent déjà certains.

 

2013 Année de la Grèce

Wouai, mais il va falloir cesser de vendre le Pirée ou le Mont Olympe aux Chinois voir, depuis New York, le Grand Sud marocain en projet à d’autres. 2013 année de la Grèce, pas du gras.

 

Carl Gustav au Pays des Kachins

Pendant que certains journalistes insuffisamment informés, diplomates apaisants ou hommes d’affaires globalisés aux aguets chantonnent sur tous les tons que la situation s’est normalisée en Birmanie (Myanmar) grâces aux admirables vertus de Mme Aung San Suu Kyi, il en va un peu différemment dans les méandres du terrain, en particulier en haute Birmanie, région de collines et montagnes du massif himalayen, aux confins de la Chine et de l’Inde, terres non seulement des Bamans (Birmans), mais aussi en particulier des Kachins (Jingpo), qui se divisent eux-même en divers groupes culturels et organisations politico-militaires, dont la plus importante est la « Kachin Independance Organisation » (KIO) et son armée, la « Kachin Independance Army » (KIA), bien que cette organisation ne revendique plus l’indépendance, mais une meilleure régionalisation et prise en compte de ses aspirations et intérêts par le gouvernement central. Les Kachins sont un peu les Suisses de la Birmanie : De solides montagnards aux bras noueux, qui ont ont jadis donné beaucoup de fil à retordre au colonisateur britannique. Par la suite les Kachins, comme les Suisses sous les Rois de France ou Napoléon Bonaparte, sont devenus des soldats particulièrement prisés et redoutables, cette fois au service de L’empire des Indes. Durant la seconde guerre mondiale en Asie, entraînés et armés en Inde par les Services secrets britanniques du SOE, puis américains de l’OSS, parachutés ou infiltrés dans les lignes ennemies (Lire: La Croix Tibétaine), ils mirent de sérieuse pâtées à l’envahisseur japonais, conduisant contre lui des opérations de guérilla en moyenne Birmanie. Puis, la Chine étant devenue communiste, les troupes chinoises ayant déferlé sur la Corée, la guerre des Français, puis celle des Américains battant leur plein au Vietnam et ailleurs dans la région, les Kachins furent appelés à jouer d’autres rôles complexes. Beaucoup de Kachins sont chrétiens, Protestants par l’effet de missionnaires anglais et américains, mais aussi Catholiques romains par l’action, en particulier, de prêtres français des Missions Étrangères de Paris (MEP) ou Italiennes des PIME et d’autres. Les régions ancestrales Kachins, sont aujourd’hui, dans un patchwork de peuples variés, incluant les Bamans ou Birmans plutôt bouddhistes et concentrés dans les plaines, villes et bourgades, des régions qui s’apparentent un peu – tous particularismes réservés – à la Savoie ou au Valais Suisse. Elles sont propices à l’édification de barrages et de centrales hydroélectriques pour servir aussi la Chine ou la Thaïlande. Les pipelines acheminant gaz ou pétrole depuis le sud du pays vers la Chine y passent, on y trouve des réserves de bois coûteux, des mines de jade, de pierres précieuses, mais aussi de vaste cultures illégales de pavot à opium, des laboratoires clandestins produisant de la morphine-base, de l’héroïne ou des méthamphétamines, des casinos prisés par les Triades chinoise ou autres maffieux. La KIO/KIA s’oppose officiellement aux drogues, qui détruisent les populations indigènes elles-mêmes. Mais elle se veut exister et, pour cela elle a besoin d’argent et souhaite donc que le pouvoir central, par certains potentats de son armée, n’accapare pas tous les profits, notamment ceux procurés par ces nouveaux marchés que sont l’électricité, le gaz et le pétrole, mais aussi ne rase pas des forêts entières pour servir le marché du bois vers la Chine ou ailleurs, ni ne déplace n’importe comment des populations au profit de barrages. D’où des tensions qui loin de s’apaiser en ce moment, se réchauffent singulièrement. Le 18 décembre dernier, par exemple, le poste de police gouvernemental de Lai Nawng, commandé par l’impopulaire capitaine Kyaw Mya Win, a été attaqué par des éléments du 6ème bataillon de l’armée Kachin (KIA). Quatre policiers auraient été abattus, de nombreuses armes emportées. En représailles les troupes gouvernementales stationnées à Hpakant auraient lancé une attaque d’artillerie sur la base du 6ème bataillon Kachin situé lui-même à Maw Mau Bum. Peu après, des unités de la KIA et de l’armée gouvernementale se sont affrontées en embuscade sur la route de Mythynia à Bhama, entre les villages de Sambai et Gara Yang. Au moins 9 soldats gouvernementaux auraient été tués et plusieurs autres blessés, la KIA ayant récupéré dans ces épisodes des armes anti-char suédoises « Carl Gustav » M-3, de 83 mm. La Ministre suédoise du commerce extérieur, Mme Ewa Björling , se serait empressée d’indiquer que ces armes high-tech autant que redoutables « n’étaient pas venues directement de Suède en Birmanie », certains laissant entendre qu’elles seraient venues d’Inde. Mme Björling est docteur en médecine, émérite en virologie mais aussi dentiste. Elle sait donc parfaitement quel effet peut avoir une roquette de « Carl Gustav », lorsqu’on se la prend dans les dents. Ce n’est là qu’un des nombreux exemples des conflits de faible intensité qui se déroulent dans le nord de la Birmanie et en traduisent, sur fond d’intérêts variés mais pas trop nets, la grande mais peu connue complexité. Tout n’est donc pas encore aussi rose-bonbon au pays des Bamans, quoi qu’on puisse chantonner dans les salons distingués. Comme aurait peut-être pu le dire ce Carl Gustav, venu du pays d’Alfred Nobel, même en grinçant des dents ou en se fumant un bâton de dynamite: « Pour construire une florissante Birmanie (Myanmar), Il va plutôt falloir tous, Kachins y compris,  s’armer de patience, de tolérance et d’esprit de justice sociale ». Jean-Louis Conne

 

God bless the Queen

Toute de Majesté, de Fraîcheur et d’Élégance, Sa Gracieuse Majesté.
Mais  Coquine en diable,  comme Albion. Il ne faudrait pas s’y tromper:
Sa Majesté connaît la Vie et la connaît Bien.
De ses élégants chapeaux pourraient encore surgir de bien surprenants lapins.
God bless the Queen

 

Meilleure Mine

L’Occident des légendes, pas angélique pour autant, mais médiateur parfois, regarde et dit, presque un brin lassé: «Vous avez posé vos roquettes et vos Merkava à terre? Enfin? Fort bien. Respect à Tous« . Ce n’est pas victoire à faire la pomme en braillant, c’est Raison à faire silence. Un poing, c’est tout. « Maintenant vous allez tous deux vous reconnaître réciproquement, après avoir été reconnus par les autres Terriens. Sans palabre, ni frire l’avenir dans l’huile à canon des tragiques mais anciennes histoires passées, ne serait-ce que pour répondre aux aspirations de vos Humbles et de leurs enfants« . Tout est là: Oublier les terreurs et les injustices abominables subies par les des uns et par les autres. Se tendre enfin la main, reconnaitre l’Autre comme soit-même. Même les petits nains le disent: Là semble être le boson de High. Comme chantonne aussi Blanche Neige,  qui aimerait bien enfin s’endormir un peu avant de se réveiller d’un doux baiser, ceci depuis plus d’un demi siècle. Et que celui des deux Grincheux qui se montrerait odieux aille au diable. La barbe à la fin, comme on dit même à Séville. Jean-Louis Conne.

 

Bonne Pèche

Ils font aimablement sourire certains « Popaye » pacifiques, ceux qui clament un peu trop vite et un peu trop fort que l’Occident serait en déclin, désormais incapable de mettre ses épinards dans les dents des amères. Les États-Unis et leurs alliés historiques d’Europe, d’une façon où d’une autre, se bricolent une nouvelle classe de porte-avions high-tech, d’une classe entièrement nouvelle. Ça coûte cher, mais ça crée beaucoup d’emplois et de salaires en « boostant » aussi les technologies de pointe et en tenant les nuisibles éventuels à distance. Il est attendu que les deux premiers bâtiments de cette nouvelle classe, le « USS Gerald R. Ford – CVN 78 » (à g.) et le « USS John F. Kennedy – CVN 79 » soient opérationnels, respectivement en 2015 et 2019. Il est prévu qu’un total de dix porte-avions ultra-modernes entrent en service, à intervalles de cinq ans, d’ici 2058. Ce qui est dommage c’est que le « CVN 78 » va remplacer le valeureux « USS Enterprise – CVN 65 » (à dr.) en 2015 déjà, un bâtiment prestigieux de la classe «Nimitz» qui fut le premier porte-avions à propulsion nucléaire au monde. Mais ainsi va la vie, même chez les porte-avions: On met les Anciens au rencard. Quant aux nouveaux bâtiments de la classe « Gerald R. Ford », on n’ose même pas dire tous les trucs et les machins qu’ils auront dessus et dedans. Ils conviendra dès lors de se montrer pacifique avec les atlantiques, ce qui sera mieux et même très bien ainsi. JLC

 

Pédales Déchaînées

Il n’est pas ici question de mariage, mais de bicyclettes révolutionnaires, sans chaîne, qui se mitonnent en Russie, mais pas seulement. «L’ennemi stratégique», comme disent encore volontiers certains qui ont peine à comprendre que l’union soviétique n’existe plus, porte même un nom : Nikolay Boltachev. C’est un jeune designer bourré de talents qui a conçu une bombe à roue sans chaîne qui a déjà éclaté sur les réseaux sociaux, sous le nom de « BMX concept » (en h. à g.). Il œuvre au « Zigzag studio » de Kirov, une active capitale d’environ 500’000 habitants, à 956 km au nord-est de Moscou, sur la ligne du transsibérien, dans la région économique de Volga-Viatka (Во́лго-Вя́тский экономи́ческий райо́н), l’une des douze que compte la Russie. C’est aussi à Kirov que celles et ceux qui manquent de foi en l’avenir peuvent aller se recueillir au célèbre « Monastère de la Dormition de la Mère de Dieu de saint Triphon », à ne pas confondre avec Tournesol. Mais Nikolay Boltachev n’est pas tout seul dans le peloton. Un autre « ennemi stratégique », Bradford Waugh, cette fois Américain, designer plein d’idées lui aussi, qui a fréquenté l’Art Institute de Philadelphie et le « Wentworth Institute of Technology », développe « Nulla » (à dr.), qui veut dire « rien » en Italien, mais qui est en réalité est une petite merveille minimaliste, sans chaîne et super high-tech, elle aussi. Il a même créé une strart-up près de Philadelphie, sous le nom de « Bradford Waugh Design Consultancy LLC ». Enfin, à notre connaissance, se bricole encore le « Synapse Bike » un vélo imaginé pars le designer industriel Sylvain Gerber, chef de projet au sein du groupe français « Ametra », basé à Châtillon, dont la vocation exprimée est « d’accompagner les entreprises dans la conception et le développement de projets innovant s». C’est d’ailleurs en 1839, qu’un forgeron écossais, Kirkpatrik. McMillan, eu le premier l’idée du pédalier. En 1860, un artisan serrurier et charron français, Pierre Michaux, adapta ce pédalier à une draisienne. Le premier à oser essayer cette « Michaudine » – peut-être après un kilt de rouge – fut précisément l’audacieux écossais Kirkpatrich Macmillan. La bicyclette était née, la chaîne allait suivre. Comme quoi on n’a rien inventé avec la présente globalisation. Ceci dit « Ametra » n’œuvre pas uniquement dans le deux-roues sans chaîne, mais aussi dans le blindé plus chenillé. En effet «  Ametra » agit, depuis des années, « auprès d’acteurs de la défense, pour le développement de leur produits divers: véhicules, système d’armes, munitions ». Comme quoi les écologiques et très high-tech bicyclettes peuvent parfois êtres moins innocentes qu’il n’y parait et même conduire jusqu’à de curieux septième ciel. Mais là n’est pas le propos : Les pédales se déchaînent, ce n’est pas pour de suite dans les magasins, mais c’est sur chaudes pistes. JLC

 

Réveil globalisé des Infirmières

Il sera peut-être mieux de ne pas avoir d’accident de moto, de contracter la malaria ou la dengue, voir d’éviter le coma éthylique, la crise de nerfs amoureuse voir le coup de sang à la disco en ligne dans les chimériques nuits de Siam. Quelques 17’000 infirmières de diverses origines, supportées par l’Association des Infirmières de Thaïlande, qui en ont plus que ras-le-bol d’êtres traitées comme des sparadraps, ont annoncé qu’elles allaient se mettre en grève en Janvier 2013 prochain si le Gouvernement, le Ministère de la santé et/ou les institutions sanitaires publiques ou privées à hauts bénéfices continuent à les exploiter dans des contrats précaires à la noix de cajou. Jakkaree Khakamjad, présidente des Anciennes valeureuses de l’École d’infirmière du « Boromarajonani College », a même confirmé que le moral des infirmières en Thaïlande « est au plus bas que jamais en ce moment », beaucoup d’entre-elles travaillant jusqu’à 16 heures par jour. Le quota convenable du nombre d’infirmières par lit aurait chuté depuis des années déjà. « Même dans les unités de soins intensifs le ratio acceptable d’une infirmière par lit a chuté à une infirmière pour six lits, ceci dans beaucoup d’hôpitaux thaïlandais ». C’est que dans le cupide univers globalisé des faiseurs d’argent hospitalier, certain(e)s de manquent pas d’oxygène pour s’en mettre plein les fouilles. Voilà qui permettra aux admirables et dévouées infirmières occidentales, européennes en particulier mais pas seulement, de se sentir un peu moins seules, elles qui en ont aussi plus que ras-la-seringue des vampires qui prétendent les transfuser comme des « Dracula ». Toutes ces Nanas, comme leurs homologues masculins, ont archi-raison de ne pas se laisser noyer dans les fondues, les bouillabaisses ou les tom-yam à la Kung que certains fâcheux, qui vont mourir aussi mais en clinique à prix fort et après une coûteuse cure de cellules fraîches, prétendent leur imposer au nom des « marchés » des plus sombres profits. En plus, il convient de ne pas croire que toutes les infirmières de Siam ou de Navare parviennent à épouser leur toubib et ainsi à se la couler douce et distinguée en société ou en  4×4 de haut de gamme. C’est là pure légende. Jean-Louis Conne

 

La Gaule de Mauvaise Humeur

Les 20-21 novembre dernier, l’agence américaine « Moody’s » – qui peut se traduire en rigolant par « lunatique », de « mauvaise humeur » ou « d’humeur changeante » – s’en est prise à diverses institutions financières françaises en rétrogradant la France de « AAA » à « Aaa », puis en lui remontant les bretelles à « Aa1 ». Il fallait oser faire ce coup vache à une grande nation qui n’est pas un mouton. La plupart des Hexagonaux ricanent encore sous cape de ces « hahaha »  en dents de l’amère, mais pas tous. Hors donc, rapide chevauchée en apnée dans les eaux atlantiques pleines de bisons. En guise de hors d’œuvre, le célèbre journaliste américain Thomas Lauren Friedman, trois fois lauréat du Prix Pullitzer, rappelle dans une interview accordée à Jim Lehrer, publiée le 13 février 1996 déjà: “ Il existe selon moi deux super-puissances dans le monde d’aujourd’hui: Les Etats-Unis et “Moody’s”. Les Etats-Unis peuvent vous détruire en vous bombardant, “Moody’s” peut vous détruire en rétrogradant votre cotation. Et, croyez-moi, il n’est parfois pas simple de dire qui est le plus puissant des deux”. La molle banderille portée par “Moody’s” en rétrogradant la France montre qu’il n’y a pas qu’Albion qui peut se montrer perfide et semble donc moins rigolote qu’il n’y paraît de prime abord. Cette agence de cotation a été crée par John Moody (1868 – 1958), donné pour avoir de “brillants talents journalistiques”, qui fonda la “John Moody & Company” en 1900 et publia la même année un premier manuel de statistiques sur les actions et obligations, qui ne tarda pas à devenir un succès, avant de voir sa diffusion exploser “coast to coast” aux Etats-Unis de 1903. Il ne manque pas de sel marin de découvrir à faible profondeur que ce Protestant américain, dont les suiveurs viennent de dégrader la France donnée pour être la “Sœur Aînée de l’Église”, se convertit ensuite au Catholicisme et fut même ordonné Chevalier Commandeur de l’Ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem par le Pape Pie XI. Aujourd’hui, depuis mai 2008, “Moody’s” est une énorme entreprise, elle-même cotée en bourse, dont l’un des principaux actionnaires (13%) serait le fond d’investissements “Berkshire Hathaway Inc.”, lui-même propriété de M. Warren Buffet, l’un des trois hommes les plus riches au monde avec une fortune estimée en 2012 par “Forbes” à quelques 44 milliards de dollars. “Moody’s”, qui fut en quelque sorte l’inventeur de l’échelle de notation, emploie aujourd’hui environ 6’700 personnes dans 28 pays du globe et a réalisé en 2011 un revenu publié de 2,3 milliards de dollars. “On aura beau dire, ils sont tout de même sympas et ont le sens de l’humour globalisé, ces descendants Américains” comme le chuchotait peut-être déjà ce bon marquis de la Fayette à l’oreille de Washington. Mais il conviendra peut-être aussi qu’ils fassent gaffe à ne pas trop crisper leurs ancêtres les Gaulois, dès fois qu’ils auraient l’idée d’aller déferler à leur tour sur certaines grandes prairies engazonnées. De toutes façons, comme disait déjà l’épouse de César, il n’est jamais bon d’avoir la Gaule de mauvaise humeur. JLC.

 

Angela Motrice

Elle est, tous comptes bien fait, pas si mal que ça Madame Angela Dorothea Merkel, née le 18 juillet 1954 à Hambourg, même si on ne devrait pas le dire d’une Dame. Elle a même de la religion et de l’instruction, puisqu’elle est la fille d’un Pasteur qui a étudié la théologie dans la délicieuse ville allemande de Heidelberg, et de Herlind, une institutrice un brin contrariée jadis dans la défunte RDA. En plus, Madame Angela est une costaude archi-diplômée, au départ en « Physique statistique et chimique des processus de recherche sur isotopes et rayonnements ». Et elle rayonne très bien, mais pas comme à Fukushima. On a donc un peu la trouille, dans nos isotopes ordinaires, d’écrire sur cette Première Dame allemande, d’autant que le réputé magazine américain « Forbes » l’a mise plusieurs fois en tête de liste des « femmes les plus puissantes du monde ». Ce qui ne l’a pas empêchée de se prendre un peu les pieds, probablement pour raisons électorales internes, dans les tapis russes en poils de « Pussy Riot », lors de sa dernière rencontre avec M. Vladimir Vladimirovitch Poutine. On se souvient de ces gamines agitées qui n’avaient pas «fait une prière contre M. Poutine» dans une cathédrale de Moscou, comme roucoulent certains manipulateurs médiatiques mal informés, mais violé, masquées de leurs nullités, les recoins les plus sacrés de cet édifice. La Justice de l’imparfaite mais Immense et  aujourd’hui démocratique Russie en a libéré une et suggéré aux autres, plus agitées, d’aller prendre l’air et d’apprendre d’autres airs, pas trop longtemps d’ailleurs, du côté de la taïga. Ce qui sera certainement bon pour leurs bronches. Mais peu importe. Ce qui est important, c’est que Madame Angela et Monsieur Vladimir, se sont mis d’accord pour se mettre, ensembles, sur des rails hautement plus porteurs. Il faut dire que les chemins de fer russes ont déjà pris (ci-dessus, à dr.)  et sont en chemin de prendre encore plus, en collaboration avec l’industrie allemande, un splendide coup de jeune. Ça fonce à fond la caisse à l’est du monde, qui  commence en Europe et non pas qu’en Chine communiste. C’est tant mieux. Bientôt, il paraîtra peut-être même ringard de se rendre à Vladivostok en avion, allez savoir. En tous les cas c’est une excellente chose qui va « booster » les – pas la – routes de la soie. Comme on peut le voir, elle n’est pas si mal et même motrice, Mme Angela. Surtout depuis que certains Hexagonaux agités ont cessé de la gratter dans le dos. Et reste toujours le génial TGV, à ne pas oublier. Tout cela pourrait donner des idées aux copains d’Égypte où, très hélas en ce moment, il a encore beaucoup à faire en matière de chemins de fer.  Jean-Louis Conne

 

Conférence sur Presse

Ils en ont de la chance, ces Hexagonaux qui ont un Président qui se veut « Juste, Utile et Efficace » comme il l’a précisé lors de sa première conférence de presse, déjà qualifiée d’historique  par certains mondains qui n’en sont pas à un cocorico près. Quoi qu’il en soit, les observateurs s’accordent à dire que M. François Hollande a été très bien, très brillant, très détaillé sur les cavaliers des pour-cents. Pourtant la conférence, qui s’est tenue dans une distinguée ambiance rouge et or comme certains l’affectionnent aussi à Beijing, avait démarré sans amortisseur asiatique, prouvant que son chargé de discours ne manque pas d’humour induis: « La France a besoin de ressorts », mais « le redressement prendra du temps ». Certains disent que, du fond de la salle rouge et or, un reporter ibérique en T-shirt pas net, avec un crayon à l’ancienne sur l’oreille, se serait écrié « Olé », non sans poursuivre en vieux français : «A vous parler à la soldate et sans rien pimplocher, j’eusse fort désiré qu’il prendrait fantaisie à votre aîné François d’entrer en ce joli clos pour y faire ses premières armes. Mais votre aîné se hausse étrangement du col, tordant le nez sur nos gens et ne veut pour son coup d’essai que demoiselle noble, laquelle n’étant point le Roi de France, je ne peux lui bailler ». Mais M. le Président l’a cloué d’une banderille occulte en précisant que Mme la République « Saura se relever de l’essentiel ». Sans se désunir, ce qui sera dur, mais dont personne ne doute. Ceci dit, en environ 2 h. 30, la Nouvelle Russie n’a jamais évoquée ni ne s’est manifestée, mais la Chine à eu droit à sa bonne nouvelle, en final, grâce à une opportune question d’une journaliste télévisuelle Asiatique demandant à peu près cela, avec un accent tenant du Basque antique et du dialecte du Funiushan : «Glan fou condent, Fouh allez au chang sushi a du mong lama partir là-bas, ça va ? ». Ce que M. le Président, qui parle fort bien l’Anglais, a aussitôt traduit dans son esprit vif, autant que pragmatique, répondant qu’il envisage de répondre favorablement à l’invitation qui lui a été faite de se rendre en Chine, non sans avoir préalablement indiqué que les relations entre l’Europe et l’Asie, tout en étant cordiales, risquent de devenir un tout petit peu « plus exigeantes », ce qui semble finement vu. S’il le souhaite, M. le Président pourra même profiter de l’occasion pour se rendre en Chine par le train, via l’Allemagne, la Pologne, l’Ukraine, la Russie et d’autres territoires très intéressants aussi. Il pourrait même, si tel est son bon plaisir, faire une halte à Vitkinsk, à l’ouest de l’Oural. Il a y là un ou deux trucs de bien dans cette troisième ville de la république d’Ourdmourtie, forte d’une centaine de milliers d’habitants : Votkink a donné au Monde Petr Iliitch Chaikovskii (à dr.). C’est d’ailleurs à l’occasion d’un voyage en Suisse, aux portes de la France – mais pas pour certains curieux -  que Tchaïkovski composa, en 1878, son concerto pour violon en ré-majeur, joué pour la premier fois en 1881. Ce n’est pas mal non plus de poser un œil neuf sur l’Atlantique et, de là, vers l’Est du singulier pluriel Pacifique des mondes. A Votkinsk on trouve aussi l’usine « Votkinski Zavod » dans laquelle 13’000 employés peaufinent en high-tech, atlantiques et pacifiques – si on est sage – les missiles balistiques « Topol-M » et « Bulava », mais aussi du matériel de forage pas inintéressant du tout. Mais enfin, on « pimploche »: La première conférence de presse de M. le Président François Hollande a été une réussite, les questions lénifiantes des journalistes russes accrédités, peut-être légèrement moins. Mais ainsi va la vie dans les brocards rouges et or des villes qui ont de la  lumière. Pas comme à New-York et ses proches régions, en ce moment. Jean-Louis Conne

 

« Ennemis Stratégiques »

Wouaf, wouaf, comme on dit dans les porteuses Grandes Prairies.
Dans lesquelles il convient tout de même de se montrer mesuré.
Leurs Peuples ne sont pas fait d’esclaves et on peut s’y retrouver tranché en deux comme un cavalier des steppes de jadis, si on se la joue un peu trop fine ou très malhonnête.
C’est bien Ainsi, aux Portes de l’Europe jusqu’à l’Oural et même au bout des Mondes.

 

Cornemuse pour Diadophis

De nos jours il est possible d’attraper la malaria grâce aux teigneux moustiques embarqués, voir de se faire mordre par une mygale ou un reptile en plein vol. C’est encore assez rare, mais possible. Lors d’un contrôle aux rayons X à l’aéroport international de Buenos Aires, les autorités argentines ont déjà arrêté un ressortissant tchèque qui s’apprêtait à s’embarquer à bord d’un vol pour Prague, via l’Espagne. Dans ses sacs, les douaniers effarés ont découvert 250 serpents, lézards et autres mygales, dont 10 boas constricteurs, certaines espèces tombant sous le coup de la Convention Internationale sur le commerce des espèces protégées (CITES). Ce Tchèque s’est retrouvé sans provision et provisoirement en boîte à son tour, en attendant qu’il soit statué sur son sort. Il risque 10 ans de prison. Selon le juge Marcelo Aguinsky, « certains reptiles auraient pu s’échapper durant le vol et ainsi créer une menace pour les passagers et l’équipage « . Maintenant c’est chose faite, mais ailleurs. On vient en effet de retrouver ce qui semble être une couleuvre à collier américaine (à dr. en h.) à bord d’un avion arrivé sur l’aéroport écossais de Glasgow, en provenance de Cancun, au Mexique. Les valeureux du clan de la « Scottish Society for the Prevention of Cruelty to Animals » (SSPCA) ont été appelés à la rescousse et ont récupéré ce reptile de 46 cm de longueur, du clan « Diadophis ». Même réputé non venimeux, celui que les Écossais ont aussitôt baptisé « Furtivo » est comme tous les serpents : il aurait pu se casser une dent en mordant jusqu’au sang les mollets ou le nez d’un passager ou d’un membre de l’équipage. C’est aussi ça, la pleine mondialisation des avides. JLC

 

Boulettes sous les Jupettes

Ils sont sympas, mais un peu hâtifs, voir un brin brise-Amygdalota, ces rédacteurs Grecs acquittés qui associent les malversations fiscales de leurs concitoyen(e)s avec l’honorable drapeau suisse. En 2007, des informations ont été piquées à la banque britannique HSBC,  par son ex-employé Hervé Falciani, tout le monde le sait. Elles révèlent les noms de 1’991 Grecs qui auraient planqué ou fait transiter au total l’équivalent de 1,95 milliards de dollars US via des comptes de la filiale en Suisse de cette banque britannique, ce qui n’est pas la même chose. Parmi eux figureraient l’ancien Ministre George Voulgarakis et d’autres grosse huiles: Ministres, armateurs, hommes d’affaires, médecins, ingénieurs, artistes ou fonctionnaires. Les noms auraient été communiqués à Mme Christine Lagarde (à g.), mais le gouvernement Grec, gêné aux entournures, en aurait fait un genre de «secret d’état» et tenté d’occulter l’affaire. Raison pour laquelle, histoire d’agaçer, cette liste a été publiée le 27 octobre dernier par le journaliste d’investigation Costas Vaxevanis (à g. en h.), dans le magazine «Hot Doc», qui n’a rien à voir un Amygdalotá, genre de dessert à la Grecque (à dr.). Mais il convient d’être précis en ces matières complexes: HSBC, qui se traduit par « Hong Kong & Shanghai Bank »,  a été à l’origine fondée à Hong Kong, en Chine,  par des colons marchands d’opium. Son Q.G. a ensuite été relocalisé à Londres, juste avant que la colonie britannique revienne sous juridiction de la République populaire de Chine, comme territoire sous statut spécial. La « Hong Kong & Shanghai Bank » (HSBC), même si elle dispose d’une filiale à Genève, n’a donc pas grand chose d’une banque authentiquement suisse de tradition et lui associer l’image du drapeau helvétique est inopportun. C’est aussi peut-être ailleurs qu’il conviendrait de chercher, par exemple dans le port d’Athènes, vendu et aujourd’hui largement sous contrôle chinois, voir dans le sud du Maroc ou des magnats grecs, basés à New York, investissent des sommes importantes dans d’étonnantes choses du coté de Tan-Tan. Il paraôt même que la version imprimée de la « Pravda » – Vérité – de Moscou aurait été vendue à un financier Grec. Un comble. JLC.

 

Histoire Moderne à l’Ancienne

Ici on ne sait pas, mais il paraît que « Dany-le-Rouge », devenu en clair son Altitude européenne M. Daniel Cohn-Bendit qui, vert de rage, hurle des « oui » à ceux qui disent « non » depuis 1291, les traitant même de « demeurés ». Il est tout de même curieux, ce Choux de Bruxelles dans sa nouvelle sauce étoilée. Mais enfin, l’ethnologie à l’ancienne est toujours passionnante à Montauban comme sous les chauds pavés de Paris ou autres glacées verdures rougeâtres des temps passé, aujourd’hui devenues plutôt « libérales-libertaires » depuis les temps bucoliques et heureux d’Odenwald. Mais il ne conviendrait tout de même de ne pas trop pousser de clameurs dans les raisonnables fondues à l’ancienne. Ce ne serait pas bien, comme disait déjà jadis l’Honorable Allen Welsh Dulles, qui devait probablement aussi aimer l’Ecole d’Humanité, à Genève ou Hasliberg Goldern, en Chuiche (CH) si accueillante, mais si imparfaite comme les 38 autres nations réunies jadis à Evian. « With Love » pour les étoiles opportunes,  lucratives ou soporifiques mais pas trop « impérialistes » à l’Autrichienne, s’il-vous-plaît. Depuis des siècles et de solides coups de « Morgenstern » ou « Etoiles du Matin » assénés sur la tête des Habsbourg et autres Germains depuis 1291, les vieux Suisses connaissent leur Histoire à l’ancienne. Pas comme certains vinaigrés Choux de Bruxelles. Et cela se respecte, aussi. C’est tout et sans pavé. D’ailleurs, comme on disait en 1968 à Paris: « sous les pavés, il y a la plage ». Ce qui est bien pour M. « Dany-le-Rouge », plutôt coloré en blond-or aujourd’hui, c’est qu’à 68 ans il compte justement s’arrêter et aller à la plage. Vu qu’il est Président d’honneur à Francfort d’un club de football, qu’il a un révolutionnaire compte au chaud dans une banque de cette même cité laborieuse allemande, ce Germain Historique prévoit maintenant de se rendre au Brésil pour y faire du cinéma, ce qui ne devrait guère lui changer. C’est la Vie et tout le Monde lui souhaite une sportive, douce et paisible retraite au chaud, devant les nouvelles caméras du cinématographe.  Il est vrai que d’une certaine Europe sous pellicules, dont le copain Brésil n’est pas encore membre, aux films de Carnaval, il n’y a qu’un pas de foot, de danse ou juste un vert de rouge à l’Ancienne. Dans le fond, comme disent les squales de Francfort ou les choux de Bruxelles sur un air de samba, on l’aime bien ce Cohn-Bendit. Il rappelle « les bons temps qui roulent », comme disent les copines Cajuns américaines. JLC

 

Pause avec Sirkka Lampimäki

Tout simplement « cool »  comme disent les Suomi,
qui ne devraient pas: Ils contribuent à fabriquer des sous-marins dernier-cri
pour les copains de la Nouvelle Russie.
Mais peu importe, la Finlandaise Sirkka Lampimäki a une balistique très différente:
Une talentueuse trajectoire en soprano, à déguster jusqu’à la fin.