Posts Tagged ‘Aviation’

Bonheur Low-Cost

Sur le fond les Chinois, comme les Siamois ou autres asiatiques Ordinaires sont des gens tout à fait courtois et polis – bien que très racistes autant que xénophobes en douce et se détestant entre eux, mais pas seulement. Chut… A propos de chute il vient de se passer un drôle de truc qui aurait pu finir en Niagara à bord du vol numéroté 9101. Prévu pour relier l’aéroport de Bangkok à celui de Nanjing à 17 :55 LT, mais ayant décollé de la «Cité des Anges » à 22 :35 LT, ce vol bon marché avait à son bord 174 passagers et 6 membres d’équipage.  Une Chinoise qui en avait ras le bol et qui n’était pas satisfaite non plus  d’avoir été séparée –  mais ensuite réunie par courtoisies des passagers –  de  son compagnon de voyage– on peut la comprendre – s’est fâchée toute rouge avec un(e) steward (esse) et lui a jeté de l’eau bouillante sur la tronche.  Un truc à ne pas faire, en Asie comme ailleurs. Hors donc grosse colère à bord, le Valeureux Capitaine est intervenu en personne pour tenter de calmer le jeu,  mais les nombreux Chinois coincés dans leurs sièges ont pris fait et cause pour leur concitoyenne et l’avion a été finalement contraint, par sécurité, de revenir à Bangkok.  Il convient de savoir que les touristes « low-cost » chinois peuvent parfois se montrer détestables, ainsi que l’ont relevé – à juste titre – des Officiels chinois de haut rang,  faisant même les gros yeux à leur concitoyen(ne)s qui se comportent de « façon non civilisée » lors de leurs voyages « low-cost » à l’étranger.  « De l’eau, peut-être, mais bouillante alors non ! » a peut-être protesté le ou la membre d’équipage stressé(e) et peu payé(e). Hélas, les Chinois sont de loin pas les seuls dans ce cas.  Ainsi vont un peu partout les hauts bonheurs globalisés des vols en « low-cost ». jlc

 

Papi Volant sur l’Indonésie

Grosse angoisse dans le ciel indonésien le 10 avril dernier.  Deux F-16 placés sous le commandement du Maréchal de l’Air Sungkono, en charge du Secteur III de la défense aérienne indonésienne, patrouillaient tranquillement lorsque soudain l’écho d’un avion non-identifié est apparu sur leurs écrans radars. En ces temps un brin chahutés dans les airs de la région, le sang des deux valeureux pilotes indonésiens n’a fait qu’un tour et ils ont foncé en direction de l’intrus, qu’ils ont intercepté à 12 h. 44, (LT) et 80 miles nautiques à l’Ouest de Meulaboh, non loin d’Aceh. Il s’agissait tout simplement d’un « Papi Volant » de 65 ans, M. Heinz Peier, un Helvète en retraite, ancien pilote de DC-9 jadis,  venu de Wallisellen, père de deux filles et, dit-on, établit aujourd’hui a Daytona, en Floride. Aux commandes d’un petit monomoteur à deux places immatriculé N54JX semble-t-il enregistré auprès de la société « Admore Internationnal Inc» de Wilmington (DE),  il volait comme un grand entre Colombo et Singapour, avec quelques bidons d’essence et son vélo, mais sans permission ad-hoc ’autorisant à pénétrer dans l’espace aérien indonésien. Il a bien tenté d’expliquer aux chasseurs  qu’il ne s’était pas rendu compte d’avoir violé l’espace aérien indonésien Mais les vaillants – qui autrement sont des gaillards charmants – ne l’ont pas entendu de cette oreille et, suspectant une magouille, ont contraint  l’alpestre et sa drôle de machine à se poser  sur la piste de la base aérienne de Soewondo à Medan, au nord de l’île de Sumatra. Là, une troupe en armes et pas trop contente a encerclé le petit avion et conduit le Suisse sous bonne garde, quasi pontificale, devant les hauts gradés de la base. Le petit avion a été fouillé de fond en comble, mais rien suspect n’y a été découvert. Le vélo a bien intrigué certains mais le « Papi Volant » est non seulement un passionné d’aviation à l’ancienne, mais encore un grand adepte de la bicyclette.  Ainsi il compense un peu les rejets de son moteur « Lyoming » en pédalant ensuite plus bio.  Il aurait ainsi voyagé aux quatre coins du monde et ses amis disent volontiers de lui qu’il est un peu « aventurier » et pas toujours très respectueux des usages aériens. Ainsi, il y a déjà longtemps, survolant les Vosges avec deux dames ou demoiselles à bord, mais pris d’un urgent besoin naturel, il se serait posé à Strasbourg pour aller aux toilettes, sans prévenir personne, prétendant ensuite que sa radio ne fonctionnait pas. Mais lorsque les douaniers français, pas content du tout, avaient fouillé son avion ils auraient découverts des diamants sans papier d’accompagnement requis par l’UE, pour une valeur de 25’000.- US$, ce qui lui aurait valu une amende 38’000.- US$, avec recours  suite de frais et batailles juridiques qu’il aurait finalement perdue, du moins en partie. Cette fois, le « Papi Volant » risque encore une costaude amende pour avoir pénétré illégalement dans l’espace aérien indonésien. L’Indonésie est par ailleurs une nation passionnante où les touristes aériens sont courtoisement invités à se rendre. Si possible promptement et pas trop à l’ancienne. JLC

 

 

PLAAF dans la Taïga

«Ça y est, ça recommence comme en 1969 : des unités des forces aériennes de l’armée populaire de libération (PLAAF) de la Chine communiste ont envahi la démocratique Nouvelle Russie, la preuve ! » se seraient écriés certains âgés Cosaques de la Taïga en voyant passer des jets de combat chinois au-dessus de leurs têtes au début de ce mois d’Août 2013.  Ayant décollé d’Urumqi, capitale de la région autonome Uigur du Xinjiang, sous l’œil attendri  du Commandant Shi Xiangyua, à la tête du « Shenyan Military Air Command » (MAC), à ne confondre ni avec « Intosh », ni avec le « Strategic Air Command » américain (SAC),  cinq chasseurs-bombardiers « Xian-JH-7A », nom de code OTAN « Flounder » (sole), ont d’abord occupé l’aéroport le Toolmachevo, près de Novosibirsk, avant d’aller bouloter sur celui de Shagol, près de Chelyabinsk. Si tout cela est authentique, c’était courtois et pacifique, les avions chinois ayant même été guidés dans leur promenade par un « Iliouchine IL-76 » des forces aériennes russes, nom de code OTAN « candid », pouvant aussi jouer le rôle de ravitailleur en vol, selon la version. L’opération s’est inscrite dans le cadre d’un exercice conjoint et antiterroriste,  baptisé « Peace Mission 2013 ». Il faut dire que la région est sensible pour tout le monde et que, par ailleurs, la Nouvelle Russie fabrique d’excellents avions qu’elle aimerait bien offrir à la Chine, aussi. « Ouf », auraient dit certains radaristes un brin nerveux, d’autant que dans le cadre d’un exercice similaire,  le 26 juillet 2009, un «Xian-JH-7 » des « PLAAF » s’était crashé, ses deux vaillants pilotes perdant la  vie dans l’accident. Mais cela arrive dans toutes les forces aériennes, même les meilleures. Jean-Louis Conne

 

Printemps Indien

Après une longue et réputée minutieuse évaluation technique et commerciale ouverte qui aura duré cinq ans, la nouvelle est tombée mardi: «  l’Inde vient de choisir le « Rafale » français dans le cadre de son programme MMRCA (medium multi-role combat aircraft), portant sur environ 12 milliards de dollars pour la fourniture de 126 appareils aux Forces aériennes de l’Inde (IAF). Il devrait falloir encore quelques mois pour que le contrat soit finalisé entre le Ministère de la défense et le maître ’œuvre principal Dassault, puis approuvé par le Comité de la Sécurité. Les 18 premiers « rafales » devraient êtres livrés « prêts à voler » à partir du milieu de l’année 2015. Les 108 autres appareils devraient êtres ensuite finalisés en tout ou parties en Inde, sur une période de six ans, par accords de transferts de technologies (ToT) avec la société « Hindustan Aeronautics » (HAL). Hindustan Aeronautics est l’une des neuf grandes compagnies « Navratna » – talisman – du secteur public indien ouvert à la globalisation, la plus importante compagnie aéronautique d’Asie du sud et du sud-est, déjà partenaire depuis près de quarante ans de « Eurocopter” le fabriquant d’hélicoptères au top du groupe EADS, ainsi que d’autres, fournissant des pales d’hélicoptères, des portes d’Airbus et bien autres bidules high-tech relevant de l’avionique. HAL emploie actuellement 33’000 personnes dans ses 19 centres de productions ou de recherches & développements répartis à travers l’Inde et dont 46% des employés auraient plus de dix ans d’expériences dans l’industrie aéronautique. Par ailleurs la France a déjà emporté trois projets majeurs avec l’Inde en matière de défense, à savoir la construction de six sous-marins à propulsion classique de la classe « Scorpène », développé et fabriqué en France par le groupe DCNS en collaboration avec l’espagnol « Navantia », la modernisation de 51 « Mirage 2000 » et la fourniture de 490 systèmes de « missile d’interception, de combat et d’auto-défense » (MICA), un machin de nouvelle génération destinés aux « Rafales » et « Mirage 2000 », ce qui porterait la valeur de l’ensemble de ces accords à environ 20 milliards de dollars. Les perspectives futures s’annonceraient également prometteuses, dans la mesure ou l’Inde devrait probablement avoir besoin plus tard de quelques 63 avions de combat supplémentaires. Mais il convient peut-être de rester retenu sur le chant du Coq. C’est un pas splendide pour la grande industrie française – mais pas seulement. Reste juste à voir si cela en sera aussi un pour l’emploi français et européen. Les laborieux du Vieux Continent espèrent que oui, bien que l’ambition affichée de “ Hindustan Aeronautics » (HAL) soit, comme pour les autres sociétés Indiennes de type “talisman”, de devenir un “géant mondial dans sa spécialité”. Si jamais cela ne devait pas être le cas, les ingénieurs et autres employés hexagonaux, mais pas seulement, pourront toujours tenter de se recycler dans le textile ou l’aide humanitaire. Il paraît qu’il y a de la demande à Calcutta ou dans le Bihar. Mais enfin turban tout de même: Les Indiens ont bien le droit d’assurer la défense non-alignée de leur sous-Continent, d’autant qu’avec les voisins qu’ils ont, ils ont intérêt à bien aligner. Avec le très performant “Rafale” et les trucs qui vont avec, ils vont être gâtés. Et dire qu’il y en a encore à penser que toutes et tous se croisent les pouces à l’Élisée ou ailleurs… Il conviendra juste, peut-être et cas échéant, de faire gaffe à « Europol » devenue « métallique » sur les questions de corruptions, hélas encore très en vogue la galère en Inde, mais pas seulement. M’enfin les affaires d’États restent de Grandes affaires et il conviendrait donc de ne pas trop chipoter – comme pourrait le dire Gaston, mais aussi d’autres dans leurs nuages. Jean-Louis Conne

 

Ivresse des Voyages

Récemment un Boeing 737 de « British Arways », qui avait décollé de Londres-Gatwick à destination de Tunis, a été contraint d’atterrir d’urgence à Lyon, en France. Deux mémères britanniques de 43 et 50 ans, buvant de l’alcool fort au goulot, beuglaient, fumaient dans les WC, ne prêtaient aucune attention aux enfants et semaient une panique d’enfer dans la cabine. Comme si cela ne suffisait pas, ces deux femmes mûres, fine saoules, avaient menacé l’hôtesse qui était intervenue pour tenter de les remettre à l’ordre, lui disant qu’elles allaient «faire la peau à sa famille ». Plus encore, tout à leur délire éthylique, elles se proposaient de pénétrer dans le poste de pilotage en vue de s’en prendre cette fois au commandant de bord. Le Boeing s’est donc posé d’urgence, mais en souplesse, à Lyon. Les deux frénétiques on été conduites dans un centre de dégrisement, interrogées, puis renvoyées dare-dare en Grande Bretagne, avec suite de frais et dépends. Ce sont les »beach boys » tunisiens qui l’ont échappé belle… British Airways a d’ors et déjà signifié à ces deux mémères leur bannissement à vie de ses lignes. Même si cela reste encore assez rare, ce n’est pas la première fois que des femmes britanniques – ou autres qui ne savent pas se piloter- sèment la panique dans des avions vacanciers. Il n’y pas si longtemps un appareil qui ramenait des touristes britanniques de Kos, en Grèce, avait du se poser d’urgence à Francfort, en Allemagne. Deux mal-élevées donzelles du Royaume Uni, âgés de 26 et 27 ans, ivres et pas seulement de soleil ou ‘Apollons des plages, avaient menacé d’ouvrir une issue de secours en plein vol – ce qui n’est techniquement pas possible, heureusement. L’une d’elle avait alors agressé un membre de l’équipage de cabine à coups de bouteille, non pas d’ouzo anisé, mais de vodka. A Francfort les deux donzelles avaient été arrêtées par la police allemande, dégrisées, interrogée puis aussi réexpédiée promptement vers la Grande Bretagne. Pareils comportements de raves en plein vol, même si on appartient à la gent féminine, est punissable, peut coûter cher et même laisser au final dans le plus simple appareil. JLC

 

Cornemuse pour Diadophis

De nos jours il est possible d’attraper la malaria grâce aux teigneux moustiques embarqués, voir de se faire mordre par une mygale ou un reptile en plein vol. C’est encore assez rare, mais possible. Lors d’un contrôle aux rayons X à l’aéroport international de Buenos Aires, les autorités argentines ont déjà arrêté un ressortissant tchèque qui s’apprêtait à s’embarquer à bord d’un vol pour Prague, via l’Espagne. Dans ses sacs, les douaniers effarés ont découvert 250 serpents, lézards et autres mygales, dont 10 boas constricteurs, certaines espèces tombant sous le coup de la Convention Internationale sur le commerce des espèces protégées (CITES). Ce Tchèque s’est retrouvé sans provision et provisoirement en boîte à son tour, en attendant qu’il soit statué sur son sort. Il risque 10 ans de prison. Selon le juge Marcelo Aguinsky, « certains reptiles auraient pu s’échapper durant le vol et ainsi créer une menace pour les passagers et l’équipage « . Maintenant c’est chose faite, mais ailleurs. On vient en effet de retrouver ce qui semble être une couleuvre à collier américaine (à dr. en h.) à bord d’un avion arrivé sur l’aéroport écossais de Glasgow, en provenance de Cancun, au Mexique. Les valeureux du clan de la « Scottish Society for the Prevention of Cruelty to Animals » (SSPCA) ont été appelés à la rescousse et ont récupéré ce reptile de 46 cm de longueur, du clan « Diadophis ». Même réputé non venimeux, celui que les Écossais ont aussitôt baptisé « Furtivo » est comme tous les serpents : il aurait pu se casser une dent en mordant jusqu’au sang les mollets ou le nez d’un passager ou d’un membre de l’équipage. C’est aussi ça, la pleine mondialisation des avides. JLC

 

Soucis dans le Basmati

Il n’y pas que les laborieux Grecs ou Chinois à n’être pas contents du tout en ce moment des merveilles de la globalisation. Plus de 200 pilotes de « Air India », la compagnie nationale indienne, sont en grève depuis au moins trois semaines, ce qui aurait déjà fait perdre quelques 55 millions de dollars US à la compagnie dont la qualité du managment et la fréquence des grèves sont souvent critiquées. « Air India » a éjecté 101 pilotes, d’où une franche morosité transcendantale dans les altimètres. «Et encore, ces pertes de 55 millions US$ ne sont calculées que sur les annulations de billets, les emplois inutilisés et les coûts d’une partie de la flotte de Boeing 777 clouée au so», précisent des sources bien informées à New Delhi. A partir du premier juin prochain « Air India » devrait supprimer plusieurs de ses dessertes régulières, dont Hong Kong (Chine), Osaka (Japon), Séoul (Corée) et Toronto (Canada). Elle devrait aussi réduire sensiblement ses tarifs en augmentant, au profit des sardines voyageuses, le nombre des sièges « low cost » sur certaines de ses dessertes intérieures et internationales. Plutôt que de donner satisfaction à ses pilotes, elle envisagerait même de les « doubler » en louant au moins cinq avions, avec leurs pilotes et équipages, à d’autres compagnies aériennes, ceci pour tenter de maintenir ses opérations sur des destinations clefs du sud-est asiatique, d’Europe et des États-Unis. On imagine sans peine le bel effet que, cas échéant, pourront faire sur les passagers, Indiens ou pas, de charmantes hôtesses sud-africaines, russes, kirghizes, Ouïgour ou philippines servant, comme des vénus en saris,  du riz basmati – « Reine des Parfums – et des curry pimentés à en faire décoller de son siège M. Rohit Nandan (à dr. ci-dessus), le nouveau, si sympathique et plein d’idées Président-Directeur exécutif de « Air India ».

 

Recherche Pilotes Désespérément

sans-titre-14En ce moment quelques 237’000 pilotes et 300’000 techniciens sont employés dans l’aviation civile à travers le monde. Seulement voilà, une étude conduite par le constructeur américain « Boeing » vient de révéler que pas moins de 182’300 nouveaux pilotes et 247’400 nouveaux techniciens devront être trouvés seulement dans la zone Asie-Pacifique, entre aujourd’hui et 2030, ce qui pilote-2représentera 40% de la demande mondiale. A elle seule, la Chine communiste va avoir besoin de 72’700 pilotes et de 108’300 techniciens supplémentaires entre 2011 et 2030. Quant on sait, comme l’a publié “la Stampa” de Milan, que “ la Chine est bonne pour créer de nouveaux campus, mais lente à adapter les niveaux des études aux exigences modernes”, ou encore que « que si la Chine produit plus d’ingénieurs diplômés qu’aucun autre pays au monde, le nombre de ceux qui ont un niveau suffisant ne dépasse pas celui produit par la Grande Bretagne », certains on de quoi se faire du souci dans les airs ou au sol. D’autant que le niveau moyen des salaires d’un premier emploi en Chine est de l’ordre de 422 dollars, ce qui ne risque pas vraiment d’attirer des jeunes et bons pilotes ou techniciens étranwomens-auxiliary-air-force-plane-mechanic-checking-wiring-of-a-mosquito-enginegers vers l’Empire du Milieu et ses vols de riz. En plus, il n’y pas que la Chine en Asie. L’aviation civile du Sud-est asiatique va avoir besoin, elle aussi, de 47’100 pilotes et 60’600 technicien supplémentaires entre aujourd’hui et 2030. La concurrence risque donc d’être rude. Déjà, le manque de pilotes et de techniciens qualifiés pose de sérieux problèmes à l’aviation civile dans la zone Asie-Pacifique, en général, où elle connaît une croissance de 7% par année. Cette région devrait aussi absorber 11’450 avions dans les vingt ans à venir, à savoir le 34% du total mondial. Tout le problème est qu’il faudra les faire voler et les entretenir, si possible de façon sûre. Mais les jeunes sont moins attirés que jadis par le métier de pilote de ligne, qui s’est beaucoup automatisé et a singulièrement perdu de son romantisme attractif à la Lindbergh. Idem pour les hôtesses de l’air et autres techniciens, de plus en plus pressurés par les nécessités de la concurrence, des rendements et des profits. La production industrielle d’avions est une chose, le personnel utile à les faire voler en toute sécurité en est une autre. On commence peut-être sortir la tête des nuages et à se rendre compte que l‘Homme debout, assis ou couché – comme tous le seront un jour -  n’est pas une machine.

 

F-16 dans le Potage

images11ejectLes F16, qui sont d’excellents appareils, volent bas cette année entre les mains des pilotes des forces aériennes thaïlandaises. Il y a peu de temps l’un d’eux s’était crashé non loin de la frontière birmane. Aujourd’hui lundi 14 février 2011, deux autres F-16 des forces aériennes thaïlandaises viennent de se planter, on ne sait encore pourquoi, tomdans une forêt proche de la chute d’eau de Tat Ton, entre les villages de Lae Hu Kwmapang et Wan Phon, dans le district principal de la province de Chaiyaphum (carte). Par bonheur les deux pilotes thaïlandais, le Capitaine Sukchan et le Liieutenant Promdet, on pu s’éjecter à temps. L’enquête suit son cours mais, si elle continue à ensemencer ses F-16 à ce rythme, l’armée de l’air thaïlandaise va devoir songer à de nouvelles commandes. Ça fera toujours des commissions. Ça n’a sûrement rien à voir mais à propos, quand on y songe, le lieu de ces deux nouveaux crashs n’est qu’à un jet d’aile de la zone disputée de Prahe Vihear où de nouveaux combats viennent d’avoir lieu, entraînant des victimes dans les deux camps, thaïlandais et cambodgien.

 

Hercules sur les Routes de la Soie

220px-hercules_musei_capitolini_mc1265_n2china-silk-cloud-brocadeLe Lockheed Martin C-130 « Hercules » est un remarquable avion de transport militaire américain, quadrimoteurs, polyvalent, peu gourmant en état et longueur de pistes. C’est aussi le seul à être produit depuis 50 ans, sans interruption. Il se conjugue en plus de 40 versions en service dans 60 pays du monde, de la canonnière volante à  l’avion médical,  du ravitailleur en vol au patrouilleur maritime, du livreur de forces spéciales aux transporteur tactique, en passant par la lutte contre le feu en version dite « civile ».  Son dernier modèle, le C-130J « Super Hercules », est non seulement doté de quatre nouveaux turbopropulseurs high-tech, mais encore de toute une série de développement très sophistiqués. Il a déjà été commandé à 300 exemplaires par 15 pays, dont la Corée du sud. Quelques  206 appareils de ce tout dernier modèle ont déjà été livrés  d’ici décembre 2010.  En Asie, des C-130 « Hercules » sont en service depuis longtemps en Indonésie, au Japon, aux Philippines, à Singapore, en Corée du Sud et en Thaïlande. Mais pas en Chine communiste. L’aviation chinoise utilise donc, depuis longtemps aussi, un appareil russe de classe comparable, le Il-76. Mais voyant le succès remporté par le nouveau modèle de Lockeed Martin, la Chine rouge n’a pas tardé à annoncer que, « pour réduire sa dépendance à l’égard de la Russie », elle allait produire elle-même un avion du même genre que le « Hercules » américain. Malins, a3ces Chinois. En effet, un embargo sur l’exportation de matériel militaire en direction de la Chine communiste empêche les Etats-Unis de placer ses C-130 chez les Fils du Ciel. Mais devant le « péril jaune » de manquer un marché, les Etats-Unis étant de plus très endetté sur les bords à l’égard de l’Empire du Milieu, le Président Barrack Obama s’est dépêché d’écrire au Congrès américain pour lui demander de lever cet embargo, du moins sur des avions plutôt destinés à un usage « civil ». Le porte-parole du Ministère du Commerce chinois, M. Yao Jian a aussitôt « pris note» en se frottant les mains, déclarant : « La levée de cet embargo reflète un signe positif envoyé par les États-Unis pour favoriser ses exportations en Chine, et la Chine fait bon accueil à toutes les mesures qui favorisent la coopération économique bilatérale et amplifie le commerce bilatéral ». En d’autres termes : Par ici le bol de bonne grosse soupe high-tech des Fils de Zeus. Lorsque les ingénieurs chinois auront compris comment ça marche et de quelle façon ça se reproduit, des « Hercules » exportés pourraient alors avoir plus de peine à marcher dans les marchés. A moins qu’ils ne soient construits ou assemblés en Chine à moindres coûts, par des ouvriers chinois sous-payés, puis vendus au départ de la Chine. C’est ça aussi les Routes de la Soie, dont on peut faire des cordes.

 

Bonne nouvelle de Dernière minute

42745La compagnie aérienne thaïlandaise «Thai Airways International» (THAI), qui a sensiblement perdu de son panache au cours des années passées, vient de confirmer qu’elle a commandé 7 Airbus A330-300 dans le cadre de la modernisation de sa flotte. Voilà la bonne nouvelle. Reste à savoir si ces avions seront assemblés principalement par des ouvriers européens ou par des ouvriers chinois à bon marché. Le constructeur aéronautique européen Airbus a en effet déjà déplacé l’assemblage de certains de ses modèles en Chine, dans une nouvelle ligne d’assemblage à Tanjin, qui a coûté 600 millions de dollars US et dans laquelle Airbus a investi 306 millions de dollars US (51%). L’usine d’Airbus à e79769b68397dabeTianjin a livré en 2009  le premier A320 assemblé en Chine à la « Dragon Aviation Leasing », une coentreprise sino européenne dont « Calyon », une filiale du Crédit Agricole, détient le 25%. Cet appareil est exploité par la « Sichuan Airlines ». « Nous établirons un avenir fort pour l’industrie aéronautique chinoise et avec l’industrie aéronautique chinoise« , a déclaré à cette occasion le patron d’Airbus, l’Allemand Thomas Enders (à g.), ajoutant : « Nous travaillerons de plus en plus avec nos partenaires en Chine », ce qui – s’ils en ont eu connaissance – a certainement du faire un plaisir immense au ouvriers européens. THAI gère déjà actuellement 20 de ces excellents Airbus A330-300 sur ses destinations en zone Asie-Pacifique. L’accord récent a été signé lors du salon aérien de Farnorough (GB). Le prix catalogue de l’Airbus A330-300 serait de 212,4 millions de dollars. Mais le Président de la THAI, Piyasvasti Amranand a décrit le prix concédé par Airbus comme « très bon« . Que les ouvriers Américains se rassurent : dans le cadre du même projet de modernisation de sa flotte, la THAI devrait aussi acheter 8 long courriers B777-300ER à Boeing. C’est que, dès qu’il y a de la commission dans l’air, les Siamois de haut vol savent aussi se montrer bons pilotes.

 

Oiseau Ange

sans-titre-1Une grande société chinoise présidée par Shen Jianxin, la « Jiangsu Hengchuan Group Co., Ltd », vient de commercialiser un étonnant petit avion à portance dynamique (WIG), mi- avion, mi- bateau, baptisé « Oiseau Ange ». Ce genre d’hydravion de 12,6 m. de longueur et 3,5 m. de hauteur, pouvant emporter 12 passagers plus son équipage, est capable de décoller et de se poser aussi bien d’une autoroute que d’un plan d’eau, de voler aussi bien à une vitesse maximale de 180 km/heure à 50 centimètres au dessus de l’ea0023ae73cfef0d3ca730061u qu’à 3’000 mètres d’altitude. Beaucoup plus solide qu’un avion ordinaire, il peut même naviguer comme un bateau sans craindre des vagues de force 6. Cet « Oiseau Ange » a été développé conjointement par la « Jiangsu Hengchuan », le département d’aéronautique et d’astronautique de l’université de Nanjing, l’Institut de recherche et développement sur les fibres de verre de Nanjing et le « China Ship Scientific Research Center ». Cet avion novateur a immédiatement intéressé les organismes internationaux chargés de la sécurité en mer. Les gardes-côtes chinois et les services de la sécurité publique ont commandé des appareils. Dix-sept « Oiseau Ange » ont aussi été commandés par les Emirats Arabes Unis et devraient êtres livrés l’an prochain.

 

Des Antonov pour le Laos

L’Ukraine s’apprête à signer des contrats de plus de 50 millions de dollars avec le Laos pour la livraison de trois avions An-140, a indiqué le ministre de l’économie ukrainien Bohdan Danylyshyn. L’Antonov 140 est un monoplan à aile haute, pouvant emporter 52 passagers, en version standard. Il est capable d’utiliser des pistes courtes et sommairement aménagées. On précise que l’An-140 « peut aussi opérer sur la neige ou la glace ». Ce qui sera pas forcément très utile au pays du « Million d’Eléphants ».